jeudi 12 juillet 2012

Inquiétude & Certitudes - jeudi 12 juillet 2012


Jeudi 12 Juillet 2012 
Prier enfin…   [1]  Si l’on refuse de vous accueillir et d’écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette vile, en secouant la poussière de vos pieds. Jésus nous enseigne la liberté intérieure, dépositaires du trésor dont Il nous a gratifiés et qu’Il nous a chargés de transmettre et propager selon nos moyens et notre époque, Il nous dit que les demandeurs, ce ne sont pas nous… demandeurs d’accueil ou d’écoute… ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous : ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Mais suis-je porteur et propagateur de paix. Envers certaines et certains, sans doute pas, chers sœurs et frères, nos attentes coincidant si peu et ne se rencontrant presque plus jamais. Mon insistance ne fait pas paix. Le demandeur ne produit pas la paix, ni en société, ni en couple. Dieu demandeur… exemplairement son retour sur lui-même. Osée, bafoué et quitté par sa femme tant aimée et désirée, est au cœur de la psychologie divine, c’est extraordinaire à lire, surtout d’affilée. J’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Egypte, j’ai appelé mon fils. C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soitenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi, et le regret me consume. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer. Ainsi soit-il.  


François Mitterrand à l’Elysée me recevait pour la seconde fois en tant que président de la République, c’était le lendemain du premier tour – catastrophique – des municipales de 1983. M’ayant tâté sur un changement de Premier ministre, à quoi je répondis que la question était plutôt de savoir quelle politique il fallait faire : dilemme, l’Europe ou pas, donc la rigueur monétaire et budgétaire ou tout autre chose, il me dit, anticipant l’échec : je pourrai agir à la Lénine, soulever le personnel dans les entreprises, laisser une terre brûlée à la droite revenant au pouvoir. Je le peux, mais je ne le ferai pas. Il ne m’expliqua pas pourquoi. La France avait été seule pendant deux ans : les nationalisations, l’impôt sur la fortune, une politique de gauche, pas assez soutenue par des ratifications référendaires.

Ce qui est confirmé par PSA et aurait déjà été écrit et concocté depuis un an, signifie deux choses. L’échec personnel des dirigeants de la plupart de nos grandes entreprises quand il nous en reste : erreur de stratégie, méconnaissance des marchés, faible prise spirituelle sur la ressource humaine et la tradition, donc le ressort de ce qu’ils dirigent, généralement par cooptation avec comme expérience une autre cooptation. Deuxièmement, l’échec des politiques de soutien inconditionnel par l’Etat. Les subsides ne produisent rien : il faut un changement de structures, d’autres directions et encadrements des entreprises, le plus on s’approchera d’une mise au pouvoir du comité d’entreprise, le plus on sera dans la ligne gaullienne d’une participation des salariés à la gestion aux côtés des investisseurs. Il faut un autre statut pour opérer des transitions mentales : la nationalisation, jusqu’à ce que la crise se calme et que le protectionnisme européen s’instaure.

Je crains qu’on ne soit pas encore gagné à cela au gouvernement. Et il y a Sanofi, il y Air France, etc…75.000 emplois au moins selon la C.G.T.

Il apparaît enfin que nous avons été gouverné par un réseau de gangsters pendant cinq ans : financements occultes de la victoire originelle, concussion au plus haut niveau de l’Etat, affaires étouffées pour celles dont l’initulé au moins est connu. Il doit y en avoir d’autres. Dernier coup, les licenciements sociaux pas du totu anticipés, et joués par les sortants comme le moyen de saborder le navire s’il faut le quitter.



[1] - Osée XI 1 à 9 ; psaume LXXIX ; évangile selon saint Matthieu X 7 à 15

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