mardi 7 mai 2019

Inquiétude & Certitudes - mardi 7 mai 2019

antisémitisme : une ambiance propice ?

Publié le 7 Mai 2019

Crif/Actu - Tribune : "Heureux comme un antisémite en France"

L’essayiste d’extrême droite Alain Soral, condamné pour négationnisme, évite, pour l’heure, l’incarcération : plusieurs personnalités, dont les présidents de la LICRA et de SOS Racisme, dénoncent un « Munich judiciaire » après la décision du parquet de Paris.

En théorie, en France, le fait d’exprimer son racisme, son antisémitisme, son négationnisme est passible d’une peine de prison. C’est la loi, pétrie par la volonté générale, celle des générations de législateurs édifiés par les épreuves de l’Histoire et la nécessité, vitale, de protéger l’espèce humaine des crimes commis contre elle-même.
En pratique, les racistes, les antisémites, les négationnistes sont rarement renvoyés derrière les barreaux par la justice française. A telle enseigne que même Robert Faurisson, tortionnaire récidiviste de l’Histoire, antisémite et négationniste chimiquement pur, est mort sans avoir jamais connu un seul jour de prison, lui qui l’avait pourtant mérité mille fois à force de provoquer les consciences, les juges et les victimes.
Le 15 avril dernier, une juridiction française, la 13e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, a eu le courage de briser un tabou : condamner le premier antisémite de France, Alain Soral, à une peine d’un an d’emprisonnement ferme pour contestation de crime contre l’Humanité et, fait inédit dans l’histoire judiciaire française, elle a délivré un mandat d’arrêt à l’audience.
L’appel n’étant pas suspensif, il était acquis que Soral serait interpellé et écroué, conformément à la décision prononcée. Chacun pouvait alors espérer qu’une étape était franchie et que la République avait enfin atteint son seuil de tolérance contre les obsédés de la haine des Juifs.
C’était sans compter le parquet de Paris qui vient d’en décider autrement. Tout d’abord en faisant appel du mandat d’arrêt, estimant que la loi de 1881 sur la presse, en vertu de laquelle Soral a été condamné, ne relevait pas du droit commun, mais du « droit politique » et n’autorisait pas l’incarcération du comparant séance tenante. Ensuite, en violation du caractère non suspensif de cet appel, en refusant de faire interpeller Alain Soral, ne craignant ni la voie de fait, ni la honte de servir de supplétif aux avocats de la défense.
En ouvrant un tel débat, le Parquet tombe dans le piège des professionnels de la haine : faire accroire l’idée que le racisme et l’antisémitisme seraient des délits politiques et des délits d’opinion.
Ces deux décisions du Parquet doivent être désignées pour ce qu’elles sont : un Munich judiciaire à la faveur duquel, croyant protéger le droit, on finit par protéger les racistes et les antisémites de toute sanction effective et par organiser leur impunité.
Si la France s’est dotée d’un arsenal judiciaire contre le racisme et l’antisémitisme, ce n’est pas par hasard. Ce n’est pas une lubie ou un caprice exigé par telle ou telle communauté. Ce n’est pas un cadeau consenti à telle ou telle souffrance. C’est une nécessité vitale pour notre régime de libertés en raison du fait que ces fléaux ont défiguré l’Humanité et qu’ils tuent encore selon une mécanique immuable : l’ensauvagement des mots précède, toujours, l’ensauvagement des actes. Un raciste ou un antisémite qui appelle à la haine est une bombe à retardement et à fragmentation pour le corps social.
Toutes les marches blanches et toutes les déplorations du monde après chaque crime raciste ou antisémite demeureront vaines si la République est incapable de remettre la haine dans la cage dont elle n’aurait jamais dû sortir. Toutes les lois du pays demeureront décoratives si, alors que l’antisémitisme assassine de nouveau en plein Paris, le parquet de la République bataille pour faire relâcher les antisémites. 
Alain Soral doit bien rire de l’impuissance de la justice à le faire condamner. Lui qui vomit la République et ses principes, qui injurie les magistrats et les parties civiles, est en passe d’atteindre son objectif : déstabiliser la démocratie par ses appels à la haine et un prosélytisme numérique très lucratif, créer le doute parmi la magistrature et faire trembler la main des magistrats devant ses provocations réitérées.
Assurément, grâce à une justice devenue paralytique, Alain Soral doit se sentir heureux comme un antisémite en France.

Les signataires :

Mario Stasi, président de la LICRA ; Dominique Sopo, président de Sos Racisme ; Sacha Ghozlan, président de l’UEJF ; Pierre Mairat, coprésident du MRAP ; Marc Knobel, président de « J’accuse ! » ; Alain Jakubowicz, président d’honneur de la LICRA ; Michael Ghnassia, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation ; Patrick Klugman, avocat ; Stéphane Lilti, avocat ; Jean-Louis Lagarde, avocat ; Ilana Soskin, avocate ; Stéphane Nivet, délégué général de la LICRA.

Source : L'Obs

antisémitisme et négationnisme


Actualités
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Publié le 7 Mai 2019

Editorial de Francis Kalifat - Mandat d’arrêt contre Alain Soral : force doit rester à la Loi !

Dans cette éditorial, Francis Kalifat, Président du Crif, s'exprime sur la décision du parquet de Paris de s'opposer à l'incarcération d'Alain Soral. Une décision qu'il juge inacceptable.

La haine antisémite se répand. 2018 a été une année noire et 2019 s’annonce encore plus compliquée.
La haine antisémite frappe les esprits, les écoliers dans les cours de récréations, les fidèles au sortir des synagogues et les Français Juifs dans la rue et même chez eux. Elle tue aussi et à de multiples reprises: de Sébastien Sellam à Ilan Halimi, de Sarah Halimi à Mireille Knoll, en passant par les assassinats terroristes de l’école Ozar Hatorah de Toulouse et de l’Hypercacher.
La haine antisémite a ses porte-voix. On les trouve parmi des ratés qui ont échoué partout à se faire connaître et qui trouvent là un terreau accueillant, fertile et surtout rentable.
Dieudonné et Alain Soral sont les vedettes incontestables de ce sinistre marché de la haine.
Face à l’antisémitisme et donc face à ses glorioles autoproclamées, nous n’avons que deux recours : l’éducation et la loi. L’éducation pour prévenir. La loi pour punir.
Comment dès lors expliquer l’inexplicable? Le parquet de Paris désavoue et s’oppose au tribunal de Paris qui aurait condamné trop durement Alain Soral.
La 13ème chambre correctionnelle a rendu une décision remarquable et remarquée dans la lutte contre l’antisémitisme. Elle a condamné il y a quelques semaines, Alain Soral pour contestation de crime contre l’humanité à une peine d'un an de prison ferme.
Pour ne pas que cette décision reste sans effet, le Tribunal avait avec responsabilité décidé de l’assortir d’un mandat d’arrêt rendant ainsi inopérant le caractère suspensif en cas d’appel de la décision prononcée. Et pour l’écrire plus clairement encore : la juridiction avait décidé, dans sa grande sagesse, au vu de la gravité des propos du multi récidiviste Alain Soral, de leur diffusion, de son attitude  et de ses condamnations passées, qu'il devrait aller en prison peu importe qu’il interjette appel ou pas.
En l’espèce, la peine prononcée s’avère non seulement légitime, mais encore, au vu du contexte de l’antisémitisme et du comportement multirécidiviste d’Alain Soral, particulièrement nécessaire. Elle ne s’éloigne ni des canons ni des principes de la justice pénale; elle en est l’illustration.
En effet, les précédentes condamnations n’avaient jamais dissuadé l’intéressé de réitérer et d’aggraver ses propos à l’encontre des juifs; ni la situation de l’antisémitisme d’empirer de manière substantielle et concomitante. 
Ce qui est inexplicable, ce n’est donc pas la peine prononcée mais la volonté affichée du Procureur de la République (qui représente l’accusation et la société dans son ensemble) de ne pas l’appliquer !
En effet, sitôt la décision connue, le parquet a annoncé faire appel sur la question du mandat d’arrêt! Du jamais vu. Pis encore, il a décidé de refuser d’exécuter le mandat d’arrêt intervenu en ne mandant pas la force publique pour aller chercher Alain Soral et l’incarcérer.
Fort de ce traitement de faveur et bien que condamné à une peine d’un an de prison ferme, Alain Soral a pu se produire à Mulhouse et continuer de déverser sa haine des Juifs et son venin sur Internet en tout impunité.
Comment comprendre que le procureur de Paris faisant fi de l’égalité de tous devant la loi, réserve à Alain Soral un traitement qui n’est réservé à aucun délinquant de France ?
Comment comprendre que ceux avec qui nous travaillons pour réprimer l’antisémitisme prennent une position paradoxale et incompréhensible pour le rendre moins grave qu’une autre délinquance, en dépit des lois d’aggravation, des circulaires ministérielles qui ont édicté exactement l’inverse ?
Comment comprendre que l’on réserve à l’un des chantres du complotisme et de l’antisémitisme français, un favoritisme dérogatoire et inexplicable, sans menacer en même temps d’effondrement tout l’édifice judiciaire et plus particulièrement la répression des propos et contenus haineux ?
Contre l’antisémitisme, nous n’avions donc que l’éducation et la loi. Comment continuer à le combattre efficacement quand les gardiens de la Loi sont ceux qui la rendent inopérante, comme en l’espèce contre Alain Soral ?
Il y a bien longtemps que les agissements négationnistes et antisémites de Soral ne font plus rire que ses fidèles. Mais depuis ce vaudeville judiciaire, lui peut continuer à se rire de nous, de la loi et des juges ! De qui se moque-t-on ?
Francis Kalifat, Président du Crif



vendredi 3 mai 2019

Inquiétude & Certitudes - vendredi 3 mai 2019

compte-rendu du "grand débat national"


Le Monde.fr – mardi 9 avril 2019

« Grand débat » : Edouard Philippe promet des décisions « puissantes et concrètes »

Le premier ministre, qui a présenté mardi un bilan du grand débat devant les députés, a annoncé que le chef de l’Etat compte ouvrir de « grands chantiers ». 

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 18h00, mis à jour à 18h55
 Le premier ministre, Edouard Philippe, le 9 avril à l’Assemblée nationale. THOMAS SAMSON / AFP
Après trois mois de grand débat, place à la restitution et aux annonces. Après un premier discours lundi, le premier ministre, Edouard Philippe, était devant les députés mardi 9 avril. Le chef du gouvernement a notamment affirmé que le président de la République, Emmanuel Macron, va prendre des décisions immédiates qui seront « puissantes et concrètes » et compte ouvrir de « grands chantiers ».
Lire l’éditorial du « Monde » : Grand débat : la quadrature du quinquennat
S’il n’a pas précisé quels étaient ces « grands chantiers », M. Philippe a fait savoir qu’ils concerneront « les sujets qui devront faire l’objet d’une concertation ». « En ce qui me concerne, j’en retiens une [conclusion] principale : c’est un puissant besoin de transformation », a poursuivi Edouard Philippe devant les députés. « Ce n’est pas le statu quo dont la France a besoin, mais de transformations », a-t-il insisté en concluant son intervention.
Les concertations qui devraient suivre les annonces d’Emmanuel Macron se feront « avec les élus locaux quand il s’agit de l’avenir de nos territoires, avec les organisations syndicales et patronales quand il s’agit de faire vivre la démocratie sociale, et avec les associations dont le grand débat a rappelé le rôle essentiel dans notre vie citoyenne ».
Lors de son intervention au Grand Palais lundi, le premier ministre avait évoqué quatre grands axes de réformes, à commencer par une baisse plus rapide des impôts pour répondre à « une immense exaspération fiscale ». S’il n’a pas davantage précisé mardi quels impôts, et selon quelles modalités, le ministre de l’économie Bruno Le Maire plaide, lui, pour que baisse « en priorité » l’impôt sur le revenu.

« Remettre des fonctionnaires sur le terrain »

Après cinq mois de crise des « gilets jaunes », le premier ministre a également annoncé mardi l’intention de « remettre du service public, et donc de remettre des fonctionnaires sur le terrain ». Décrivant « l’isolement et l’abandon » de certains territoires, le chef du gouvernement a assigné l’objectif de « réconcilier les métropoles avec leur territoire proche ».
Faisant le bilan de cette consultation qui a duré trois mois, M. Philippe a estimé que le grand débat a montré qu’un « mur de défiance » sépare les Français et les représentants : élus, fonctionnaires, syndicalistes, journalistes... Si les pratiques de la vie politique se sont « considérablement assainies », cette défiance a prospéré sur des « échecs collectifs » comme le « chômage de masse » et « le blocage de l’ascenseur social » mais aussi des « maladresses et des malentendus. Et j’en prends toute ma part ».
Après le discours du premier ministre, tous les chefs de file des différents groupes parlementaires ont eu l’occasion de lui répondre dans l’hémicycle. Dans un discours très offensif, Christian Jacob (Les Républicains) s’en est notamment pris à M. Macron en demandant « une nouvelle élection » :
« En vérité, le contrat qui le lie aux Français, celui de son élection, est déchiré. Ce n’est plus réellement d’un débat dont le pays aurait besoin, mais d’une nouvelle élection. Pourquoi une élection? Simplement parce qu’en démocratie, l’élection est le seul juge de paix pour s’assurer de la légitimité d’un gouvernement. »
M. Jacob s’était auparavant livré à un réquisitoire contre les premières années du quinquennat du président de la République, résultat, selon lui, « d’une double effraction : son élection et celle de sa majorité ».
« Celui qui aspirait à transformer le pays, a réussi l’impensable : mettre le pays dans un état pré-insurrectionnel », a déploré le député, estimant que le président avait « perdu la confiance, et plus grave encore, le respect des Français ».
« On nous a survendu un “nouveau monde” qui est en fait pire que l’ancien car il est blessant, hautain et condescendant », a-t-il fustigé, considérant que le pouvoir payait aujourd’hui « sa verticalité sans aucune fondation solide », et « sa volonté d’exclure tous les corps intermédiaires et les élus ».
Notre sélection d’articles sur le bilan et la restitution du grand débat national
·      Fiscalité, dépenses publiques, transition écologique…, quels sont les premiers enseignements à tirer de cette consultation inédite ?
·      Après plus de 10 000 réunions publiques qui se sont déroulées du 15 janvier au 15 mars, retrouvez le bilan du grand débat en six questions.
·      En livrant les premiers enseignements du grand débat, lundi 8 avril, le premier ministre, Edouard Philippe, a promis de baisser « plus vite » les impôts.
·      La synthèse présentée par le gouvernement ne sera pas la seule analyse du grand débat. Des chercheurs, ingénieurs et citoyens ont développé en parallèle d’autres modes de débat et outils de restitution.
·      Pour Loïc Blondiaux, professeur de science politique à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, « le grand débat a démontré qu’ouvrir le champ de la participation ne mène pas forcément au chaos ».

appel aux dirigeants européens

recours gracieux pour la publication d'un compte-rendu du "grand débat national"



Objet : publication du dépouillement – analyse et synthèse – du grand débat national






le Président de la République, vous-même et votre gouvernement avez invité les Français à un « grand débat national », à tenir du 29 Janvier au 18 Mars dernier, et à pratiquer à volonté en réunions et aussi en répondant à quatre questionnaires postés sur un site ad hoc. « Tout est sur la table » et « aucun tabou » a-t-il été répété, mais un encadrement par les questionnaires thématiques et les réponses libres ne pouvant se faire que par courrier postal.
Des « garants » ont été établis et il était indiqué que le dépouillement opéré, les contributions des Français seraient analysées par des réunions de quelques-uns, tirés au sort ? au niveau de chaque région.
Vérifications faites autant qu’il m’a été possible, aucun compte-rendu exhaustif n’a été produit par le gouvernement, le site officiel du « grand débat national » ne le contient pas et ne renvoie à aucun autre site. Par google, la recension est possible de vos propres interventions au Grand Palais puis à l’Assemblée nationale, mais celles-ci ne peuvent constituer un compte-rendu formel donné par ces « garants » ou tout autre cercle publiquement mandaté. Le site ad hoc du « grand débat national »est de confection privée quoique vous ayez, dans votre gouvernement, un secrétaire d’État au numérique, et le dépouillement des contributions a été confié à deux sociétés également privées. Rien n’est dit pour les courriers postaux.
Le 15 Avril, le Président de la République devait annoncer le parti à tirer par votre gouvernement des réponses des Français, à cette consultation et selon une forme de démocratie directe sans précédent. Ces annonces, fondées sur les réponses et contributions des Français, ont finalement été données en conférence de presse le 25 Avril, mais ce fondement – les contributions, plus d’un million – n’est toujours pas connu textuellement, ou au moins en très large synthèse.
Par la présente et selon les délais du contentieux administratif, je vous demande cette publication, ou à défaut l’indication des délais dans lesquels vous allez y procéder.
Bien entendu, ma requête et ce recours gracieux tombent si vous m’indiquez où prendre connaissance de cette publication au cas où vous y auriez déjà fait procéder.













à Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier Ministre,
Hôtel de Matignon . 57 rue de Varenne . 75007 Paris

compte-rendu du "grand débat national" ?

https://lci.fr/resultats-du-grand-debat-national-impots-fiscalite-ecologie-vote-blanc

consulté le matin du jeudi 2 mai 2019 . 09 heures 45

Restitution du Grand débat national : ce qu'il faut retenir du verdict des Français


COMPTE-RENDU - Le chef du gouvernement Edouard Philippe a mené lundi la restitution du Grand débat national, qui a suscité près de 2 millions de contributions depuis le 15 janvier. Fiscalité, écologie, démocratie... Voici ce qui ressort, selon les organisateurs, de cette consultation. Des propositions qui apparaissent souvent contradictoires.
08 avr. 2019 14:24 - Vincent Michelon
Edouard Philippe à l'heure du bilan. Le Premier ministre a présenté lundi les grandes conclusions du Grand débat national, lancé par Emmanuel Macron le 15 janvier, qui a rassemblé plus de 1.9 million de contributions. Lors de cette matinée de restitution au Grand Palais, à Paris, l'institut OpinionWay et le consortium Berger-Cognito-Bluenove, mandatés par le gouvernement, ont rapporté une première synthèse des propositions. Voici ce qu'il ressort de ces documents qui font apparaître, au-delà des diagnostics partagés, de nombreuses contradictions dans les solutions à apporter.
Une demande de justice fiscale
Avec près de 187.000 contributions, la fiscalité et les dépenses publiques figurent parmi les principales revendications portées dans le cadre de la consultation. Le tiers de ces contributeurs soutiennent l'idée qu'il faut élargir l'assiette fiscale, en faisant en sorte que "tout le monde paie l'impôt". Cela dit, seuls 1% d'entre eux préconisent de soumettre les plus faibles revenus à un impôt symbolique, une proposition pourtant revenue à plusieurs reprises durant les débats.



Parmi les principales solutions envisagées, mais loin d'être unanimes : la suppression des niches fiscales (11.8%), le rétablissement de l'ISF (10.3%), l'augmentation du nombre de tranches d'imposition (4.8%) et la hausse de la contribution des hauts revenus (3.8%). Le quart des contributeurs suggère une baisse de la fiscalité. Les impôts à réduire en priorité seraient la TVA (28.2%), l'impôt sur le revenu (18.8%), les impôts locaux (11.6%) et les contributions sociales (7.7%). Pour rendre l'impôt "plus juste", 12% se tournent vers la fiscalité des entreprises (dont 3% sont favorable à la "taxe Gafa" et 6% réclament "plus d'équité" entre les PME et les grandes entreprises) ; 11.3% préconisent de lutter davantage contre les fraudes.

Voir aussi

EN DIRECT - Grand débat national : "Il faut baisser plus vite les impôts", conclut Edouard Philippe
A l'arrivée, selon les chiffres communiqués lundi, 75% des contributeurs sont favorables à une baisse de la dépense publique. Parmi les pistes d'économies envisagées : la réduction des dépenses de l'Etat (56%), les dépenses sociales (16%) et les dépenses des collectivités (18%).



Cela dit, quand ils évoquent la dépense publique dans le détail, ils pensent surtout à une réduction du train de vie de l'Etat et des élus, et beaucoup moins à une réduction des dépenses sociales. Au contraire, les participants veulent renforcer la protection sociale dans les domaines de la santé (27.8%), de l'aide aux personnes âgées (16.9%) ou encore du handicap (8.6%) ou de la lutte contre la pauvreté (8.1%).

Voir aussi

Grand débat national - Ce que les Français veulent : les dix propositions phares
L'écologie, oui, mais sans la taxe carbone
Autre grand thème mobilisateur, la lutte contre le dérèglement climatique, 62% des contributeurs se sentant directement impactés par ce risque et 86% estimant pouvoir lutter individuellement pour la protection de l'environnement. Parmi les solutions préconisées apparaissent, en tête, l'évolution des modes de transports (et notamment le développement des transports publics), le changement de modèle agricole (et la réduction de l'utilisation des pesticides) et l'amélioration de la gestion des déchets.



Là encore, les résultats font apparaître des contradictions criantes. Ainsi, 55% des contributeurs estiment que la taxe sur les carburants (point de départ de la mobilisation des Gilets jaunes) ne permet pas de modifier le comportement des utilisateurs. Pour lutter contre la pollution de l'air, le principe de l'écotaxe (1% y sont favorables) comme de la taxe carbone (2.3%) sont globalement rejetés. Dans le même temps, 59% des répondants estiment que la transition écologique doit être financée par le budget général de l'Etat et par la fiscalité écologique.
La décentralisation ne fait pas l'unanimité
S'agissant de l'Etat et des services publics, le principal enseignement de la consultation est que la décentralisation réclamée par les élus locaux - et soutenue par Emmanuel Macron - ne fait pas l'unanimité. Ainsi, 35% des répondants se disent favorables à de nouveaux transferts de compétences aux collectivités locales, contre 35% qui y sont défavorables, et 30% qui n'ont pas d'opinion sur le sujet. En revanche, 86% des contributeurs jugent qu'il y a trop d'échelons administratifs en France.



S'agissant des services publics, il ressort de la consultation que 52% des répondants estiment avoir accès aux services publics dont ils ont besoin. Parmi les services publics à renforcer en priorité dans les territoires, ils citent en premier lieu la santé et les transport.
Le vote blanc et le référendum, oui, pas le "RIC"
Sur le thème de la démocratie, les contributeurs valident largement plusieurs évolutions constitutionnelles actées ou en projet (non-cumul des mandats, réduction du nombre de parlementaires) ; 42% d'entre eux soutiennent l'introduction de la proportionnelle, notamment aux élections législatives ; 57% préconisent le vote obligatoire, et 69% défendent la reconnaissance du vote blanc.



S'ils sont 80% à soutenir le recours aux référendums, notamment au niveau local, les contributeurs préfèrent nettement le renforcement de l'actuel "référendum d'initiative partagée" (42%) à l'instauration du "référendum d'initiative citoyenne" défendu par le mouvement des Gilets jaunes (5.8%).
Vincent Michelon
Mis à jour : 08/04/2019Créé : 08/04/2019

compte-rendu du "grand débat national" ?


question  – google consulté jeudi 2 mai 2019 . compte-rendu du grand débat national ?




Environ 20 800 000 résultats (0,35 secondes) 
Grand Débat National. Une réunion publique de participation au Grand Débat National a été organisée le samedi 2 février. Pour découvrir le compte-rendu ...
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Proposition - Kit grand débat national - Commission nationale du ...


Un compte-rendu de la réunion lisible, fidèle et exploitable respectant les principes du débat .... Envoi du compte rendu à l'équipe du Grand Débat National. 4.

« Grand débat national » : comptes-rendus à transmettre avant le 18 ...


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26 févr. 2019 - Si vous avez organisé une réunion d'échange dans le cadre du « Grand débat national », son compte-rendu doit parvenir avant le 18 mars à ...

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Comptes rendus du grand débat national à Caen | Caen.fr


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Grand Débat national : les compte-rendus | Mont-Saint-Aignan


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Grand débat : non, toutes les contributions n'auront pas été traitées ...


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12 avr. 2019 - ... "contributions libres" (courriers et emails, cahiers citoyens et comptes-rendus de réunions locales) du grand débat publié sur le site dédié.



compte-rendu du "grand débat national" ?

https://www.gouvernement.fr/le-grand-debat-national
consulté à nouveau le matin du jeudi 2 mai 2019 – 07 heures

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Le grand
débat national

À l’initiative du Président de la République, le Gouvernement engage un grand débat national sur quatre thèmes qui couvrent des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.
Depuis quelques semaines, les maires ont ouvert leurs mairies pour que les citoyens puissent commencer à exprimer leurs attentes. Notre pays va désormais entrer dans une phase plus ample et lancer sur l’ensemble du territoire, des débats locaux, afin qu’un grand dialogue national s’engage entre tous et que chaque citoyen puisse y contribuer.
de décembre 2018 à avril 2019

Des débats
partout en France

Chacun peut organiser un débat que ce soit à l’échelle du quartier, du village ou de la région. Afin de recueillir au mieux la parole citoyenne sur le terrain, la mission du grand débat national propose des kits d’organisation et des présentations des thématiques pour la tenue des débats et des stands. En parallèle, tous les citoyens pourront contribuer en ligne, sur une plateforme numérique dédiée qui permettra de déposer des contributions. Enfin, des conférences de citoyens tirés au sort seront mises en place dans chaque région pour échanger sur les analyses et propositions issues des différents débats.

Pour quoi faire ?

Il s’agit d’envisager des solutions pour l’avenir du pays sur des problématiques majeures. Le Gouvernement propose quatre thèmes de débats :
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4

La transition écologique


La fiscalité et
les dépenses publiques


La démocratie et
la citoyenneté








L’organisation de l’Etat
et des services publics

Les étapes

Toutes les contributions seront remontées pour permettre une analyse approfondie à la fois quantitative et qualitative et ainsi nourrir une restitution placée sous le contrôle et la responsabilité de garants.
Elles permettront de forger un nouveau pacte économique, social et environnemental et de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement dans les prochains mois.
Pour découvrir le détail des événements, cliquez sur les points.
  1. Décembre 2018

        Lancement du grand débat national

  2. Du 15 janvier au 15 mars 2019

        Déroulement des débats

Comment
participer ?

Dès le 15 janvier, la plateforme numérique du grand débat national permettra à tous les citoyens, élus, organisations à but lucratif ou non lucratif souhaitant organiser des réunions locales de s’enregistrer et de recevoir le kit d’accompagnement des réunions et toutes les informations nécessaires pour la bonne tenue des débats.

Accéder au site Granddebat.fr

Pour toutes vos questions
sur le Grand Débat


pour la France métropolitaine et 01 82 71 03 39 pour l’Outre-Mer.



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jeudi 2 mai 2019

Inquiétude & Certitudes - jeudi 2 mai 2019

la relation transatlantique : pleine activation par les États-Unis de la loi Helms-Burton (LIBERTAD) de 1996



2/5/2019 | COMMUNIQUÉ DE PRESSE



Déclaration de la haute représentante au nom de l'UE sur la pleine activation de la loi Helms-Burton (LIBERTAD) par les États-Unis




L'Union européenne regrette profondément la pleine activation par les États-Unis de la loi Helms-Burton (LIBERTAD) de 1996. La décision d'activer le titre III et d'ouvrir la voie à des mesures en vertu du titre IV constitue une violation des engagements pris dans les accords entre l'UE et les États-Unis de 1997 et 1998, qui ont été respectés par les deux parties sans interruption depuis lors. Cette décision provoquera des frictions inutiles et sape la confiance à l'égard du partenariat transatlantique ainsi que la prévisibilité de celui-ci.
L'UE considère que l'application extraterritoriale de mesures restrictives unilatérales est contraire au droit international et elle s'appuiera sur toutes les mesures appropriées pour réagir aux effets de la loi Helms-Burton, y compris en ce qui concerne ses droits dans le cadre de l'OMC et par le recours à la loi de blocage de l'UE. L'UE continuera de travailler avec ses partenaires internationaux qui ont également fait part de leurs préoccupations à cet égard.
*
*                   *


wikipédia à jour au 17 avril 2019

Loi Helms-Burton


Cet article concernant le droit doit être recyclé (novembre 2014).
Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Améliorez-le, discutez des points à améliorer ou précisez les sections à recycler en utilisant {{section à recycler}}.
La loi Helms-Burton (officiellement, Cuban Liberty and Democratic Solidarity (Libertad) Act of 1996, aussi appelée Helms-Burton Act) est une loi fédérale américaine renforçant l'embargo contre Cuba. Les instigateurs de cette loi sont deux parlementaires républicains, le sénateur Jesse Helms et le représentant Dan Burton.


L'objectif


L'objectif de cette loi est la chute de Fidel Castro et l'établissement d'un gouvernement favorable aux États-Unis.
La section 205 de la loi (Requirement and factors for determining a transaction government) détermine précisément ce qu'est un gouvernement démocratique : par exemple, ce ne peut être qu’un gouvernement qui ne comprend ni Fidel Castro ni Raúl Castro (son frère).

Les interdictions

La loi Helms-Burton prohibe à n’importe quelle personne ou entreprise dans le monde de «trafiquer» avec des biens américains qui ont été nationalisés par Fidel Castro dans les années 1959 - 1961.

La définition des activités interdites donné par la section 4 de la loi (annexe 2)

1.    Vendre, transférer, distribuer, repartir, faire des opérations financières, gérer, disposer de toute autre manière de biens confisqués, acheter, prendre à bail (leases), recevoir, posséder, obtenir le contrôle, gérer, utiliser ou de toute autre façon acquérir ou détenir un intérêt dans les biens confisqués.
2.    Exercer une activité commerciale utilisant ou bénéficiant de toute autre manière de biens confisqués.
3.    Provoquer, diriger, participer à, ou bénéficier d’un trafic (tel que décrit dans les clauses (1) et (2)) effectué par une autre personne ou s’engager dans un trafic (tel que décrit dans les clauses(1) et (2)) à travers une autre personne, sans l’accord d’aucun ressortissant américain qui possède une revendication sur ces biens (who holds aclaim to the property).

Les sanctions

1.    En vertu de titre III aux ressortissants américains actuels (aussi les immigrés cubains naturalisés) dont les biens ont été nationalisés dans les années 59-61 de poursuivre devant les tribunaux américains, dans le monde se livrant à un trafic sur ces biens.
2.    En vertu de titre IV, toutes les personnes et y compris les directeurs et actionnaires de sociétés ainsi leurs femmes et leurs enfants mineurs se livrant à un tel trafic pourront se voir refuser l’entrée aux États-Unis.

Voir aussi




·      Loi d'Amato-Kennedy
·      1996 aux États-Unis
·      Embargo
La dernière modification de cette page a été faite le 17 avril 2019 à 19:10.