vendredi 30 septembre 2022

Poutine appelle l'Ukraine à cesser toute hostilité puisque les régions séparatistes sont désormais russes '' pour toujours ''

 

europe1.fr - après-midi du vendredi 30 septembre 2022



Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir du discours de Poutine au Kremlin

Vladimir Poutine a officialisé l'annexion de quatre régions ukrainiennes dans un discours prononcé au Kremlin.

Vladimir Poutine a officialisé l'annexion de quatre régions ukrainiennes dans un discours prononcé au Kremlin. © Mikhail METZEL / SPUTNIK / AFP

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Europe 1 avec AFP 15h01, le 30 septembre 2022, modifié à 16h35, le 30 septembre 2022

"Nous signons aujourd'hui un accord sur l'intégration" des quatre régions ukrainiennes à la Russie, a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans un discours prononcé quelques jours après les référendums d'annexion. Le maître du Kremlin a demandé à l'Ukraine de cesser les hostilités, et a accusé les Occidentaux d'être à l'origine des explosions sur les gazoducs Nord Stream.

Le président russe Vladimir Poutine a prononcé vendredi son discours devant l'élite politique du pays au Kremlin consacré à l'annexion de quatre régions d'Ukraine, à la suite de "référendums" largement dénoncés par Kiev et ses alliés occidentaux. "Nous signons aujourd'hui un accord sur l'intégration" de ces régions à la Russie, a déclaré Vladimir Poutine devant le gouvernement, les députés et sénateurs, et d'autres représentants de l'Etat russe.

Après avoir terminé son discours, le président Vladimir Poutine a signé l'annexion de quatre régions d'Ukraine à la Russie lors d'une cérémonie au Kremlin, en présence des quatre dirigeants prorusses de ces territoires contrôlés en totalité ou en partie par Moscou. Ces derniers ont signé tour à tour les documents d'annexion avant de se prendre par les mains et de scander "Russie !" à l'unisson avec la salle.

 

Les dirigeants de l'UE rejettent l'annexion

Les dirigeants des pays de l'Union européenne "rejettent" et "condamnent" "l'annexion illégale" par la Russie de quatre régions ukrainiennes, ont indiqué vendredi les 27 dans une déclaration, accusant Moscou de mettre "la sécurité mondiale en danger".

"Nous ne reconnaissons pas et ne reconnaîtrons jamais les +référendums+ illégaux que la Russie a organisés comme prétexte pour cette nouvelle violation de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, ni leurs résultats falsifiés et illégaux. Nous ne reconnaîtrons jamais cette annexion illégale", affirme la déclaration publiée peu avant la signature des actes d'annexion par le président russe Vladimir Poutine.

L'Ukraine doit cesser "immédiatement les hostilités"

Au cours de sa prise de parole, Vladimir Poutine a appelé l'Ukraine à "cesser immédiatement les hostilités" et à négocier. Le maître du Kremlin a affirmé que les habitants des régions du sud et l'est de l'Ukraine annexées par la Russie seront "nos citoyens pour toujours". "Les gens ont voté pour notre avenir commun", a-t-il ajouté.


 

 

 

 

 

 

 

la déshumanisation des services publics en tête des saisines de la Défenseure des droits

Le 30/09/2022 à 10:44, via resistons_ensemble a écrit :


Île-de-France : la déshumanisation des services publics en tête des saisines de la Défenseure des droits

En un an, les saisines des délégués franciliens de cette autorité administrative indépendante ont augmenté de 22,77%, tout particulièrement les demandes de réclamations. Celles-ci concernent en très large majorité des dysfonctionnements des services publics tels que les caisses de retraite, la CAF, la CPAM ou encore les services étrangers des préfectures.

https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/ile-de-france-la-deshumanisation-des-services-publics-en-tete-des-saisines-de-la-defenseure-des-droits-29-09-2022-MCQZKPCFURBR3EI3ZUZ4MVJA4M.php



Pour saisir la Défenseure des droits dans son département : www.defenseurdesdroits.fr/fr/saisir ou au 09.69.39.00.00


Parmi les réclamations dont sont saisis les délégués de la Défenseure des droits, un nombre important porte sur des difficultés de prises de rendez-vous pour obtenir un récépissé avant que sa carte de séjour n'arrive à expiration .

Par Anne Collin 
Le 29 septembre 2022 à 18h41

Les délégués de la Défenseure des droits sont de plus en plus sollicités en Île-de-France. Les 104 représentants locaux de cette autorité administrative indépendante ont ainsi vu leurs saisines augmenter de 22,77 % entre 2020 et 2021, contre 18,6 % au niveau national. Une tendance qui touche tous les départements franciliens. Dans les Hauts-de-Seine, elles bondissent même de 49 %, 44 % dans le Val-de-Marne. Seuls les Yvelines et le Val-d’Oise connaissent une situation relativement stable. Si les demandes d’information sont toujours nombreuses, ce sont les dépôts de réclamation qui occupent principalement les délégués, tous bénévoles.

Ils en ont enregistré pas moins de 13 428 en 2021, soit + 41,5 % en un an. Et ces réclamations ont trait, dans la quasi-totalité des cas, à des dysfonctionnements des services publics, l’un des cinq champs de compétences de la Défenseure — actuellement Claire Hédon — et de ses délégués. Les saisines concernant leurs autres prérogatives (droits de l’enfant, lutte contre les discriminations, respect du code de déontologie des professionnels de la sécurité et protection des lanceurs d’alerte) restant toutes en dessous de 5 %.

« On n’engage pas de poursuite. L’idée est d’arriver par une médiation à un règlement amiable. Dans le cas des services publics, nous sommes de plus en plus repérés comme un acteur facilitateur et les gens hésitent de moins en moins à nous saisir », estime Sophie Pisk, cheffe de pôle régional de la Défenseure des droits pour Paris, l’Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise qui recherchent d’ailleurs actuellement de nouveaux délégués.

Première difficulté rencontrée : joindre le bon interlocuteur

En cas d’échec en local, les dossiers les plus complexes peuvent être remontés aux juristes du siège. Mais cela reste rare, des solutions étant le plus souvent trouvées par l’entremise du défenseur avec l’administration mise en cause, qui est souvent la même : les organismes de protection et de sécurité sociale (Caisses de retraite, complémentaires, CAF ou encore CPAM) et les services étrangers des préfectures. Seule exception, Paris, où le droit routier arrive en deuxième position des réclamations

Sur quoi portent-elles ? « Absence de réponse des administrations, difficulté à joindre un agent responsable de son dossier, impossibilité de prendre un rendez-vous ou encore d’accéder à des formulaires uniquement en ligne, énumère Sophie Pisk. Il peut y avoir aussi des problèmes d’interprétation des situations sur lesquelles on invite alors l’administration à se repêcher. »

« Il doit y avoir des alternatives à la saisine des administrations via le numérique »

Une situation en partie due aux effets de la dématérialisation opérée « à marche forcée ». « Régulièrement, nous répétons qu’il doit y avoir des alternatives à la saisine des administrations via le numérique car il y a des gens, âgés ou précaires, qui n’ont pas accès à Internet ou ne savent pas s’en servir », rappelle la cheffe de pôle.

Des difficultés dont a bien conscience la CPAM 95, saisie déjà 28 fois cette année. « Désormais, on peut à peu près tout faire sur son compte en ligne Ameli. Ce sont donc bien les moins à l’aise avec le numérique que l’on reçoit en général dans nos accueils et nous veillons à les accompagner. Mais malgré tout, oui la dématérialisation reste une difficulté pour certains », constate Stéphane Heliere, le chef de cabinet du directeur.

 

mercredi 28 septembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les institutions assurées de durer, telles qu'elles ont été pratiquées par le général de Gaulle, après le départ de celui-ci - discours du

 

 

le général de Gaulle présente

 

mardi 27 septembre 2022

 

 

 

 

 

 

Piotr Stolypine . 2 Avril 1862 + 18 Septembre 1911 . la seule tentative démocratie, jamais vécue en Russie ? wikipédia 22 Septembre 2022


Piotr Stolypine


Piotr Stolypine.

Fonctions

Premier ministre de Russie

8 juillet 1906 (21 juillet 1906 dans le calendrier grégorien) – 5 septembre 1911 (18 septembre 1911 dans le calendrier grégorien)

Monarque

Nicolas II de Russie

Prédécesseur

Ivan Goremykine

Successeur

Vladimir N. Kokovtsov

Biographie

Date de naissance

2 avril 1862 (14 avril 1862 dans le calendrier grégorien)

Lieu de naissance

Dresde

Date de décès

5 septembre 1911 (18 septembre 1911 dans le calendrier grégorien)

Lieu de décès

Kiev

Nature du décès

assassiné par arme à feu

Nationalité

Empire russe

Père

Arkady Dmitrievich Stolypine (1821–99)

Mère

Natalia Mikhaïlovna Gortchakova

Conjoint

Olga Borissovna Neidhardt (1859-1944)

Diplômé de

Université d'État de Saint-Pétersbourg

Profession

conseiller d’État

Religion

orthodoxie


Chefs du gouvernement russe

modifier 

Piotr Arkadievitch Stolypine (en russe : Пётр Арка́дьевич Столы́пин), né à Dresde le 2 avril 1862 (14 avril 1862 dans le calendrier grégorien), mort à Kiev le 5 septembre 1911 (18 septembre 1911 dans le calendrier grégorien), est un homme politique russe.

Il a été le Premier ministre de l'empereur Nicolas II de Russie du 8 juillet 1906 (21 juillet 1906 dans le calendrier grégorien) au 5 septembre 1911 (18 septembre 1911 dans le calendrier grégorien). Son action a consisté essentiellement à lutter contre les groupes révolutionnaires et mettre en place une réforme agraire. Il meurt assassiné par un révolutionnaire russe alors même que sa carrière politique est en déclin.

Stolypine espérait à travers ses réformes améliorer la condition paysanne notamment en créant une classe de petits propriétaires favorables à l'économie de marché. En calmant l'agitation des paysans, il souhaitait par ailleurs affermir la stabilité du régime. Il est généralement considéré comme un des derniers grands hommes d'État de l'Empire russe, avec un programme clairement défini et la détermination d'entreprendre des réformes importantes1.

​Origine et famille

D'une famille noble provinciale qui possédait des biens dans le gouvernement de Grodno (aujourd’hui en Biélorussie), apparentée au général Souvorov, Stolypine se rattachait également, par son père, au poète Mikhaïl Lermontov, dont la grand-mère qui l'éleva était née Stolypine. La famille possédait le château de Serednikovo près de Moscou. À sa naissance, le 14 avril 1862 à Dresde, son père représentait la Russie auprès du grand-duc de Bade. Il reçut une bonne éducation, étudia l'agronomie à l’université impériale de Saint-Pétersbourg sous la direction de Mendeleïev2 puis entra au service de l’État, ce qui était une tradition familiale. En 1884, il épousa Olga Borissovna Neidhardt, ancienne fiancée de son frère aîné Mikhaïl, mort après un duel, et qui, sur son lit de mort, lui avait recommandé de s’occuper d’elle. Ils devaient avoir cinq filles et un fils.

​Parcours politique

​Débuts

En 1902, il fut nommé gouverneur de la province de Grodno puis en 1903 de Saratov et la manière énergique dont il parvint à maintenir l’ordre au cours de la Révolution de 1905, attirèrent sur lui l’attention de l'empereur. Stolypine est le premier gouverneur à utiliser des méthodes policières modernes contre ceux qui pourraient être suspectés d'implication dans les troubles. Il fut d'abord nommé ministre de l'Intérieur en mai 1906 par le Premier ministre3 Ivan Goremykine. Peu après, Nicolas II le choisit pour remplacer Goremykine.

​Premier ministre

​Période de troubles

Attentat contre Stolypine, en août 1906.

Lors de sa nomination à la tête du gouvernement en 1906, la Russie était en proie à des troubles révolutionnaires et le mécontentement était grand dans la population. Des organisations socialistes (sociales-démocrates ou bolchéviques) et anarchistes (parfois nihilistes) menaient des campagnes contre l'autocratie et bénéficiaient d'un large soutien ; partout en Russie, les fonctionnaires de la police et les bureaucrates étaient assassinés. En août 1906, des terroristes déguisés en gendarmes lancent des porte-documents remplis d'explosifs dans sa datcha, située sur l'île d'Aptékarsky, à Saint-Pétersbourg ; l'explosion fit vingt-sept morts et de nombreux blessés, parmi lesquels le jeune fils de Stolypine et une de ses filles4. Pour répondre à ces attaques, Stolypine constitua un système de tribunaux militaires qui permettait l'arrestation et le procès expéditif des civils dont la culpabilité relative à la commission de crimes particulièrement graves était manifeste4. Si l'accusé était condamné à mort, la sentence était exécutée dans les vingt-quatre heures sans possibilité d'appel5. Plus de 3 000 suspects furent ainsi condamnés et exécutés de 1906 à 1909 sous le système de Stolypine. On parla parfois de « terreur stolypienne »4 et le gibet reçut même le surnom de « cravate de Stolypine »6.

​Mesures libérales

En octobre 1906, Stolypine proposa à l'empereur des mesures d'un libéralisme prudent pour lever certaines restrictions qui pesaient sur les juifs7,8 ; il y travailla pendant deux mois avec ses ministres avant de proposer les mesures au début de décembre. Le 10 décembre, Nicolas II lui répondit qu'il rejetait ses propositions en disant : « Jusqu'ici, ma conscience ne m'a jamais trompé. C'est pourquoi, encore une fois, j'ai l'intention de suivre ce qu'elle m'ordonne. » En insistant, Stolypine finit par arracher un consentement ; l'affaire fut renvoyée à la Douma, mais aucune des trois Doumas ne trouva le temps de l'examiner, et l'empereur se garda bien de les y obliger.

​Confrontation avec la Douma

La Révolution de 1905 avait contraint Nicolas II à concéder, du bout des lèvres, la création d’un parlement, la Douma d'État de l'Empire russe. La première Douma (dite « Douma de la vindicte populaire9 ») loin de se montrer un docile instrument du pouvoir, ne manifestait aucune bonne volonté pour collaborer avec le gouvernement.

Stolypine fit dissoudre cette première Douma dès le 9 juillet 1906 (22 juillet 1906 dans le calendrier grégorien). Pour étouffer la contestation, il chercha à éliminer certaines causes du mécontentement de la paysannerie. C'est ainsi qu'il présenta ses propres réformes foncières. La plus importante de ces réformes permettait, par décret du 22 novembre 1906 aux paysans de quitter le mir, système traditionnel et archaïque de distribution locale des terres qui décourageait d'apporter des améliorations aux terres, l'auteur de l'amélioration n'étant pas assuré d'en bénéficier. En quittant le mir, le paysan pouvait devenir propriétaire, ce qui dans l'idée de Stolypine, le rendrait prospère et donc loyal. Plusieurs millions de paysans partirent ainsi coloniser la Sibérie. L'écrivain Alexandre Soljenitsyne remarque que le système de la commune était soutenu simultanément par de nombreuses forces, traditionnelle, romantique et slavophile de la noblesse et des religieux réactionnaires aussi bien que des gauchistes, associant commune et socialisme, accroissant la difficulté de la tâche4. Les réformes de Stolypine améliorent la représentativité des gouvernements locaux, suppriment les interdictions pour les paysans de participer aux procédures judiciaires normales10. Mais le succès de ces réformes fut mitigé10.

Piotr Stolypine, en 1910.

Stolypine essaya également d'améliorer la vie des ouvriers des villes et il s'efforça d'accroître le pouvoir des gouverneurs.

Les opinions sur l'œuvre de Stolypine sont divisées. Dans l'atmosphère de désordre qui régnait après la Révolution de 1905, il dut mater la révolte violente et l'anarchie. Sa réforme agraire contenait cependant beaucoup de promesses. Le mot de Stolypine que c'était un « pari sur la force » a été souvent dénaturé et de façon injuste. Stolypine et ses collaborateurs (au premier rang desquels il faudrait mentionner son ministre de l'agriculture Alexandre Krivocheïne (en) et l'agronome danois Andreï Andreïevitch Køfød (en)) essayèrent de donner au plus possible de paysans une chance de sortir de la pauvreté, en promouvant le remembrement, en offrant un système bancaire aux paysans, en encourageant l'émigration des régions occidentales surpeuplées vers les terres vierges du Kazakhstan et de la Sibérie du Sud.

Son but était de créer une classe de paysans riches modérés (les Koulaks), qui seraient des partisans de l'ordre dans la société. Comme la deuxième Douma ne se montrait pas mieux disposée que la première, Stolypine la fit dissoudre et, en juin 1907, il changea le mode d’élection pour essayer de rendre la Douma mieux disposée à accepter la législation proposée par le gouvernement.

Après la dissolution de la deuxième Douma en juin 1907, il modifia illégalement le système de vote pour favoriser la noblesse et les riches, en réduisant l'importance des classes inférieures. Selon Soljenitsyne, Stolypine prenait ainsi acte du manque d’éducation politique des paysans et ouvriers, qu'il estimait manipulés, et souhaitait donner plus de poids aux autres catégories4. Une telle réforme influença les élections à la troisième Douma dont les membres, plus conservateurs, étaient plus disposés à coopérer avec le gouvernement. S'étant aliéné aussi bien la gauche que l'extrême droite, Stolypine parvient à gouverner avec le parti de droite modéré des octobristes jusqu'à ce qu'il obtienne de l'empereur qu'il suspende les chambres le temps d'ordonner l'extension des zemstvos aux régions polonaises de l'empire. La droite modérée dénonce alors ses violations répétées du système constitutionnel10.

Au printemps 1911, Stolypine présenta un projet de loi dont le rejet entraîna sa démission. Il proposait d'étendre le système des zemstvos aux provinces du Sud-Ouest de la Russie. Il fut tout de suite critiqué et ne prévoyait que l'obtention d'une majorité étroite, mais les ennemis de ses partisans finirent par l'emporter. Après quoi il démissionna comme Premier ministre de la troisième Douma.

Lénine craignait que Stolypine pût réussir à aider la Russie à éviter une révolution violente. Beaucoup d'hommes politiques allemands redoutaient qu'une transformation économique réussie de la Russie sapât en une génération l'hégémonie allemande en Europe. Certains historiens[Qui ?] pensent que les dirigeants allemands en 1914 ont voulu provoquer une guerre contre la Russie tsariste, pour la vaincre avant qu'elle devînt trop puissante[réf. nécessaire]. Cependant, Nicolas II n'apportait pas à Stolypine un soutien sans réserve. En fait, sa position à la Cour était déjà sérieusement ébranlée lorsqu'il fut victime d'un attentat mortel. Selon l'historien Richard Pipes, « Au moment de son assassinat, il était déjà politiquement fini. Comme le dit Gouchkov, Stolypine était mort politiquement bien avant de mourir physiquement11. »

Les réformes de Stolypine ne survécurent pas au tourbillon de la Première Guerre mondiale, de la Révolution russe et de la Guerre civile russe.

​Assassinat

Article détaillé : Assassinat de Stolypine.

Tombe de Stolypine au monastère des Grottes à Kiev.

Le 1er septembre 1911 (14 septembre 1911 dans le calendrier grégorien), Stolypine, qui se déplaçait sans garde du corps, essuya deux coups de feu tirés par Dmitri Bogrov, un SR et indicateur de la police secrète Okhrana alors qu'il assistait à une représentation du Conte du tsar Saltan à l'opéra de Kiev en présence de l'empereur12 et de deux grandes-duchesses13. Il mourut quatre jours plus tard. Il est inhumé dans la laure des Grottes de Kiev.

Bogrov put se servir de ses contacts policiers pour entrer dans l'opéra et approcher Stolypine. L'hypothèse d'une manigance de l'Okhrana fut donc envisagée. Par ailleurs, Bogrov était juif alors que le régime tsariste affichait un antisémitisme sans complexe, ce qui a pu jouer dans les motivations de l'assassin bien que Stolypine lui-même ne fût pas antisémite4. Il est pendu dix jours après l'assassinat.

​Postérité

Son nom est donné à l'université agricole nationale d'Omsk.

Il reste associé à des objets de la vie quotidienne dans la langue russe de la période soviétique. L’écrivain Varlam Chalamov, dans ses Récits de la Kolyma, mentionne ainsi trois objets issus de ses réformes sur la sécurité intérieure, l'agriculture et les transports : « Il y avait eu

  • la « cravate Stolypine » : la potence ;

  • la « ferme Stolypine » : la réforme agraire de Stolypine entrée dans l'histoire ;

  • mais tout le monde parle des wagons « stolypines », avec la conviction qu'il s'agit d'un wagon grillagé pour détenus, d'un wagon spécial pour le transfert des prisonniers. En réalité, les derniers « stolypines », fabriqués en 1905, le gouvernement les a usés pendant la guerre civile. Il n'y en a plus depuis longtemps. Maintenant, on donne le nom de Stolypine à n'importe quel wagon muni de grilles14. »

En face du Café Semadeni Kiev, il y eut entre 1913 et mars 1917 un monument à la mémoire de Piotr Stolypine. Une hypothèse est que « le café Semadeni était situé à proximité de la bourse de Kiev et jouissait du statut de "bourse informelle" où de nombreux commerçants juifs avaient l'habitude de se réunir. Pour les nationalistes russes, qui luttaient pour que le commerce russe fasse contrepoids au capital commercial juif, ce choix signifiait une présence symbolique du nationalisme russe dans le commerce et les échanges »15 En 1917, le monument fut démantelé, « la statue de Stolypine étant "pendue" sur un échafaudage spécialement construit : il s'agissait d'une vengeance symbolique pour la persécution et l'exécution des révolutionnaires en 1906-1907 »15.

Le monument en mémoire de Piotr Stolypine en face du Café Semadeni, à gauche

Destruction du monument en 1917

​Notes et références

  • D'après Abraham Ascher, P. A. Stolypin : The Search for Stability in Late Imperial Russia, Stanford University Press, 2001, 436 p., « 1. The Early Years », p. 16.

  • Il s'agit plus exactement du poste de « président du Conseil des Ministres ».

  • Daniel J. Mahoney, Alexandre Soljénitsyne. En finir avec l'idéologie, titre original : Solzhenitsyn. Ascent from ideology, Fayard/Commentaire, 2008. Chapitre 4, Vrai et faux libéralisme : Stolypine et ses ennemis dans Août quatorze, p. 123-173

  • Michel Heller, Histoire de la Russie et de son empire, Paris, 1997, Plon, p. 896.

  • Britannica, 15e édition, tome 11, p. 282, entrée Stolypin

  • Récits de la Kolyma, Verdier, p.1183, extrait de 1967.

  1. Center for Urban History of East Central Europe (en), The monument to Stolypin in Kyiv in front of the Semadeni café [archive]

​Bibliographie

Blason des Stolypine avec la devise en latin En Dieu mon espérance

​Liens externes

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  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes

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  • Ressource relative au spectacle





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les gazoducs Nord Stream

 

Dart - mission impossible ? accomplie cette nuit par la NASA

 

 

lundi 26 septembre 2022

Chine, Ukraine, euthanasie, voyages... Ce que le pape François a dit dans l’avion au retour du Kazakhstan - par Loup Besmond de Senneville (à bord de l’avion papal), le 15/9/2022 à 09h00

 

26/09/2022 18:54 Chine, Ukraine, euthanasie, voyages... Ce que le pape François a dit dans l’avion au retour du Kazakhstan
https://www.la-croix.com/print/article/1201233478 1/3


Dans l’avion qui le ramenait du Kazakhstan à Rome, le pape François a admis, jeudi 15 septembre, que la

distribution d’armes en Ukraine pouvait être
« morale », à certaines conditions.
Après trois jours d’un voyage
« dense » au Kazakhstan, le pape François a répondu aux journalistes, au
cours d’une conférence de presse de 45 minutes, dans l’avion qui le ramenait jeudi 15 septembre de

Noursoultan à Rome.

► Ukraine. Dialoguer avec la Russie ? « Cela sent mauvais, mais on doit le faire »

Il faut continuer à dialoguer
« avec tous ». Envers et contre tout, a affirmé, en substance, le pape. « Je crois
qu’il est toujours difficile de comprendre le dialogue avec les États qui ont provoqué la guerre »,
a-t-il admis.
Avant, toutefois, de défendre cette option.

« Je n’exclu
s pas le dialogue avec un pays en guerre, quel qu’il soit, même s’il est l’agresseur », a insisté
François, sans citer la Russie.
« Le dialogue se fait comme cela. Mais on doit le faire. Cela sent mauvais, mais
on doit le faire. »
 
Le pape aux évêques du Kazakhstan : « Ne soyez pas chargés de faire respecter des normes »
Également interrogé sur la possibilité pour un pays de se défendre, le pape a admis que la distribution

d’armes à l’Ukraine pouvait
« être morale », à condition de respecter certains critères. « Se défendre est non
seulement licite, mais c’est aussi une expression d’amour de la patrie. Si on ne se défend pas, on n’aime pas. Si

l’on aime, on se défend »,
a poursuivi le pape.
Pour François, le jugement moral à porter sur la distribution d’armes dépend donc des
« motivations » de
celle-ci. Un jugement qui avait déjà été porté par Mgr Paul R. Gallagher, le « ministre des affaires

étrangères » du pape, ou par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, mais jamais aussi clairement par

François.

La petite minorité catholique d’Asie centrale est venue rencontrer le pape

Mais
« cela peut être immoral si cela est fait avec l’intention de provoquer plus de guerres, de vendre plus
d’armes, ou de se débarrasser des armes qui ne servent plus »
, a précisé l’auteur de l’encyclique Fratelli tutti.
Qui a par ailleurs renouvelé sa ferme condamnation de la fabrication d’armes.
« Un commerce assassin », a-t-
il dit.

► L’euthanasie ? « Tuer, ce n’est pas humain »

Interrogé sur l’euthanasie, alors que les débats sur la fin de vie s’intensifient en France, François a rappelé

en peu de mots la position classique de l’Église catholique sur le sujet.
« Tuer, ce n’est pas humain. Point, a-t-
il répondu.
Si tu tues avec des motivations, tu finiras par tuer de nouveau. Ce n’est pas humain. Tuer, laissons
cela aux bêtes. »

Euthanasie, suicide assisté, fin de vie : ce que dit l’Église catholique

► Comprendre la Chine, « cela prend des siècles, c’est un peuple d’une patience infinie »

Alors que
le Vatican et Pékin négocient actuellement activement le renouvellement de l’accord sur la
nomination des évêques en Chine, qui doit arriver à échéance en octobre, le pape a défendu
« la voie du
dialogue »
entrepris avec la Chine.
Au Kazakhstan, le pape François met en garde contre « l’effet domino » des conflits

« Cela prend des siècles de comprendre »
la Chine, a-t-il jugé. « Il existe une commission bilatérale vaticano-
chinoise, qui avance bien, lentement,
a ajouté le pape. Parce que le rythme chinois est lent. Eux, ils ont une
éternité pour avancer. C’est un peuple d’une patience infinie. »
Cette voie de la compréhension mutuelle passe
par des discussions avec Pékin, a poursuivi François.
« Il n’est pas facile de comprendre la mentalité chinoise,
mais elle doit être respectée. »

Ombres chinoises sur voyage kazakh

Interrogé sur
le sort du cardinal Zen, archevêque émérite de Hong Kong, qui doit comparaître devant les
juges chinois lundi 19 septembre, le pape François a semblé vouloir faire preuve de prudence.
« Le cardinal
Zen est un aîné qui va être jugé ces jours-ci, n’est-ce pas ?
a prudemment interrogé le pape. Il dit ce qu’il sent,
à savoir que là-bas, il y a des limitations
(à la liberté religieuse) », a poursuivi François, sans plus de
commentaire.

► Prochains voyages : Bahreïn, Soudan du Sud, RD-Congo

François n’a pas renoncé aux voyages. Même s’ils demeurent
« difficiles », a-t-il admis, « parce que le genou
n’est pas encore guéri »
. Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a confirmé un « projet de voyage »
au mois de novembre à Bahreïn.

Mais François a aussi évoqué la possibilité d’un prochain voyage au Soudan du Sud et au RD-Congo, où il

devait se rendre en juillet, avant que le Vatican n’annule le voyage en raison de son état de santé.

Face aux Congolais de Rome, la forte exhortation du pape François à la paix

« J’ai parlé, l’autre jour, a
vec Mgr Welby et nous avons identifié comme possibilité en février pour aller au
Soudan du Sud »,
a confirmé François, en mentionnant le nom de l’archevêque de Canterbury, Justin Welby,
primat de l’Église d’Angleterre (anglicane).
« Nous devons (y) aller tous les trois, le chef de l’Église d’Écosse,
Mgr Welby et moi »,
a ajouté François. Une visite au Soudan du Sud qui sera jointe, comme cela était prévu
en juillet, à un voyage au RD-Congo, a précisé le pape.