lundi 26 mai 2014

courriel à l'Elysée - actualité - "leçons d'harmonie"

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, May 27, 2014 7:00 AM
Subject: ces trois jours ... leçons d'harmonie      Meriam condamnée?

Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Ministre, cher ami,
 
je me permets de vous dire mon "ressenti" de ces trois jours.
 
J'admire que le Président, affectivement solitaire, à la tête d'un pays aux chiffres macro-économiques et sociaux calamiteux, pays cancre de l'Europe, à l'impopularité record depuis dix-huit mois, à quelques heures d'arriver parmi ses pairs avec les résultats d'un scrutin tenant encore plus à un record européen d'abstentions qu'au vote pour le simplisme choisi en premier par nos compatriotes... ne déprime pas...
 
mais je regrette que l'intervention radio-télévisée n'ait pas été décidée pour le compte-rendu et la conclusion du sommet européen de maintenant. Le scrutin de dimanche était européen, les leçons à en tirer sont européennes, notre dialectique nationale doit être européenne et c'est accentuer nos tendances à ne débattre qu'entre nous et sur nous, entre défaits et victorieux, entre responsables, victimes ou gens d'avenir que d'être intervenu hier soir en redondance d'une orientation et d'une espérance auxquelles les Français ne peuvent croire, en l'état.
 
Je regrette aussi que la communication ait été telle que d'une part il ait été su que Ségolène Royal et Arnaud Montebourg ne participaient pas à la "réunion de crise" d'hier matin qu'il valait mieux garder secrète en tenue et en participants, et qu'ensuite il ait été publié que le Président avait hésité tout l'après-midi à intervenir.
 
Les leçons d'une histoire qui se répète ne sont pas retenues. Après le vote de 2002, tout concourait à former un gouvernement d'union nationale (la grande coalition qui est l'un des secrets politiques allemands - le secret économique étant que les entreprises allemandes se tiennent impérativement les coudes à la maison pour les chaines de sous-traitant, et à l'exportation pour se porter les unes les autres, grandes et petites, tout le contraire des Françaises se dépeçant entre elles et se vendant aux tiers chinois ou américains, aux non-Européens). Le proposer, le travailler et le former d'ici la fin de la semaine, c'était l'annonce qu'il fallait hier soir. Et ce gouvernement de consensus : UMP, PS; centristes, personnalités, prendrait des mesures nationales (nationalisations, emprunt citoyen pour nous financer au lieu du tonneau des Danaïdes à la discrétion des marchés et de l'étranger, planification quinquennale) à approuver par referendum. Popularité présidentielle, et baisse du Front national : garanties.
 
Après le vote de 2005, il fallait faire avec nos partenaires de l'Union, levier du rejet français et néerlandais. Nous pouvons et devons le faire en proclamant la démocratie pour l'Europe. Au lieu de la bataille sordide pour faire approuver au Parlement un choix de président de la Commission, ce qui va encore minorer les deux rôles européens, trouvés par le traité de Lisbonne (président du conseil, vice-président ministre des Affaires étrangères), il faut l'élection au suffrage direct du président de l'Union. Enfin l'existence de l'Europe vis-à-vis du monde et vis-à-vis des opinions. Enfin de forts arbitrages pour la solidarité et pour la croissance, au lieu d'une lamentable néégociation euro-américaine sur l'abaissement de nos dernières défenses.
 
Nos institutions - ainsi que l'a très justement observé le Président - permettent de nous ressaisir. C'est au Président de prendre enfin le cap unanimement attendu et que les circonstances rendent évidentes.
 
Le débat Juppé-Valls en 2017 est un jeu virtuel qui ne peut régaler que quelques-uns. Le pays et la nécessité sont ailleurs, ne peuvent attendre, même qulques semaines. Ce qu'a justement observé le Président.
 
Je me permets enfin d'insister pour que l'exercice du pouvoir suprême permettent de sauver, au moins, quelques vies individuelles. Je vous ai saisi du sort de notre compatriote en grave et immédiat danger physique à Moscou : Eric Cokini. Vous ne pouvez, avec le Président, qu'être submergé de dégoût et donc qu'intervenir pour cette jeune femme. Cf. ci-dessous.
 
Leçons d'harmonie est un film kazakh, un "ailleurs" qui fut le dernier moment de ma vie active. On peut toujours créer. Le Président le peut. Les Français le souhaitent, je suis parmi eux et avec lui.
 
Chaleureusement à vous deux.
 
 
 
 

Libérez Meriam Yehya Ibrahim, jeune soudanaise condamnée à mort en raison de sa religion

http://www.amnesty.fr/sites/default/files/imagecache/Vignette_page/fb_stop.jpg
[16/05/2014]
Un tribunal soudanais vient de condamner à mort une soudanaise chrétienne pour « apostasie » et à une peine de flagellation pour « adultère ».
Meriam Yehya Ibrahim, enceinte de huit mois, est actuellement maintenue en détention avec son fils de 20 mois. Cette jeune soudanaise a été accusée d’adultère pour s’être mariée avec un chrétien du Soudan du Sud. Le tribunal a ajouté l’apostasie comme chef d’inculpation, lorsque Meriam Yehya Ibrahim, élevée dans la foi orthodoxe (sa mère était chrétienne et son père musulman a été absent pendant son enfance), a déclaré qu’elle était chrétienne et non musulmane.
Prisonnière d’opinion
Amnesty International considère Meriam comme une prisonnière d’opinion, déclarée coupable en raison uniquement de ses convictions et de son identité religieuses. 
La peine de mort au Soudan
Au moins 21 exécutions ont eu lieu au Soudan en 2013. Vingt-neuf condamnations à mort ont été signalées, mais on estime que le nombre réel est supérieur à 100. Les autorités soudanaises continuent de recourir à la peine de mort pour réprimer les activités des opposants, réels ou supposés, de groupes politiques d’opposition.

Aucun commentaire: