vendredi 6 juin 2014

un pays f... l'avenir immédiat : qui ? comment ? pour quoi ? - rédaction relue et augmentée, précisée






Un patrimoine industriel qui n’est plus défendu par les gouvernants, un patronat qui n’est plus que cooptation sans esprit d’entreprise et que recel d’émoluments faramineux protégés fiscalement par l’établissement à l’étranger, une jeunesse sans aucun repère ni mentor partagée entre deux « idéaux » extrêmes : l’émigration et le djihadisme, des partis ne sachant pas animer le débat public ni débattre entre eux dans les médias et dans les enceintes constitutionnelles, une soi-disant alternance au pouvoir qui n’est que dans les listes gouvernementales, le présent catastrophique, un grand passé et beaucoup d’expériences oublié, l’avenir incertain d’une nation déclassée et absorbée qui n’a plus su répondre d’elle-même ni inspirer autant pour elle que pour d’autres un certain salut. .

Une totale continuité entre le quinquennat de Nicolas Sarkozy et celui de François Hollande : même abus de la fonction présidentielle au détriment des ministres, même absence de collégialité, même « hyper-présence » médiatique et surtout mêmes orientations politiques de fond, même éloignement du peuple, même assèchement de la vie démocratique au niveau national. La même option pour une soumission au dogme libéral d’un endettement à la discrétion des marchés et des agences de notation, même abaissement des prérogatives de l’Etat, même proposition de réforme territoriale, négociation et signature par l’un d’un pacte de stabilité contraire à toute nécessité démontrée par la crise mondiale persistant depuis l’été de 2008, et ratification par le second contrairement au ton sinon à la lettre (complexe) de sa campagne présidentielle.

Résultats patents : la France expropriée d’elle-même en patrimoine et en mémoire identitaire, sans la moindre prise dans les relations internationales et les fonctionnements européens, la paupérisation des Français, leur émigration mentale ailleurs que dans un devenir national auquel il ne leur est plus possible de croire, une humiliation et une impuissance collective, une paralysie installée du vouloir et de l’imagination du pays.

Les fins de mandat de Jacques Chirac, l’immobile, et de Nicolas Sarkozy, l’agité, avaient encore quelque lumière, celle d’une possible élection du contraire de ce qui était alors vécu. Les deux ans d’exercice du pouvoir par François Hollande ont révélé un homme tout simplement « pas au niveau » et particulièrement entêté dans le maintien d’un cap que l’ensemble du magistère économique et sociologique considère impossible à tenir et erroné, tout autant que le pays instinctivemenr le réprouve et le sait en impasse. Le désaveu est celui des faits et celui de l’intelligence. Bien entendu, la relation quasi-affective des Français avec leur tête présidentielle quand elle est bien faite et les honore : Charles de Gaulle et François Mitterand, n’existe plus. Elle ne perdure que selon une certaine militance et mystique de l’autorité chez les droites, l’U.M.P. se différenciant du Front national en ce que l’attachement n’y est pas idéologique mais de personne à personne et selon une conception plus psychologique que politique… elle est manquée à gauche où, contrairement aux caracicatures de droite, le talent, le patriotisme sont plus honorés que la doctrine ou la dialectique.

Une continuité d’un quinquennat à l’autre, accentuant de jour en jour les lacunes et les défauts du précédent à telle enseigne que ce devient un caractère propre que d’aller vers le pire et de commettre des erreurs impensables encore la veille. Le résumé est accablant, évident, sautant aux yeux de chacun et de l’observateur étranger, analyse d’agence ou partenaire d’Etat. Une politique de récession économique, de diminution de la dépense publique, de coupes budgétaires asséchant les collectivités locales alors même que sur elles se défausse de plus en plus l’Etat, et mettant même à l’encan nos institutions, gage de décentralisation et de proximité de l’exercice démocratique. Un pouvoir solitaire malgré une pléthore coûteuse de conseillers, une communication gaffeuse et une pédagogie qui a cessé de convaincre quand la personnalité l’administrant a manifestement et personnellement failli dans de décisifs tête-à-tête : Peugeot, Mittal, General Electric, et dans des circonstances aussi précises qu’une sous-information à propos de la disposition des Britanniques et des Américains à opérer des frappes sur la Syrie de Bachar El Assad. Une personnalité sans âme – celle du président régnant –, ce que l’apparente symétrie des susccessions féminines dans la chronique de l’Elysée sous Sarkozy comme sous Hollande, ne saurait dissimuler : le prédécesseur, sans doute prédateur à ses débuts, était « plaqué », tandis que l’actuel plaque et trompe. La conduite avec Julie Gayet a montré d’une part que le président de la République n’est pas d’esprit ni de corps au travail vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et que d’autre part il n’est pas de parole, même tardive (ses soixante ans bientôt), puisque le mariage annoncé semble devenu hors programme. Même manque d’égards avec les ministres et avec le Premier ministre des commencements. La plupart d’entre eux ne sont pas reçus personnellement malgré leurs demandes, même écrites et le plus fidèle d’entre eux, est congédié sans appel après publication cynique que son sort était décidé depuis des mois. Insister sur le physique de chacun de nos deux représentants nationaux successifs, serait sans doute déplacé, mais les Français apprécient – puisqu’il y a vedettisation – que celui qui s’exhibe en leur nom, ait de la présentation et de la présence. Le général de Gaulle bien entendu mais chacun de ses successeurs à sa manière propre jusqu’en 2012, particulièrement François Mitterrand, donnaient du pays une image honorable et très juste. Certainement transcendante selon le premier, bien souvent selon le second, sans que personne s’y trompe. J’ai voté, en 2007, pour Ségolène Royal en la voyant comme la parfaite incarnation de la France au féminin.

Ces obstinations et ces travers, protégés censément par la sacralisation constitutionnelle, font détester maintenant les institutions de la Cinquième République. Celles-ci, placée sous l’obédience constante du suffrage populaire, directement sollicité, selon le fondateur de 1958 à 1969, sont aujourd’hui un carcan abaissant toutes les instances, toutes les procédures, toutes les enceintes, fermant le jeu, figeant tout pour cinq ans – loin de l’évolution des opinions. Le régime qui avait restauré le pays et mis les Français à jour, répondu d’eux pour longtemps, est aujourd’hui rendu responsable, par ceux qui ne l’ont pas encore quitté, de bien de nos maux. Et la question est posée d’une manière plus adéquate de gouverner le pays et d’en choisir les dirigeants. L’entreprise, imbue d’elle-même, ne se met pas en question mais la politique, même la plus dévoyée, s’interroge sur elle-même. Les deux sont liées, notre économie nationale et l’expression de nos souhaits ou déterminations vont de travers.

Ce n’est plus tenable. La France va à sa perte comme jamais en tant de paix depuis des siècles. Ce sentiment est général, il fait sursauter certains, il étonne encore le monde, il n’est plus partagé par tous les Français car beaucoup quittent la France de corps, d’argent ou d’espérance. De foi, de fidélité.

Les partis représentés au Parlement et se succédant sans créer aucune alternative, sans susciter ou construire le moindre consensus, sans provoquer quelque sursaut de l’imagination ou de l’écoeurement, ne sont plus un exutoire. L’U.M.P. pour la droite a montré que son fonctionnement est corrompu par l’argent, tant pour les élections qu’en recel d’abus de position gouvernante : vols et détournements, particulièrement illustrés et encore impunis quand ont été confondus les fonctions de ministre du Budget et de trésorier du parti majoritaire. L’affaire de Karachi a montré que la rétrospective peut aller loin et celle de Bygmalion que le refus des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel au titre de 2012, était encore plus justifié qu’on pouvait le croire. Quant au financement de 2007, aussi bien l’affaire Bettencourt que l’assassinat de Khadafi, montrent qu’il a corrompu jusqu’aux relations internationales de la France. Je sais pour ma part que le soutien français à un putsch africain (la Mauritanie du 6 Août 2008) a été acheté en liquide au secrétaire général de l’Elysée, à l’époque. Le Parti socialiste pour la gauche a montré qu’il ne représente plus une famille d’esprit française, une alternative de doctrine et d’orientation politique et sociale. Chacun de ces deux partis, à vocation dite majoritaire, ne sait plus, ce qui dit leur faiblesse spirituelle et intellectuelle, vraiment fédérer avec soi l’ensemble de la famille d’esprit dont il est issu : les gauches extrêmes ou à thème (écologie, entre autres, mais une certaine conception de la laïcité et de  la République, les radicaux), les centristes qui sont en réalité les anciens chrétiens, les anciens européens, ceux qui avaient mis de Gaulle en ballotage en 1965 et se sont ralliés à Georges Pompidou, puis à Valéry Giscard d’Estaing.

L’impasse ? La réponse des Français – qui aurait pu, aurait dû être une révolte, une révolution comme celles de Mai 1968 (qui paradoxalement rendit la main à la droite pour écarter un de Gaulle trop indépendant d’elle) et de Novembre-Décembre 1995 (qui analysa avec justesse le tournant dit libéral avec la mise en cause du service public et le dédoublement exploitation/infrastructure de nos grands établissements économique à caractère industriel et commercial sur lequel il est si difficile de revenir : EDF, SNCF) – n’est que dans l’abstention et le vote pour le Front national. Elle est jour après jour de plus en plus vers le souhait d’un « coup de balai », quitte à risquer la mise au pouvoir d’un mouvement politique aussi simpliste que les apparitions sans lendemain jusqu’à présent d’un intégrisme chrétien capable de mobiliser dans la rue. Deux forces de mobilisation, chacune très orientée, l’une dans les urnes, l’autre dans les mouvements de masse autant de que réseaux, très supérieures actuellement aux capacités traditionnelles des partis de gauche et des syndicats de salariés. En effet, relativement au Front national et à la Manif.- pour-tousregard, les syndicats, l’extrême gauche et bien entendu un Parti socialiste « installé » dans des niveaux de vie pour ses personnalités et une pratique du pouvoir local analogues à ceux de la droite, n’ont plus mobilisé depuis 1995 de façon mémorable : depuis 2002 en vue du second tour de l’élection présidentielle à la toute petite tentative de personnalités de gauche agissant hors parti au début de ce printemps, aucune manifestation pour une dictée populaire faisant étape dans la vie nationale, au mieux des réactions pour un moment. La chance française, actuellement, est que ces deux simplismes et dévoiements du nationalisme et du catholicisme soient entre eux incompatibles et ne puissent se rencontrer sur le terrain l’un de l’autre, Béatrice Bourges n’est pas parvenue à former une vague de candidatures aux municipales ni une liste aux européennes, et Marine Le Pen ne peut se démontrer par la rue. Mais cela accentue encore l’impasse. Même le pire à l’essai n’est pas possible.

L’urgence est cependant certaine. L’endettement continue, les manipulations budgétaires et fiscales n’ont que peu d’incidences sur les déficits publics. Nos jeunes générations et nos patrimoines matériels et immatériels se perdent. La corruption se découvre partout : Areva d’Anne-Marie Lauvergeon… Platini et le Qatar… Nos interventions en Afrique susbsaharienne, fierté résiduelle du président en exercice, tournent au fiasco et nous y sommes de fait engagés en solitaires : la sécession nordiste se confirme au Mali même si elle n’est plus accompagnée des excès et des barbaries d’il y a trois ans tandis qu’en Centrafrique la guerre religieuse l’emporte même sur les séparatismes. Dans les deux cas, nos troupes sont débordées et notre expertise africaine est obsolète. Il y avait eu les « tribunes » de presse anonymes dénonçant thème par thème les méfaits de la présidence de Nicolas Sarkozy : diplomates, préfets, militaires s’étaient exprimés en corps. Les trois chefs d’état-major sont aujourd’hui en groupe de pression budgétaire, la réforme territoriale qui ne semble pas issue, entre autres, d’une consultation des responsables nommés ou élus des collectivités locales, mettra certainement le corps préfectoral en réflexion critique. Les tentatives de rénover le système éducatif par une reprise du recrutement et par un aménagement des horaires scolaires tournent mal, ne sont pas accueillies. L’évocation judicieuse d’une « remise à plat » de toute la fiscalité a suivi dans l’oubli, pour l’instant, le Premier ministre qui l’avait formulée. Le fonctionnement de la machine à légiférer et à réglementer ne s’harmonise pas avec celle de l’Union européenne et ne correspond pas aux souhaits et observations de la population. La plupart de ce qui est lourdement appelé « réformes » depuis vingt ans, est hors sujet, au lieu que les énergies et les savoir-faire soient d’abord appliqués à entretenir et faire marcher ce qui marche. Au lieu de le déranger parce que « le temps est venu… de moderniser ». La plupart des exposés de motifs – ce fut le quinquennat de l’an 2000, c’est la réforme territoriale – se limite à la pétition, toute subjective, que « le temps est venu ». Or l’attente des Français est tout autre. Nous en sortir, et faire. Qui ? comment ? pour quoi ?

Qui ? Quelques propositions des partis cependant, mais incertaines. Le triumvirat gérant la « transition » à l’U.M.P. est capable d’audit interne et de civiliser des mœurs occultes depuis quarante ans, mais François Fillon a tout signé de ce que Nicolas Sarkozy décidait en réactivité sytématique et Alain Juppé cabra le pays entier pendant deux mois dès le début du septennat d’un Jacques Chirac, tant attendu par ses militants. Il faut un homme (ou une femme) de grande expérience, de liberté mentale mais aussi de vraies structures intellectuelles, qui ne soit cependant pas inféodé, et même n’ait pas déjà … à son passif, un exercice du pouvoir discutable. Le principal éliminé est Nicolas Sarkozy qui, en deux ans de préparation de son retour à l’élection puis à l’Elysée, a été incapable de composer la mémoire et la justification de son quinquennat et encore moins, soit au coup par coup, soit en quelque forte synthèse, de publier ce qu’il ferait maintenant s’il était resté président de la République et ce qu’il fera éventuellement s’il le redevient. Quant à François Hollande, c’est lui et lui seul qui fait – même et surtout parmi les siens – se poser la question de son remplacement au plus vite. Entre un Nicolas Sarkozy qui chaque semestre de son quinquennat assurait avoir changé et se « présidentialiser » et un François Hollande, affirmant au contraire ne pas changer, se confirmant de semaine en semaine en comportement et en âme, mûré dans ses convictions du résultat desquelles nous serions interdits de juger avant la campagne de 2017, il n’y a de choix qu’un renvoi dos à dos et à leur passé respectif.

L’U.M.P. pourrait discerner un candidat tout autre que le kaléidoscope actuel mais venant quand même de ses rangs. Ce pourrait être Michel Barnier si celui-ci devenait président de la Commission européenne pour départager les deux champions actuellement affichés. Intègre, d’expérience, efficace (les Jeux Olympiques d’hiver), ce serait une candidature présidentielle en 2017 ou avant, présentant beeaucoup d’analogies avec celle manquée en 1994, de Jacques Delors, et potentiellement très riche de consensus. Mais pour qu’elle soit distinguée et s’impose, il faut au moins cette présidence de la Commission quelques mois ou ces prochains trois ans. La carte va très vite être retournée.

Le P.S. si les « 41 » du vote sur les « 50 milliards » persistent, font contagion, pourraient – sans aucun précédent – initier un retour aux sources et une novation du Parti socialiste à partir d’une idéologie enfin musclée et contraignante. Naturellement, un candidat tout nouveau pourrait être pré-désigné. Un putsch contraignant président de la République et paradoxal rival – François Hollande et Manuel Valls qui l’assume – à faire anticiper par leur aveu d’impuissance et d’erreurs, donc leur démission ensemble, serait légitime pour beaucoup de gens de gauche et de Français. C’est sans précédent

Les schémas actuellement agités d’une investiture de l’actuel Premier ministre en substitution de dernier moment à une candidature du Président sortant, vouée à l’échec, ou d’une prise de contrôle de l’appareil U.M.P. par Nicolas Sarkozy comme il y était déjà parvenu à l’automne de 2005 seront désavoués aussi bien par les électorats concernés – la gauche en majeure partie ne peut se reconnaître en Manuel Valls, même s’il n’avait pas été nommé à Matignon, et donc encore moins maintenant qu’il persévère dans la médication « hollandaise », et la droite en bonne partie, le centre certainement, ne peuvent se reconnaître dans une réédition « sarkozyste ». L’une et l’autre feront assez défection pour que Marine Le Pen, présente au second tour, ne soit plus un repoussoir mais la candidate du changement à tout prix. Prix imprévisible, dans quelque sens que ce soit, car l’élection de la fille de Jean-Marie Le Pen n’aura pas seulement la dialectique propre à la famille mais elle suscitera une dialectique hostile que n’ont jamais encore provoqué à leurs dépens ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande.

Qu’imaginer d’autre ? le temps le permettrait, mais les Français n’en peuvent plus, et la France entre en coma.
Si la manière et le personnage, affaire de circonstances, ne sont donc pas appréhensibles maintenant, deux certitudes cependant. Notre histoire nationale montre que l’imprévisible a été salvateur. Sans remonter à Jeanne d’Arc, il y a Thiers, Clemenceau, Mendès France, de Gaulle pour le moins. Chacun latent dans son époque, mais aléatoire, puis au pouvoir, en prise sur les événements et sur l’opinion nationale. D’autre part, l’accord peut être unanime, des professionnels de la politique et de l’entreprise à la majorité des Français sur ce qu’il y a lieu de faire, pour – précisément – être, continuer d’être.

L’Etat a réinstrumenter et réancrer en moyens et dans les mentalités. Civisme et patriotisme à refonder en même que nous avons à retrouver les pratiques démocratiques que le lien gaullien et l’expérience depuis suggèrent avec force. L’agencement et l’interaction des vies et institutions nationales avec la solidarité et le devenir commun de toute l’Europe. Des finances qui soient un lien entre les citoyens et non un empêchement mutuel de l’Etat et des Français. D’autres façons d’informer et de communiquer que les systèmes actuels de nos médias, de nos publicitaires, de nos politiques à commencer par le premier d’entre eux. Des formes d’unisson et des latitudes d’initiative, souvent déjà tentées mais pas encore contagieuses ni assez ouvertes.

Cela suppose une vue d’ensemble, une perception juste et sans aucun a priori des circonstances mondiales et des jeux de la France, donc une personnalité avec ses accompagnements en tous domaines et milieux qui n’a pas besoin d’être hors du commun avant de commencer mais qui le deviendra assurément au pied du mur puis à la tâche. Son secret : nous mobiliser. Nous représenter pour le temps présent. Nous dire ce que nous sommes et nous valider à mesure, car le gouvernement, moins que jamais, ne peut être d’un seul. Il est la constatation et l’application d’une énergie retrouvée./.

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