lundi 26 mars 2018

syndicats - C.G.T.


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Confédération générale du travail

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Confédération générale du travail
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Cadre
Forme juridique
Confédération syndicale
Zone d’influence

Fondation
Fondation

Identité
Siège
263, rue de Paris
93100 Montreuil
Secrétaire général
Affiliation européenne
Affiliation internationale
Membres
427 431 (chiffre contesté par la CGT qui en revendique 649 899)1,2 (7 décembre 2017)
Représentativité
Publication
Militants de la CGT manifestant à Paris pour la défense des services publics.
La Confédération générale du travail, abrégé en CGT, est un syndicat français de salariés créé le 23 septembre 1895 à Limoges. Elle faisait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français considérées, par présomption irréfragable, comme représentatives par l'État avant la réforme de 2008.
La CGT a obtenu 1 570 500 suffrages (34 %) aux élections prud'homales de décembre 2008. Elle figure comme l'une des principales organisations syndicales de salariés dans les élections aux comités d'entreprise comme parmi les délégués du personnel. 680 000 salariés sont syndiqués à la CGT3.
L'actuel secrétaire général de la confédération est Philippe Martinez.

Sommaire

Histoire et chronologie

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Des origines à 1913

Le 25 mai 1864, la Loi Ollivier supprime le délit de coalition et de grève abrogeant la Loi Le Chapelier. La même année est créée l'Association internationale des travailleurs dite Ire Internationale à Londres.
Le 14 novembre 1869, Eugène Varlin, délégué de l'AIT et président, avec Nathalie Lemel, d'une Société d’Épargne de Crédit Mutuel des Relieurs, créent la Fédération Parisienne des Sociétés Ouvrières autour de la Société de Solidarité des Ouvriers Relieurs de Paris préexistante. C'est le noyau parisien de la future CGT nationale.
Durant la décennie 1870-1880, Les grèves se multiplient. Un rapport de police dénombre 182 syndicats rassemblant 31 700 adhérents en 1876. Quatre ans plus tard, les chiffres sont respectivement de 478 et 64 000.
Le 21 mars 1884 une loi légalise les syndicats professionnels ouvriers et patronaux à l'initiative de Pierre Waldeck-Rousseau. Aussi, en 1886, la Fédération nationale des syndicats (FNS), d'inspiration guesdiste est créée. Le Congrès constitutif de la confédération générale du travail CGT est organisé à Limoges du 23 au 28 septembre 18954. Les principaux piliers en sont la fédération du livre et celle des cheminots, mais de nombreux métiers restent hors de la CGT. Jusqu'en 1902, l'échelon confédéral reste mal organisé. En 1900, le journal La Voix du peuple5, organe de la CGT est fondé.
Fernand Pelloutier figure historique du mouvement décède en 1901.
L'année 1902 marque l'ouverture d'une nouvelle période dans la vie de la CGT. Au congrès de Montpellier elle parachève son unité. La Fédération des Bourses du travail s'efface en tant que centrale et ses organisations s'intègrent dans la CGT. Cette unité réalisée constitue un pôle d'attraction pour beaucoup d'organisations restées jusque-là dans l'expectative. Le syndicat se structure avec l'action d'hommes comme Victor Griffuelhes et Émile Pouget. La CGT compte alors 100 000 adhérents.
Plaque commémorant l'adoption de la charte d'Amiens, le 13 octobre 1906, à l'entrée de l’École publique du Faubourg de Noyon, rue Rigollot à Amiens.
En 1904 : Le Congrès de Bourges adopte la revendication de la journée de 8 heures. En 1906, la Charte d'Amiens adoptée en congrès, donne au syndicalisme confédéral quelques-uns de ses traits spécifiques : la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des améliorations immédiates mais aussi la lutte pour la disparition du salariat et du patronat, ainsi que son indépendance vis-à-vis des organisations politiques. Cette Charte est reprise aujourd'hui comme référence par la plupart des syndicats. L'organisation y définit ce qu'est sa vision du syndicalisme : « d'une part il prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste, et d'autre part, il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale »6,7. Lors du congrès, les guesdistes sont mis en minorité par les révolutionnaires et les réformistes. Le congrès rompt également avec la Fédération syndicale internationale.
La Fédération Nationale des Syndicats d'Instituteurs rejoint la CGT en 1907. L'année suivante, la fédération des Mineurs rallie la CGT peu de temps après la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges au cours de laquelle de nombreux cadres de la CGT sont arrêtés. Le Congrès de Marseille se tient en octobre 1908, alors qu'un grand nombre de dirigeants cégétistes sont en prison. Une motion vigoureusement antimilitariste est adoptée.
En 1909, Victor Griffuelhes démissionne. Durant son court intérim, Louis Niel renoue les liens avec la Fédération syndicale internationale, mais il doit démissionner sous la pression des révolutionnaires. Cette orientation n'est pas remise en cause par son successeur, Léon Jouhaux, proche des dits révolutionnaires, mais qui sait tracer progressivement sa propre voie. Le 5 octobre de la même année, paraît le premier numéro de la Vie ouvrière, qui se définit comme « syndicaliste Révolutionnaire, antiparlementaire ». La revue est dirigée par Pierre Monatte. C'est l'ancêtre de La Nouvelle Vie ouvrière (NVO) qui est toujours la revue de la CGT.
Bien que demandée au congrès de 1895, la CGT s'oppose à la loi sur les retraites ouvrières et paysannes à son congrès de 1910 par 1 049 voix contre 251. Les révolutionnaires veulent abattre l'État, non qu'il soit social. L'âge de la retraite étant fixé à 65 ans quand l'espérance de vie est de 50 ans[réf. nécessaire], la CGT parle de la « retraite des morts ». On critique également sa gestion par capitalisation.
En 1912, la CGT est la seule confédération syndicale existante en France (mais pas le seul syndicat), elle compte 700 000 adhérents sur un total de 7 millions de salariés. Le 24 novembre, elle tient un congrès extraordinaire sur le thème de l'action préventive contre la guerre. L'année suivante elle participe à la constitution du Secrétariat syndical international. Le 25 février 1913, la CGT publie un manifeste anti-militariste.

Durant la Première Guerre mondiale

En 1914, la CGT compte environ 300 000 adhérents. Elle organise des manifestations syndicales contre la guerre le 27 juillet. Le 31 juillet, Jean Jaurès est assassiné. Le 1er août c'est la mobilisation générale et le début de la guerre. Le 3 août, c'est la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France. Le 4 août, la CGT rallie l'Union sacrée. Lors du congrès national de la CGT, tenu du 26 novembre au 5 décembre, seule une minorité se prononce contre la guerre. Pendant les 4 ans de guerre, quelques militants CGT tel Félix Baudy furent fusillés pour l'exemple après avoir été désignés pour motif d'appartenance à la CGT. Du fait de la guerre, des femmes prennent des responsabilités au sein de l'organisation telle Hélène Brion ou Madeleine Vernet.
En 1915 Pierre Monatte démissionne le 3 janvier en protestation contre le ralliement de la CGT à l'Union Sacrée. La guerre fait chuter les effectifs à 50 000 adhérents. Malgré tout, en 1917, on compte 696 grèves et 293 810 grévistes en France. Parallèlement, les effectifs remontent à 300 000. Les 6 et 7 novembre c'est la rupture de l'Union sacrée. Au même moment a lieu la Révolution d'Octobre en Russie. En 1918, on recense 499 grèves et 176 187 grévistes en France et la CGT passe à 600 000 adhérents.

De 1919 à 1939

  • 1919 : 25 mars : loi sur les conventions collectives. 28 mars : loi supprimant le travail de nuit dans les boulangeries. 23 avril : lois sur la journée de 8 heures. Le 1er mai grève générale de 24 heures marquée par 500 000 manifestants à Paris (1 mort). La CGT passe à un effectif de 1 million et demi d'adhérents. Dans l'année, on compte 2 206 grèves et 1 160 000 grévistes en France. Création de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). 30 avril : Pierre Monatte crée les Comités syndicalistes révolutionnaires.
  • 1920 : Le 8 janvier, inauguration du Conseil économique et social (initiative de la CGT). Le 12 mars, vote de la loi relative au droit syndical. Le 1er mai : la CGT décide la grève générale. En 15 jours on compte 1,5 million de grévistes. Le 22 mai, reprise du travail. La grève des cheminots pour la nationalisation des chemins de fer sera un échec. À la suite de ce mouvement, la 11e chambre du tribunal correctionnel ordonnera même le 13 janvier 1921 la dissolution de la CGT, sanction qui ne sera jamais appliquée. Contrecoup des échecs (et de certains acquis sociaux ?), les effectifs repassent à 700 000. En mai, la CGT reçoit l'adhésion de la Fédération des fonctionnaires et employés de l'État.
  • 1921 : Au congrès de Tours de la SFIO (1920), scission entre ceux qui souhaitent adhérer à la troisième internationale, acceptant les vingt-et unes conditions de Lénine et ceux qui s'y opposent. Les partisans de l'adhésion, majoritaires, créent la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC). Le congrès de Lille, en juillet, évite la scission dans le syndicat, où majoritaires et minoritaires sont au coude à coude, mais la division est consommée en décembre. À la suite de l'exclusion de la Fédération des cheminots, les « révolutionnaires » quittent la CGT, et créent la Confédération générale du travail unitaire (CGTU), proche du Parti communiste français (PCF). Naissance du journal Le Peuple, organe officiel de la CGT.
  • 1922 : Lors de son premier congrès, du 25 juin au 1er juillet à Saint-Étienne, la CGTU décide de rallier l'Internationale syndicale rouge. Elle combat le taylorisme, alors en plein essor. La CGTU compterait alors environ 250 000 membres, nettement moins que la CGT « maintenue », qui, elle, en compterait environ 500 0008.
  • 1924 : Les très minoritaires « syndicalistes révolutionnaires », qui dirigeaient notamment l'union départementale du Rhône, quittent la CGTU et fondent la CGT-SR.
  • 1925 : La CGTU revendique deux semaines de congés payés à son congrès de 1925. Pierre Monatte fonde La Révolution prolétarienne, où il appelle à la réunification de la CGT.
  • 1928 : Retour dans la CGT de la Fédération générale des fonctionnaires, qui avait adhéré en mai 1920, mais avait choisi l'autonomie en 1922, pour préserver l'unité syndicale9 .
  • 1930 :
    • Vote définitif de la loi sur les assurances sociales le 30 avril, qui entre en application le 30 juin, après dix années de débats, durant lesquels la CGTU les a dénoncées (assurance privées: pas de répartition, pas d'universalisme, pas de paritarisme) alors que la CGT les a soutenues. Une double cotisation, patronale et salariale, abondée par l'État, obligatoire pour les salariés gagnant plus de 15 000 francs par an, finance ces assurances. Au-delà de la maladie, les assurances sociales couvrent aussi les champs de la vieillesse, de l'invalidité prématurée et du chômage involontaire.
    • Le 30 novembre, publication de « l'appel des 22 », syndicalistes CGT, CGTU et autonomes, en vue de la réunification de la CGT10 : violemment dénoncé par la direction de la CGTU, cet appel est un échec patent fin 1932.
  • 1931 :
    • Benoît Frachon entre au bureau confédéral de la CGTU. Il remplace Gaston Monmousseau et devient secrétaire général de la CGTU, deux ans plus tard.
    • Progression du chômage, qui atteint déjà 450 000 personnes en 1931, et s'élèvera à 860 000 en 1936.
  • 1932 : après une progression à la fin des années 1920 à 300 000 adhérents, la CGTU retombe à 258 000 en 1932. La CGT connaît une évolution parallèle ; elle compte 490 000 adhérents en 1921 comme en 1933, après avoir eu également une progression éphémère à la fin des années 1920. Dans la période peu revendicative entre 1924 et 1934, environ 50 % des conflits se terminent de manière infructueuse.
  • 1934-1935 :
    • En riposte à l'émeute du 6 février, un appel à la grève générale « contre le fascisme » à l'initiative de la CGT et de la CGTU pour le 12 février donne lieu à une convergence des deux cortèges place de la Nation.
    • Le 30 mai, Maurice Thorez donne son aval à un rapprochement des deux CGT. Le 9 octobre débutent des discussions en vue de la réunification, qui aboutiront le 14 juillet 1935 à un programme de Front populaire. Deux congrès séparés simultanés du 24 octobre au 27 octobre donnent leur aval à la réunification. C'est "la base" des salariés syndiqués qui demande la réunification.
  • 1936 :
    • Réunification de la CGT et de la CGTU lors du congrès de Toulouse (2 mars-5 mars) ; les confédérés dominent largement la nouvelle CGT. L'adhésion à la FSI est votée par 5 500 mandats contre 2 500. Les unitaires ne contrôlent que sept unions départementales.
    • Le 26 mai, une vague de grèves marquées par des occupations d'usines démarre au Havre et s'étend comme une traînée de poudre partout en France, contrairement aux mouvements infructueux de 1906 et 1919-1920. Le 7 juin sont signés les accords Matignon, entre la CGT et le patronat (CGPF). Les 11 et 12 juin sont votées les lois sociales sur les conventions collectives, l'institution de délégués d'atelier, le relèvement des salaires, l'instauration de quinze jours de congés payés et la semaine légale de 40 heures.
  • 1937 : La CGT a quadruplé son audience et compte 4 millions d'adhérents. Le rapport de force interne s'est modifié en faveur des ex-unitaires. La Fédération de la métallurgie d'Ambroise Croizat est ainsi passée à 750 000 adhérents. Développement des œuvres sociales gérées par la CGT.
  • 1938 :
    • Les accords de Munich suscitent la polémique entre les différentes tendances de la CGT. Ils sont défendus par la tendance Syndicats (20 % de la CGT), dirigée par René Belin, quand les ex-unitaires les dénoncent. Le centre de Léon Jouhaux, Louis Saillant et Robert Bothereau s'allie avec les ex-unitaires (proches ou membres du PCF).
    • Échec de la grève contre les décrets-lois de Paul Reynaud du 12 novembre, « décrets misère » qui instaurent la semaine de six jours, soit la casse des conquêtes du Front Populaire, « fin de la semaine des deux dimanche ».
Mal préparée après le congrès de Nantes, la grève de la fin du mois est un échec. 15 000 militants sont licenciés et la CGT perd un quart de ses effectifs, qui restent néanmoins élevés avec 2 millions et demi d'adhérents.

Durant la Seconde Guerre mondiale

  • 1939 (bis) Début de la guerre le 3 septembre. Le 18 septembre, le bureau confédéral de la CGT vote une déclaration excluant les militants qui refusent de condamner le pacte germano-soviétique. Cette décision est approuvée par la commission administrative de la CGT le 25 septembre, ce qui a pour effet d'exclure les communistes de la CGT. Plus de 600 syndicats sont dissous et de nombreux militants et dirigeants exclus sont arrêtés. Ceux qui ne sont pas arrêtés, ni mobilisés entreront dans la clandestinité.
  • 1940 :
    • La CGT ne compte plus que 500 000 adhérents quand le gouvernement fait voter, peu avant sa chute, les 60 heures de travail par semaine.
    • Le 16 août, le gouvernement de Vichy dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales, dont la CGT ; les fédérations peuvent cependant théoriquement continuer leur action. Le 9 octobre, René Belin, devenu ministre collaborateur institue la charte du travail.
    • Le 15 octobre, douze dirigeants syndicalistes, dont trois de la CFTC, rendent public un texte opposé connu comme le Manifeste des Douze.
  • 1941 : Promulgation de la Charte du travail interdisant les grèves et le lock-out le 4 octobre. Dès l'hiver 40/41, parution des premiers journaux clandestins. Développement des « comités populaires » qui organisent les premières luttes revendicatives. Du 26 mai au 9 juin a lieu la grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais. Intervention des Allemands : 327 arrestations. En octobre : exécution par les Allemands de 88 otages composés majoritairement de militants CGT exclus, dont les 27 de Châteaubriant.
  • 1942 : Le 22 septembre, à la suite de contacts menés par Louis Saillant avec des émissaires de Benoît Frachon, Léon Jouhaux rencontre l'un de ceux-ci à Cahors11, lançant le processus de la reconstitution de la CGT. Jouhaux est arrêté peu après et déporté en Allemagne.
  • 1943 : Les Accords du Perreux, signés le 17 avril par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les « ex-confédérés » ; Henri Raynaud et André Tollet pour les « ex-unitaires », reconstituent la CGT. La CGT réunifiée participe à la constitution du conseil national de la Résistance (CNR) qui a lieu le 27 mai.
  • 1944 : Publication le 15 mars du Programme du CNR (définissant les nationalisations, la Sécurité sociale et les comités d'entreprises) où la CGT est représentée par Louis Saillant. Le 10 août, la Grève des Cheminots de la Région Parisienne se déclenche et s'étend à tous les services publics. Le 15 août, la police parisienne entre dans la grève. Le 18 août, la CGT clandestine appelle à la grève générale pour la Libération. Le lendemain c'est le déclenchement de l'insurrection parisienne, qui prendra fin avec la Libération de Paris le 25 août et l'arrivée du Général de Gaulle. Le 26 août, la CGT s'installe au grand jour dans ses locaux du 213, rue La Fayette : c'est la fin de la clandestinité avec une première réunion de son bureau. Le 8 septembre, son journal, La Vie ouvrière, qui avait paru sous forme de tract pendant l'occupation, reparaît au grand jour. Création de la Confédération générale des cadres (CGC).
  • 1945 : Début des nationalisations, création des comités d'entreprise et mise en place de la Sécurité sociale. Création de la Fédération syndicale mondiale (FSM) à laquelle adhère la CGT.

Depuis 1946

  • 1946 :
    • Du 8 au 12 avril a lieu le 26e congrès de la CGT à Paris, qui voit une nette domination des « unitaires » (proches du PCF). Elle revendique le chiffre de 5 millions et demi d'adhérents. Le rapport de Benoît Frachon est adopté par 84,4 % des voix. Le 5 octobre, promulgation du Statut Général des Fonctionnaires par le ministre Maurice Thorez. Le 8 avril, dans le cadre de la nationalisation d’EDF-GDF, Marcel Paul, ministre communiste de la Production industrielle, permet la création du Conseil central des œuvres sociales (CCOS) financé sur le 1 % minimum des bénéfices hors taxes des ventes d'électricité et de gaz de l'entreprise étatisée12 qui, par la suite, subira régulièrement les accusations de financement occulte de la centrale syndicale13,14,15.
    • Début de la Guerre d'Indochine (19 novembre 1946). Pendant toute la durée du conflit, la CGT organise des manifestations de solidarité à l'égard du peuple vietnamien et en faveur de la paix.
  • 1947 :
    • La CGT obtient 59 % des voix lors des premières élections à la Sécurité sociale, mais la CFTC enregistre un percée avec 26 % des voix. 1er mai, grandes manifestations pour les revendications à l'appel de la CGT. Le 5 mai, éviction des ministres communistes du gouvernement. En juin, grèves chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins. Le président du Conseil Paul Ramadier parle de « chef d'orchestre clandestin ». En juillet, grèves à EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin. Le 1er août, accord CGT / CNPF pour une augmentation de 11 % dénoncé par le gouvernement.
    • Les 13 et 14 novembre la division s'accentue au Comité Confédéral National (CCN) de la CGT entre la majorité et la minorité à propos du plan Marshall et des mouvements de grève. La majorité, fidèle à Moscou, refuse le plan Marshall. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947, des militants de la fédération du Pas-de-Calais de la CGT sabotent la liaison ferroviaire Paris-Tourcoing en déboulonnant deux rails. Cela provoque le déraillement d'un train, près d'Arras, à 3 heures du matin, qui fait 24 morts et une quarantaine de blessés16. Le 19 décembre, c'est la scission et la création par les minoritaires (qui refusent la soumission au PC) de la confédération « CGT-Force Ouvrière » (FO). FO tient son congrès constitutif en avril 1948 emportant environ 300 000 adhérents, soit une nette minorité. Un certain nombre d'organisations, notamment la Fédération de l'éducation nationale (FEN) à l'exemple de sa principale composante, le Syndicat national des Instituteurs, choisissent un passage, alors considéré comme « provisoire », à l'autonomie17.
  • 1949 : Division : la FSM critique le plan Marshall et l'influence américaine en Europe, ce qui provoque une scission. Les syndicats des États-Unis, d'Angleterre et des Pays-Bas se retirent de la FSM. Ils créent la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) à laquelle adhère la CGT-FO aidée par les syndicats nord américains regroupés dans l'AFL-CIO.
  • 1950 : Vote de la loi sur les Conventions collectives,
  • 1953 : Retraites : du 4 au 25 août, grande grève dans les services publics. Le 4 août, la CGT puis la CFTC appellent à une journée d'action des secteurs public et nationalisé contre le recul de l'âge à la retraite. Les postiers de Bordeaux décident la poursuite du mouvement. Aussitôt les confédérations CGT, FO, CFTC appellent à la grève générale dans ces secteurs. Le 14 août, on compte quatre millions de grévistes.
  • 1954 : Libération : début de la guerre d'Algérie (1er novembre). Durant tout le conflit la CGT soutient « les revendications des Algériens et leurs aspirations nationales. »
  • 1962 : Paix : le 8 février, une manifestation anti-OAS durement réprimée fait 9 morts, pour la plupart membres de la CGT, au métro Charonne. Accords d'Évian, fin de la guerre d'Algérie (18 mars). À Marseille, des militants de la CGT accueillent les rapatriés d'Algérie avec « Pieds-noirs, rentrez chez vous »18
  • 1963 : Les mineurs : à l'appel de la CGT et de FO, vaste mouvement de grèves des mineurs. Ils s'inquiètent des incertitudes pesant sur leur profession et revendiquent une augmentation des salaires.
  • 1966 : Unité : accord revendicatif entre la CGT et la CFDT, qui s'est créée en novembre 1964 sur les bases de la CFTC , et de sa « déconfessionnalisation ».
  • 1967 : Georges Séguy succède à Benoît Frachon lors du 36e congrès tenu du 11 au 16 juin.
  • 1968 : grève générale : en mai et juin sept millions de travailleurs en grève occupent leurs usines. Constat de Grenelle : augmentation de 35 % du salaire minimum, reconnaissance de la section syndicale à l'entreprise...
  • 1970 : Nouvel accord CGT-CFDT, le 15 décembre, sur des revendications prioritaires : revalorisation du SMIC, retraite à 60 ans, semaine de 40 heures, emploi, heures de formation syndicale.
  • 1972 : La CGT soutient le programme commun de la Gauche.
  • 1978 : Tentative infructueuse de Georges Séguy pour autonomiser la CGT du PCF.
  • 1981 : La CGT appelle à voter pour François Mitterrand au second tour de la présidentielle.
  • 1982 : Henri Krasucki devient secrétaire général lors du 41e congrès.
  • 1988 : Infirmières : mouvement de grève des infirmières à l'appel d'une coordination nationale qui réclame notamment une augmentation significative des salaires et de véritables moyens pour la formation. Après la défection des autres syndicats, la CGT est seule à soutenir le mouvement.
  • 1992 : Louis Viannet succède à Henri Krasucki en février lors du 44e congrès.
  • 1993 : Lors des élections politiques, la CGT ne donne aucune consigne de vote.
Manifestation de défense des retraites à Paris, le 22 mai 2008

Enjeux et perspectives

Positionnement actuel

Drapeau de la CGT dans une manifestation à Paris.
Selon Guy Groux, directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po, la CGT est plus « contestataire » que les quatre autres syndicats représentatifs de droit, même si la direction centrale (Bernard Thibault) « tente un "aggiornamento" »27, un positionnement contestataire qui l'a amenée à dénoncer l'accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail28. La centrale syndicale explique cette décision en dénonçant une « instrumentalisation de l'agenda social » par le MEDEF ajoutant que ce dernier « a insidieusement agité la menace d'un échec des négociations et d'une loi susceptible de mettre encore plus à mal le code du travail » et appelle de ses vœux la mise en place d'« un ensemble de règles éthiques et contraignantes qui puissent fonder, demain, des négociations de bonne foi et conférer toute leur légitimité et leur force aux accords futurs29. »
Des détracteurs de la CGT considèrent que les sections syndicales locales mènent souvent des grèves pour défendre uniquement les intérêts de leurs adhérents30. Ainsi, en février 2008, la grève d'une semaine initiée par la CGT provoque de grandes perturbations à l'Aéroport d'Orly. Selon Le Figaro, 48 grévistes, le lundi 11 février 2008, obligent les compagnies aériennes à annuler un vol sur deux à Orly31, en raison d'une opposition au regroupement du contrôle aérien en Île-de-France dans une plate-forme unique. Cette opposition menée par la section locale aurait donc eu, d'après ses détracteurs, pour unique but d'éviter de diluer les effectifs de la CGT et de lui faire perdre la majorité qu'elle détient dans le centre d'Orly30,32.
Inversement, un parti comme le NPA accuse la CGT et les autres confédérations de freiner leurs syndiqués dans les luttes sociales. Ces critiques ont entraîné l'absence de la CGT à l'université d'été 2009 du NPA33.
La direction de la CGT a rompu nombre de ses liens avec les partis de gauche et affirme sa fidélité à la charte d'Amiens, au risque de perdre, sur un « marché syndical » émietté, une spécificité plus subtile qu'il n'était dit sommairement (la fameuse « courroie de transmission »), à l'âge d'or de Benoît Frachon chez qui le politique s'était nourri du syndicalisme révolutionnaire34, ou même de Georges Séguy35 et Henri Krasucki, dont leur jeune expérience résistante et concentrationnaire ainsi que les cultures dont ils étaient issus influaient leur pratique syndicale.
En 2010, la CGT s'investit beaucoup dans les très populaires journées d'action, de manifestations et de grèves contre la réforme des retraites avec des contre-propositions. Elle propose, en particulier, que les salariés assujettis à des travaux pénibles aient droit à un départ à la retraite anticipé en fonction de la durée d’exposition à la pénibilité36. Elle demande que les revenus financiers des entreprises soient soumis à contribution, en rappelant qu'en 2009, la Cour des comptes évaluait à 10 milliards d’euros le manque à gagner de cette non-contribution. Le syndicat veut remettre à plat l’ensemble des exonérations fiscales, évaluées 30 milliards d’euros en 2009, mais aussi moduler les cotisations sociales en fonction des politiques d’emploi des entreprises.

La question de la représentativité syndicale

Avec 688 000 adhérant en 2016, la CGT représente 2,6 % des salariés français37. De manière générale le taux de syndicalisation en France est très bas en comparaison avec d'autres pays. En 2012, avec un taux de syndicalisation de 7,7 %, la France est le troisième pays le moins syndicalisé de l'OCDE38, et le dernier au niveau de l'Union Européenne (8 %)39.
Avec 34,00 % des voix aux élections prud'homales de décembre 2008, la CGT est la première organisation syndicale de France en audience, mais deuxième derrière la CFDT en termes d'adhérents revendiqués (873 000)40. Depuis la fin de la guerre, la reconnaissance de sa représentativité lui a permis de participer aux négociations nationales interprofessionnelles et d'être représentée dans les organismes paritaires.
Aujourd'hui, et depuis la loi « portant rénovation de la démocratie sociale » publiée au Journal officiel du 21 août 2008, la CGT, comme les autres organisations syndicales, est confrontée au mode de calcul des règles de représentativité syndicale mis en place par la loi. Désormais, ce sont les élections en entreprise qui la conditionne, au niveau des entreprises de plus de 10 salariés dès l'entrée en vigueur de la loi de 2008, ainsi que dans les branches professionnelles et au niveau interprofessionnel. Il faudra toutefois attendre le 1er janvier 2014, avec les conclusions de la direction générale du travail, qui effectue l'agrégation des résultats des élections professionnelles en entreprise, ainsi que le scrutin organisé dans les entreprises de moins de 10 salariés (TPE) fin 2012 et les élections du secteur agricole début 2013, pour déterminer la représentativité syndicale par branches professionnelles ainsi qu'au niveau national.
Les résultats des élections dans les TPE41, au-delà d'un faible participation, confirment le statut de première42 organisation syndicale française pour la CGT. Même si elle est encore majoritaire dans de nombreux secteurs, sa représentativité est remise en cause à chaque élection professionnelle.
En 2015-2016, la CGT voit son audience baisser dans plusieurs entreprises de grande taille43, mais reste la première force syndicale. Elle perd sa 1re place à Air France, considéré comme un « véritable bastion » du syndicat44. Cette perte d'importance est expliquée par l'« affaire Lepaon » et par les « excès de contestation » de la centrale syndicale en période de crise, sans proposition de réformes44.
Selon les chiffres du Haut conseil du dialogue social publiés en mars 2017, la CFDT se hisse pour la première fois en tête des élections professionnelles tenues de 2013 à 2016 avec 26,37 % des voix (+ 0,37 par rapport à 2013) devant la CGT 24,85 % (- 1,92 point), FO 15,59 % (- 0,35), la CFE-CGC 10,67 % (+ 1,24 point), la CFTC 9,49 % (+ 0,19), l’UNSA 5,35 % (+ 1,09) et Solidaires 3,46 % (- 0,01). Le poids relatif (retenu pour les seules organisations représentatives au niveau national est de 30,32 % pour la CFDT, 28,57 % pour la CGT, 17,93 % pour FO, 12,27 % pour la CFE-CGC et 10,91 % pour la CFTC45. Pour la première fois devancé dans le secteur privé46, la CGT reste toutefois premier syndicat dans les TPE et dans la fonction publique, ce qui fait d'elle la première organisation sur l’ensemble du salariat47.

Résultats des élections prud'homales

1987
1992
1997
2002
2008
CGT
36,35 %
33,35 %
33,11 %
32,13 %
34,00 %

Résultats par sections48:
2002
2008
Industrie
39,6 %
41,95 %
Commerce
33,1 %
35,02 %
Agriculture
24,4 %
26,89 %
Activités diverses
30,7 %
33,12 %
Encadrement
15,8 %
16,95 %

Organisation

En 2009, un des débats du 49e congrès confédéral, à Nantes, est celui de la réforme des structures. Une note de 200549, préparatoire au 48e congrès, et rédigée par un groupe de travail de la direction confédérale, avait suscité de vives réactions. Cette note proposait, par exemple, de ne permettre la création d'un syndicat de base qu'à partir de 20 adhérents, ou de constituer les fédérations professionnelles (30 actuellement) autour de 8 « champs professionnels50 ».
La CGT comprend 22 000 syndicats ou sections de base51, regroupés en 33 fédérations professionnelles, dont les plus importantes sont celles des cheminots, de la métallurgie, des mines et de l'énergie, des activités postales et de télécommunications, de la santé et des transports.
La CGT compte aussi deux unions et un comité national :
  • UGICT pour les ingénieurs, cadres et techniciens,
  • UCR pour les retraités,
  • Comité national de lutte et de défense des chômeurs.
Les syndicats ou sections de base appartiennent à la fois à une union locale (UL)52, et à une union départementale (UD)53. Existent également 21 comités régionaux interprofessionnels qui sont des lieux de coordination des UD d'une même région54. Les régions les plus importantes sont l'Île-de-France, le Languedoc-Roussillon, le Nord-Pas-de-Calais, les régions PACA et Rhône-Alpes.
Les instances dirigeantes de la centrale sont le bureau confédéral (10 membres) et la commission exécutive (50). Le bureau est élu au sein de la commission exécutive par le comité confédéral national (CCN, 300 membres), qui réunit trois à quatre fois par an les représentants des départements, régions et fédérations et qui constitue le « parlement » de la CGT.

Adhérents

Évolution du nombre d'adhérents (en milliers)
1948
1958
1968
1975
1997
2005
2010
2012
2013
2014
2016
2017
4 000
1 650
2 300
2 377
634
711
682
695
688
67655
649
427 (chiffre contesté) 56,57
En avril 2016, la CGT représente, en nombre d'adhérents, moins de 3 % des salariés français58 ce chiffre est contesté sur la base d'une distinction entre représentation et nombre d'adhérents. La CGT dénombrant en effet plus d'adhérents que la totalité des partis politiques réunis 59.

Fédérations

Unions confédérales

Autres

Secrétaires généraux

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013.
Secrétaires généraux de la CGT
1895-1898
du 4 décembre 1895 à octobre 189860
1898-1900
d'octobre 1898 à septembre 1900
1900-1901
de septembre 1900 au 21 avril 1901
1901
du 21 avril au 26 novembre 1901
1901-1909
de novembre 1901 au 2 février 1909
1909
du 24 février au 12 juillet 190961
1909-194762
du 12 juillet 1909 au 19 décembre 1947
1945-196762
du 5 septembre 1945 au 16 juin 1967
1948-195762
de janvier 1948 au 27 septembre 1957
1967-1982
du 16 juin 1967 au 18 juin 1982
1982-1992
du 18 juin 1982 au 31 janvier 1992
1992-1999
du 31 janvier 1992 au 5 février 1999
1999-2013
du 5 février 1999 au 22 mars 2013
2013-2015
du 22 mars 2013 au 7 janvier 2015
2015-
à partir du 3 février 2015

Sièges de la CGT

Le siège de la CGT à Montreuil en 2014.
Expulsée de la Bourse du travail sous l'autorité du préfet en 1906, la CGT loue une usine désaffectée sise au numéro 33 de la rue de la Grange-aux-Belles. Les travaux terminés, la propriétaire meurt : l'immeuble doit être vendu. La CGT contourne la loi de 1884 interdisant l'accès à la propriété aux syndicats en créant une société en nom collectif, et c'est ainsi qu'en novembre 1907, la CGT devient propriétaire. La forte syndicalisation des années 1920 permet l'achat d'autres bâtiments dont le 211 de la rue La Fayette, et à l'angle de l'avenue Mathurin-Moreau (actuelle place du Colonel-Fabien). La confédération s'installe dans un bâtiment neuf à Montreuil en 198363.

Critiques

Financement par des syndicats de l'URSS en 1985

Henri Krasucki a demandé en 1985 au conseil central des syndicats de l'URSS d'accorder à son syndicat une aide urgente de 10 millions de francs (1 million de roubles convertibles). Cette demande a un caractère strictement confidentiel et seul le comité central est au courant. Cette aide, approuvée par le Politburo du Parti communiste de l'Union soviétique, sera accordée en deux versements en 1985 et 1986 de 500 000 roubles provenant du comité du tourisme et d'excursion par le KGB64.

La cache d'armes des NMPP

En 1991, la direction des NMPP découvre une cache de plus de 5 000 armes dans un de ses entrepôts de Saint-Ouen. Ces armes avaient été détournées puis cachées par des ouvriers membres du syndicat du livre lors de la faillite de Manufrance en 1980 en prévision du « grand soir ». La direction des NMPP ne portera pas plainte65.
Selon le PDG Emmanuel Schwarzenberg, le scandale aurait été étouffé par le gouvernement socialiste de l'époque, soucieux de ménager la CGT66.

Affaire du financement du comité d'entreprise d'EDF

La CGT a été mise en cause dans le financement du comité d'entreprise d'EDF depuis les années 1990. Au début des années 2000, cette polémique a pris un tour judiciaire, d'une part avec la révocation du Directeur Général de la Caisse centrale d'activités sociales (CCAS), qui avait évoqué des irrégularités lourdes et des dysfonctionnements, et, d'autre part, par le dépôt d'une plainte par trois agents. Bernard Thibault a été entendu par la justice en juillet 2006 dans le cadre de cette affaire. Jean Lavielle et Brigitte Dareau, anciens responsables du CE ont été mis en examen à ce titre 67. La CGT dément toute malversation au CE d'EDF-GDF, affirmant que « les dépenses sont contrôlées en permanence depuis une dizaine d'années, il y a une commission d'appels d'offre »68. Elle a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris en première instance69.

Étrangers en situation irrégulière de la Bourse du travail de Paris en 2009

La CGT s'est fortement engagée dans le soutien aux travailleurs étrangers en situation irrégulière en faveur de leur régularisation administrative. En 2009, sur les 2500 salariés étrangers en situation irrégulière en lutte en Île-de-France, quelque 1500 auraient été régularisés70.
Un collectif d'environ 800 étrangers en situation irrégulière occupait jour et nuit, depuis le 2 mai 2008, les locaux de l'annexe de la Bourse du Travail, rue Charlot à Paris (3e). Le service d'ordre de la CGT les en a expulsés par la force en juin 2009. « Alors que la plupart des squatteurs sont partis pour leur manifestation hebdomadaire à Châtelet (1er) afin de demander leur régularisation, le service d'ordre de la CGT somme ceux qui sont restés de quitter le bâtiment (la Bourse du Travail), appartenant en partie au syndicat. Une quarantaine de « gros bras » de la CGT, « le visage masqué ou cagoulé », arborant des brassards orange, ont débarqué, armés de « bonbonnes de lacrymogène », raconte Djibril Diaby, l'un des porte-parole : « Ils ont profité du fait que nous étions peu nombreux. Dès qu'ils sont entrés, ils ont gazé tout le monde. Il a fallu sortir71. » Les étrangers en situation irrégulière ont passé la nuit, installés sur le trottoir en face du bâtiment, sur leurs matelas posés à même le trottoir, entre le fatras de leurs vêtements et autres ustensiles de cuisine, sous l'œil des gendarmes et CRS71.
La commission administrative de la Bourse du Travail de Paris où siègent les principaux syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CGC, Unsa et Solidaires) a salué la « libération de la Bourse du Travail de Paris par les syndicats parisiens72, » mais a été contestée par certaines associations et certains sections syndicales de la CGT73, alors que d'autres associations de défense des étrangers ont refusé de condamner le principe de récupération de ses locaux par la CGT.

Atteintes à la liberté de la presse

En 2010, lors du conflit autour de la réforme des retraites, la CGT demande à l'ensemble de la presse nationale française de publier un texte23. Les éditeurs ont rejeté la demande de la CGT, expliquant qu’ils n’acceptaient aucune « communication politique » de la part de partis ou syndicats23.
En 2016, lors du conflit autour du projet de la "loi Travail", la CGT impose à l'ensemble des quotidiens nationaux, pour paraître le 26 mai, de publier une tribune intitulée « La modernité, c’est le progrès social, pas la loi « Travail » ! » et signée de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT opposé au projet de loi du gouvernement Valls24,25,74. L'ensemble des titres de la presse nationale à l'exception du journal L'Humanité ont refusé de céder à ce " chantage " 75,76. Le syndicat CGT a bloqué l'impression et la distribution de l'ensemble des quotidiens nationaux qui ont refusé de publier le tract syndical77. Les directeurs des quotidiens nationaux ont vivement réagi à cette méthode « scandaleuse» » : Laurent Joffrin, directeur de Libération a dénoncé un « chantage pur et simple », Alexis Brezet, directeur des rédactions du Figaro parle de « méthodes staliniennes » et de « blocages scandaleux », Louis Dreyfus, président du directoire du Monde indique que dans « d'autres temps, on aurait appelé ça de la censure », Nicolas Beytout, directeur du journal L'Opinion parle du jeudi 26 mai 2016 comme « une date qui restera comme un de ces moments où l'on peut avoir honte de ce qu'est devenue l'action syndicale »77,78,79. Rappelant que les journaux n'étaient déjà pas parus le 31 mars et le 28 avril, le syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) a qualifié de son côté la situation de « prise d'otages »80.

Affaire du comité d'entreprise de la SNCF de la région Metz-Nancy

Le comité d'entreprise de la SNCF de la région Metz-Nancy, géré par des délégués CGT, a été condamné pour avoir employé une aide de cuisine en CDD pendant 12 ans (184 contrats de travail de type C.D.D.) avant de la licencier81. Mercredi 16 mars 2016, l'employée obtenait la condamnation de l'employeur, ainsi que des représentants du personnel. Ils devront lui verser un total de 40 674 euros.

Campagne d'affichage controversée contre la police en 2016

Le 19 avril 2016, à la suite d'incidents entre des « casseurs » et les forces de l'ordre intervenus depuis le début de la mobilisation contre le projet de réforme du code du travail, le syndicat Info'Com-CGT publie une affiche montrant une matraque, une flaque de sang et un insigne de CRS82. Cette affiche a été très largement condamnée par la classe politique83. Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone s'est déclaré indigné par un « appel à la haine » de cette affiche « outrageante », « extrêmement choquante » et « très injuste »83. Le Ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, rappelant que « 18 000 policiers et gendarmes ont été blessés dans l’exercice de leurs fonctions en 2015 », a dénoncé une affiche qui « détruit le lien de confiance entre la population » et la police84.
Le 1er mai 2016, le syndicat Info’com de la CGT a publié une affiche « Loi travail, stop à la répression ! » sur laquelle des policiers foulent un sol maculé de rouge, symbolisant du sang85. Le syndicat d'officiers de police CGT-Police, également affilié à la confédération nationale CGT, a dénoncé une affiche qui « stigmatise une nouvelle fois » les policiers et « les discrimine dans son ensemble »83. De son côté, le syndicat Synergie-Officiers s’est aussi déclaré « scandalisé » par cette affiche, décriant un « torchon inspiré des pires heures de notre histoire »85.

Violences pendant les manifestations en 2016

Suite à la manifestation du 14 juin 2016 contre la Loi Travail, émaillée de violences notamment contre l'Hôpital Necker-Enfants malades, le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a évoqué « une forme de solidarité » entre des manifestants, dont certains brandissant des drapeaux de la CGT, et les casseurs86,87. La préfecture de police a en effet diffusé des photos où on aperçoit des syndicalistes (vêtus d'une chasuble de la CGT) retirer des pavés et lancer des projectiles sur les forces de l’ordre88,89,90. Une autre vidéo montre des syndicalistes charger des policiers avec violence89. Le préfet de police précise également qu'en fin de manifestation, un groupe de 100 à 200 manifestants de la CGT, « venus de l'Ouest et du Havre », a également « participé à des actes de violence », blessant 10 policiers au moment de la dispersion91. Le premier ministre, Manuel Valls, a appelé la centrale syndicale à cesser ses manifestations dans la capitale88. Le syndicat CGT fait aussi l'objet de critiques pour sa lutte contre les casseurs à l'intérieur même des manifestations, accusé par certains de « collusion avec la police »92, et dénonce les actes violents des casseurs93. Les syndicats de police Alliance et CGT dénoncent par ailleurs la responsabilité implicite du gouvernement dans ces violences, qui selon eux chercherait à détourner le débat public du conflit social vers les violences des casseurs, en livrant des consignes favorables à ces derniers94,95.

Bibliographie

Publications générales

  • Émile Pouget, La Confédération Générale du Travail, Bibliothèque du Mouvement Prolétarien, Librairie des sciences politiques et sociales Marcel Rivière (26 p. et 64 p.), 1910, lire en ligne [archive], [lire en ligne [archive]]
  • CGT Approches historiques, sous la coordination de Maurice Moissonnier et Georges Pruvost, IHS-CGT d'Histoire sociale / CCEO-CGT, 1988.
  • La CGT. Audience et organisation, Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, Paris, éditions La Découverte, 1997.
  • Le syndicalisme en France depuis 1945, René Mouriaux, Paris, La Découverte, coll. Repères, 2004.
  • Histoire de la CGT, Michel Dreyfus, Bruxelles, Complexe, 2005.
  • Le Sous-Sol Lorrain, Journal de la Fédération CGT des Mineurs de fer et de sel Est-Ouest, Rétrospective 1950-2006, Fensch Vallée Éditions, 2007.
  • Histoire de la CGT : Bien être, liberté, solidarité (préface d'Elyane Bressol et postface Maryse Dumas), Éditions de l'Atelier, 196 p., 14 janvier 2016 (ISBN 978-2708244719)

Publications confédérales

Notes et références

  1. « La CGT a perdu un tiers de ses adhérents en 2017 », L'Obs,‎ 26 décembre 2017 (lire en ligne [archive])
  2. « Le nombre d'adhérents de la CGT se serait effondré de 34 % en un an, la confédération syndicale dément », Challenges,‎ 27 décembre 2017 (lire en ligne [archive])
  3. « La CGT a-t-elle plus de militants que l'ensemble des partis politiques ? » [archive]
  4. IHS, Congrès Limoges [archive]
  5. BNF La voix du peuple [archive]
  6. CGT, Charte d'Amiens, adoptée au IX° congrès de la CGT en octobre 1906 par 830 voix pour, 8 contre et 1 abstention, 1906, lire en ligne [archive].
  7. Daniel Lindenberg, « Le mythe de la charte d'Amiens », Mil neuf cent, Revue d'histoire intellectuelle, 1/2006, p. 41-55, lire en ligne [archive].
  8. Antoine Prost, Autour du front populaire. Aspects du mouvement social en France au XXe siècle, Le Seuil, 2006, p. 153, les effectifs syndicaux 1918-1938
  9. René Bidouze, Les fonctionnaires, sujets ou citoyens, vol 1, éditions sociales, 1979, p. 173-175
  10. Pierre Cours-Salies, René Mouriaux, L'unité syndicale en France. 1895-1995, impasses et chemins, éditions Syllepse, 1996. Cf p. 71-78, Vincent Présumey, le mouvement pour l'unité syndicale au début des années trente
  11. Bernard Georges, Denise Tintant, Marie-Anne Renaud, Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français, PUF, 1979, p. 289-290. L'émissaire que rencontre Jouhaux est Raymond Sémat, de la fédération de la métallurgie, un des signataires des Accords Matignon
  12. De février 1945 à mai 1946, la longue naissance des comités d’entreprise [archive], humanite.fr, 13 février 2015
  13. Comité d'entreprise d'EDF: pourquoi personne ne bouge [archive], lexpansion.lexpress.fr, 22 septembre 2010
  14. La justice se penche sur le comité d’entreprise CGT d’EDF [archive], la-croix.com, 2 juin 2014
  15. Procès du comité d’entreprise d’EDF-GDF : pendant la grève SNCF, la CGT sur le banc des accusés dans l’indifférence générale [archive], atlantico.fr, 20 juin 2014
  16. « INA - Jalons - Déraillement d'un train à Arras suite au mouvement de contestation de l'automne 1947 - Ina.fr » [archive], sur INA - Jalons (consulté le 1er septembre 2017)
  17. Le SNI et la FEN instaurent alors officiellement en leur sein la représentation proportionnelle des tendances dans les organismes délibératifs et admettent également la double appartenance à une des deux confédérations (CGT ou CGT-FO) à titre individuel dès lors qu'il n'y a pas de syndicat concurrent d'un syndicat national. Cette situation s'achèvera rapidement du côté de FO et en 1954 sur une décision du Bureau politique du Parti communiste français invitant les instituteurs communistes à concentrer leur activité syndicale au SNI. La tendance animée à la Libération par des militants communistes fut longtemps nommée cégétiste puis (après 1954) ex-cégétistes, avant de prendre le nom d'Unité-Action.
  18. Marseille, 1962 : le cauchemar des rapatriés d'Algérie [archive], nouvelobs.com, 6 juillet 2012
  19. Bernard Thibault (CGT) appelle à voter pour François Hollande [archive], lemonde.fr, 1er mai 2012
  20. Affaire Lepaon : comment la CGT est devenue une vieille dame indigne [archive], Eric Verhaeghe, lefigaro.fr, 4 décembre 2014
  21. « Philippe Martinez élu secrétaire général de la CGT », Le Monde,‎ 3 février 2015 (lire en ligne [archive])
  22. « La CGT annonce que toutes les raffineries françaises sont en grève », Le Figaro,‎ 24 mai 2015 (lire en ligne [archive])
  23. a, b et c Alexis Delcambre, « Les patrons de journaux dénoncent le « chantage » de la CGT », Le Monde,‎ 26 mai 2016 (lire en ligne [archive])
  24. a et b « Comment la Filpac-CGT a bloqué la parution des journaux nationaux jeudi », Libération,‎ 26 mai 2016 (lire en ligne [archive])
  25. a et b Thomas Vampouille, « Après l'échec de son chantage, la CGT bloque les quotidiens nationaux », Marianne,‎ 26 mai 2016 (lire en ligne [archive])
  26. « Présidentielle : la CGT appelle à « faire barrage à l’extrême droite » sans inviter à voter pour Emmanuel Macron » [archive], lemonde.fr, 25 avril 2017.
  27. « Réformer, mais avec qui ? » [archive], Telos, novembre 2007
  28. « Marché du travail : un accord historique ? » [archive], Francis Kramarz, janvier 2008
  29. Négociation sur le marché du travail : pourquoi la CGT n'a pas signé [archive], point de vue de Maurad Rabhi, secrétaire de la CGT
  30. a et b « Sous le ciel, la grève », Les Échos, 14 février 2008
  31. « Un avion sur deux à Orly, des retards à Roissy-CDG » [archive], Le Figaro, 11/02/2008
  32. « Terrorisme syndical » [archive], Le Figaro, 12/02/2008
  33. « La CGT boude le NPA » [archive], L'Humanité, 11 août 2009 (consulté le 11 août 2009)
  34. Voir les analyses de Jacques Girault, Benoît Frachon, politique et syndicaliste, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 361 p., Paris, 1989.
  35. Georges Séguy, Résister, de Mauthausen à Mai 68, 230 p., L'Archipel, 2008.
  36. http://www.cgt.fr/spip.php?page=article_dossier2&id_article=36876 [archive]
  37. Maïté Hellio, Mobilisation contre la loi Travail : que pèse vraiment la CGT en France ? [archive], L'Obs, 25 mai 2016.
  38. Taux de syndicalisation [archive], stats.oecd.org.
  39. Systèmes nationaux: Syndicats [archive], fr.worker-participation.eu.
  40. Chiffre annoncé lors du congrès de 2006.
  41. Cgt : 29,54 % ; CFDT : 19,26 % ; FO : 15,25 %)
  42. Le commentaire des résultats du journalLe Monde écrit : « nette victoire de la Cgt » (décembre 2012).
  43. La CGT garde finalement son bastion à la SNCF [archive], lefigaro.fr, 20 novembre 2015
  44. a et b Que pèse la CGT dans ses bastions historiques ? [archive], Guillaume Errard, lefigaro.fr, 18 avril 2016
  45. Michel Noblecourt, « Syndicalisme : la CFDT détrône la CGT de la première place » [archive], lemonde.fr, 31 mars 2017 (consulté le 1er avril 2017)
  46. Gaëtan De Capèle, « Éditorial : «Une bonne leçon pour la CGT !» », Le Figaro,‎ 31 mars 2017 (lire en ligne [archive])
  47. « Représentativité syndicale (CGT) », L'Humanité,‎ 31 mars 2017 (lire en ligne [archive])
  48. Voir sur resultats.prudhommes.gouv.fr. [archive]
  49. « Évolutions des modes de fonctionnement et des structures de la CGT » [archive]
  50. [PDF] « Note de janvier 2009 » [archive] sur Médiapart.
  51. Droit du travail, droit vivant: 2008-2009 - p. 442
  52. Il y a actuellement 857 UL. Leur existence est prévue par l'article 14 des statuts confédéraux : « Les unions locales sont constituées par les syndicats et sections syndicales relevant d’une même zone géographique (localité, partie de localité, secteurs ou ensemble de secteurs, bassin d’emploi, etc.). »
  53. Il y a actuellement 96 UD, dont l'existence et le fonctionnement sont régis par l'article 12 des statuts confédéraux.
  54. article 13 des statuts confédéraux
  55. Documents préparatoires du 51e congrès, et compte-rendu des votes, site CGT.
  56. Le Canard Enchainé, édition du 27 décembre 2017
  57. Le chiffre est contesté http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/12/26/un-tiers-d-adherents-en-moins-a-la-cgt-en-2017 [archive]
  58. « Loi travail : « La CGT joue son va-tout » », Le Monde,‎ 25 mai 2015 (lire en ligne [archive])
  59. Pauline Moullot, « Non, on ne peut pas affirmer que la CGT ne représente que 3 % des salariés », Libération [archive]
  60. Cette date de fin 1898 est reprise de l'ouvrage édité par la CGT elle-même : La Confédération générale du travail et le mouvement syndical, Paris, 211, rue La Fayette, 1925. 691 pages. La liste des divers bureaux ayant administré la CGT se trouve en pages 618-619. Préfacé par Léon Jouhaux, cet opus est essentiel pour connaître les trente premières années de la CGT, l'histoire de ses fédérations et unions départementales. Écrit et publié au moment du schisme entre la CGT « réformiste » et la CGTU « révolutionnaire », il passe sous silence cette dernière. Cette lacune sur la période 1919-1925 est sans doute une des raisons pour lesquelles cette source d'information historique est quasiment passée sous silence par les « officielles » histoires de la CGT, ou de ses fédérations, parues depuis 60 ans… qui « oublient » l'histoire de la CGT « réformiste » entre 1921 et 1936.
  61. Démissionnaire de sa fonction le 26 mai 1909, Louis Niel exerce son mandat de secrétaire général jusqu'à l'élection de son remplaçant : réunion et présidence de séances de la Conférence sur les Bourses, organisation de sa succession : deux appels à candidature, etc.
  62. a, b et c De 1945 à 1957, le bureau de la CGT est composé de deux secrétaires généraux (modification de l’article 9 lors du 26e congrès, en 1946).
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  96. Vie nouvelle [archive]
  97. Options [archive]
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