mardi 21 janvier 2014

cohérence et amnésie - l'ex-PDG de Peugeot ?



----- Original Message -----
Sent: Wednesday, November 27, 2013 8:34 AM
Subject: vingt et un millions

Il est impensable que le gouvernement ne réagisse pas à l'annonce que sous une forme ou sous une autre, le patron de Peugeot va quitter l'entreprise avec 21 millions d'euros en primes. Avoir fermé Aulnay et liquidé plus de dix mille emplois... pour économiser de la masse salariale...

Combien d'emplois... combien de vies f... représente cette somme ?


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Varin exige une « baisse des coûts pesant sur les entreprises »

Le Monde.fr avec AFP | 14.01.2014 à 04h48 • Mis à jour le 14.01.2014 à 13h00
Philippe Varin, ancien dirigeant de PSA, en février à Paris.

Alors que le chef de l'Etat doit détailler le contenu du « pacte de responsabilité » avec les entreprises, mardi 14 janvier, le président de PSA Philippe Varin dresse la liste des attentes des chefs d'entreprises, dans un entretien au Figaro.

Egalement président du Cercle de l'industrie, un think-tank qui rassemble les trente-quatre plus grandes entreprises industrielles françaises, il assure : « nous ne voulons plus d'un discours qui stigmatise les chefs d'entreprise. Ce sont les entreprises qui créent les emplois et la richesse de la France ».
« Ensuite, nous attendons que le président fixe un cap clair et si possible précis pour restaurer la compétitivité. Libérer les contraintes et s'engager dans une réelle baisse des charges, c'est crucial », insiste le président du directoire de PSA.
BAISSE DES COÛTS ET BAISSE DES IMPÔTS
Pour Philippe Varin, qui a fin novembre renoncé à sa retraite chapeau d'un montant de 21 millions d'euros, face à l'avalanche de critiques, « la priorité, c'est une baisse des coûts pesant sur les entreprises ». Cette réduction doit se faire dans trois domaines : « l'allégement de la fiscalité, la baisse du coût du travail et un prix de l'énergie compétitif ».
Il réclame aussi « une stabilisation du cadre réglementaire pour que les règles ne changent pas en permanence et des Assises de la fiscalité qui aboutissent réellement à une baisse des impôts ». Concernant la baisse des dépenses publiques, « c'est le coût du millefeuille territorial qui doit être réduit en priorité ».
Enfin, sur la contrepartie en matière d'embauches attendue du patronat en échange d'une baisse du coût du travail, M. Varin promet que les chefs d'entreprise « assumeront leur responsabilité sociale et économique. Si les conditions d'amélioration de leur compétitivité, donc leurs marges, sont restaurées, ils investiront et embaucheront ».
Le président Hollande a annoncé le 31 décembre qu'il proposait aux entreprises un « pacte de responsabilité » fondé sur « un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d'embauches et plus de dialogue social ».

Inquiétude & Certitudes - mardi 21 janvier 2014




Mardi 21 Janvier 2014

Hier
22 heures 40 + Dialogue entre deux hommes d’empathie sur les grands sujets, notamment « notre » Proche-Orient et la capillarité française avec lI'slam (Napoléon, Méhémet-Ali, nos grands arabisants que saluait tant Moktar Ould Daddah : Lévy-Provençal, Massignon et même Monteil. [1]

Ce matin

06 heures 31 + Couriellé à l’Elysée. C’est sur l’oreiller tandis que nous nous endormmions qu’Edith m’apprend ce qu’elle avait entendu au petit matin sur Europe 1. La Chine entre au capital de Peugeot : sept cent cinquante millions. J’ai été terrassé d’humiliation. La trahison, la colère, l’impuissance. Le rapport des Français au pouvoir politique qu’ils se donnent, pouvoir devenu tellement résiduel, tellement fermé sur soi. – Prier…  [2] Et moi, j’en ferai mon fils aîné, le plus grand des rois de la terre… La France, fille aînée de l’Eglise : en poste à l’étranger, en l’absence de nonce apostolique, je me croyais chargé, naturellement, aussi de cela, une certaine défense et illustration des chrétiens sur place, vg. le Kazakhstan jusqu’à ce qu’il me soit donné de faire établir la relation diplomatique avec le Vatican.  L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là, son sacre par Samuel… le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C’est lui ! donne-lui l’onction ». Samuel prit la corne pleine d’huil, et lui donna l’onction au milieu de ses frères… L’hérédité ne vint qu’après, l’institution n’avait pas été voulue par Dieu, elle ne fut que consentie par Lui. Le décisif était et reste l’inspiration divine, ce qui suppose la prière de Salomon, la piété de David, quels que soient les péchés, les adultères, les assassinats. Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut ! .. . sans fin, je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. Commentaire … de la disgrâce de Saül, le roi initial : Le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »  Quant à nos rites, que sont-ils ? Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homm st maître, même du sabbat. Vie, ma vie, j’en sais l’issue, que Dieu veuille maintenir ma foi et la laisser éclore, parmi les miens, au grand jour de ma mort. Mais la politique maintnant ? je n’ai plus qu’une curiosité : savoir comment cela va finir ? car il est impossible que nous trainions encore trois ans et plus pour avoir à choisir de reprendre ce qui fut déjà notre entrée en cynisme et en désastre. Nous vivons un drame en humanité, nous vivons une certitude en nous-mêmes selon ce que nous avons reçu. N’avez-vous jamais lu ce que fit David ? Alors l’incompréhensible et l’inadmissible ? maintenant et au temporel ? je ne sais. Ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : «  Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »

matin

Ouest-France titre à la une : l’Etat s’invite au capital de Peugeot. Le Monde : « La France sauve PSA Peugeot de l’emprise chinoise. Je vais aux précisions. Le groupe chinois est à tout-faire pour la Chine actuelle et à mutliplier les entrées partout, mais surtout en Europe. En rang mondial pour la fabrication, tous produits compris en 2013, Nissan est plus important que Renault et l’ancienne régie est même surclassée par Peugeot. Arnaud Montebourg fait de l’incantation : " l'Etat intervient de multiples manières : il organise la résistance économique lorsque que nous avons des défaillances d'entreprises ; il remet de l'ordre dans le désordre, c'est le cas dans les télécoms ; il investit là où nous avons à trouver des solutions pour garantir, protéger, défendre des intérêts industriels ".  Et je vois deux choses : l’enjeu véritable est d’accéder à des financements chinois, et le financement par l’Etat de sa part censément égale à celle de Dong Feng se fait par les parts dégagés des réajustements d’Airbus. Ainsi, nous finançons la dépendance d’un groupe privé, notoirement hostile aux vœux gouvernementaux de ne pas fermer Aulnay et de sauvegarder l’emploi dans l’hexagone, en nous désengageant du seul fleuron industriel proprement européen, et d’initiative franco-allemande quand celles-ci étaient concrètes, sérieuses et sans complexe de part ni d’autre. – Toile de fond, la grane pensée du règne » : le pacte de responsabilité, le MEDEF en est à saluer le discours présidentiel mais à demander des explications et à nuancer : ce n’est pas un engagement.


[1] - ----- Original Message -----
From: Belhassine
Sent: Monday, January 20, 2014 10:54 AM
Subject: Re : sur le chemin qu'il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu - textes du jour
Intéressante réflexion de notre cher Max Christian sur le mariage musulman comme antidote au divorce par la dote obligatoire.
Mais dans les faits, la répudiée ne récupère tout au plus que la moitié de son dépôt de garantie car le juge barbu estime souvent dans sa grande sagesse que "la seconde main" n'a pas valeur de  neuve. Selon les pays l'argus varie.
En Arabie Saoudite, on trouve de très belles occasions, hélas difficilement exportables !...

-----E-mail d'origine-----
De : Max Christian DUCOMTE
A: hbelhassine
Envoyé le : Lu, 20 Jan 2014 16:47
Sujet : droit coranique
Monsieur Hedy (je ne connaissais pas ce prénom) !
J'ai lu votre note à notre cher Bertrand Fessard de Foucauld. Vous m'honoreriez, si vous le vouliez bien, en m'expliquant quelque chose.
Je n'ai d'expérience directe que marocaine, mais de première main puisque je cohabitais au palais de justice avec les qadi (je crois que le pluriel est presque semblable au singulier, peut-être qadîn) que je consultais pour les problèmes de droit coranique, la mouddawana étant d'ailleurs codifiée aussi en français. Comment le qadi peut-il réduire de moitié la dot lors de la répudiation ? D'abord la procédure est uniquement adoulaire, sauf bien sûr litiges mais seulement sur la consistance de la dot initiale, connue par l'acte de mariage. Ensuite, dans les milieux aisés, la dot est souvent constituée de biens réels (maisons, fonds de commerce, valeurs mobilières et les fameuses ceintures en or et émeraudes) enregistrés au nom de l'épouse ou gardés soigneusement par elle en son coffre à la banque. Enfin l'usage est fréquent de ce que l'épouse mandate son wali (ça ne veut pas dire que préfet), donc le plus souvent son père, pour encaisser la dot à sa place et la lui garder (ce qui a d'ailleurs donné naissance à la légende selon laquelle les pères vendent leurs filles).
Cordialement vôtre
Max Christian Ducomte.


----- Original Message -----
From: Belhassine
Sent: Monday, January 20, 2014 6:23 PM
Subject: Re : droit coranique

Cher Monsieur,Je me souviens d'un chauffeur de taxi au Caire montrant du geste de la main un bâtiment imposant : « et voici le Palais SANS Justice ». 
L'injustice est le premier fléau des sociétés arabes. Le droit est bafoué à chaque audience.
Ce n'est pas le cas au Liban, en Tunisie et au Maroc : Pays de civilisation, de tradition, d'érudition. La justice n'y est pas parfaite, mais les juges savent le droit et ils le disent avec une parfaite équité surtout lorsque le litige concerne leurs pairs, c'est à dire des hommes de la bonne société.
Au Yémen, Arabie, Soudan, Egypte...la charia est interprétée selon la générosité du justiciable ou l'humeur du magistrat.
J'ai raconté dans un de mes billets comment un saoudien parti au jihad en Irak avait répudié son épouse par simple texto. Un juge a validé la procédure au motif que l'homme avait adressé la copie de son message téléphoné à deux témoins.
En ce qui concerne la dot, celle-ci se présence la plupart du temps sous forme d'un couffin plein de billets et/ou de troupeaux de chèvres et chameaux.
Je suis par conséquent tout à fait d'accord avec vous, mais Meknès, Rabat, Tunis, Sfax... sont hélas des exceptions.
Bien cordialement,
Hedy Belhassine

----- Original Message -----
Sent: Monday, January 20, 2014 9:17 PM
Subject: Re: droit coranique

Cher Monsieur,
Merci infiniment. Cela me réjouit quand même de constater que, dans un pays aussi religieux que le Maroc, où le roi est (ou se dit) descendant du prophète et commandeur des croyants et où les ouléma sont consultés sur chaque projet de loi de statut personnel, le droit coranique est codifié de manière très libérale et interprété correctement. Cela ouvre des horizons. La répudiation par téléphone ou courriel, je n'aurais même pas imaginé.
Très cordialement.
 Max Christian Ducomte

[2] - 1er Samuel XVI 1 à 13 ; psaume LXXXIX ; évangile selon saint Marc II 23 à 28

Inquiétude & Certitudes - mardi 21 janvier 2014

jusqu'à plus ample informé ?




----- Original Message -----
Sent: Tuesday, January 21, 2014 7:01 AM
Subject: humiliés et trahis - puis-je mettre encore un point d'interrogation

Sauf si la participation de la Chine au capital de Peugeot est une participation croisée, nous faisant entrer dans le capital d'un constructeur automobile chinois d'importance, je me sens humilié et désespère comme à mes dix-douze ans pour Dien Bien Phu et Suez. Encore la décolonisation, si souvent sanglante pour nous et pour ceux qui se séparaient de nous, parce que nous n'avions pas su... a-t-elle avec de Gaulle été un décisif rebond et un regain d'influence et de personnalité. Quel rebond ? aujourd'hui et demain.



En conférence de presse, où il est ergoté pour savoir si le Président est social-démocrate ou social-libéral et après laquelle il est commenté qu'il a repris la main, qu'il a pris un risque, que la politique de l'offre est un tournant... on ne "décrypte" même plus... ce n'est qu'à la fin et à la subreptice qu'est évoquée, chuchotée une entrée de l'Etat, sur éventuelle demande de la famille, dans le capital de Peugeot. A cet instant-là, où le Président ne savait pas la démarche chinoise - et alors il n'y a plus de pouvoir politique en France... ou il la savait, et pourquoi n'en a-t-il parlé ? Pour ne pas la faire échouer ? En être ainsi complice et compagnon ? au nom de l'Etat ? Ne pas nationaliser !!! après avoir tant donné et après qu'Aulnay ait fermé... des sommes qui ne sont que le double de ce qu'a empoché Tapie. Tandis que le milliard pour Dassault et faciliter une négociation foireuse avec l'Inde... où les trois quarts de la commande seront fabriqués sur place et copiés pour les tiers.



Humiliés, certainement. Trahis ? puis-je mettre un point d'interrogation ?



Patriotisme, civisme = souffrance, tristesse.



Et évidemment, aucune solution européenne... Siemens avec la Russie, Areva avec ?



Risée et commisération de " l'univers ", passe encore. Dépossédés : non.  



J'ai soixante-dix ans, j'ai vu le soleil en face en 1958 puis les deux décennies et un peu plus qui suivirent. Verrai-je la renaissance française ? verrai-je l'indépendance de l'Europe et la solidarité de ses Etats-membres ?

lundi 20 janvier 2014

Inquiétude & Certitudes - lundi 20 janvier 2014



Lundi 20 Janvier 2014

Hier soir

21 heures 56 + Marguerite revenue, n’arrive pas à dormir, a dû pleurer : à son tour elle apprend à se débrouiller avec la vie, et à la faire sienne. Expérience de cette journée, l’amour est alliance et solidarité pour ce qui est couple… en famille il est rémission, retour à l’attention mutuelle… l’affectivité invente ou alourdit, la réalité est toujours une surprise… je la vis en ce moment, l’enfance a tant de réserves.

Ce matin
06 heures 36 + Qui sommes-nous ? qui suis-je surtout pour juger, évaluer un autre, avoir même quelque droit à la curiosité de qui il est ? est-il son ouvr ? ou l’est-il de Dieu ? mystère de l’autre d’une grandeur et d’une intensité analogue à celle de notre amour en couple qui nous dépasse tellement et dont les rebonds, apparemment constants, sont chaque fois différents comme si la vie état l’occasion chaque trouvée – par lui, l’amour, plutôt que par nous si contingents, si vulnérables, si désespérants l’un pour l’autre. Et il y a l’enfant… et au loin ceux qui meurent. Et habitavit in nobis… et le texte continue du même souffle, et ous avons vu sa gloire, malgré nous ? ou parce que nous fûmes, nous devenons habités. – Lecture précieuse de mon cher Max Christian [1] reçue hier soir.
Prier…[2] ce jour-là, ils jeûneront. Et puis il y aura le « pain de vie », il y aura l’Eucharistie. La relation qui dut faire beaucoup question entre Jésus et son Précurseur. Les contemporains y reviennent en questions multiples… Jean-Baptiste s’en explique d’emblée, Jésus continue. Le Christ quoique prédit et attendu pendant nos siècles, et maintenant dans chacune de nos vies, est une nouveauté radicale, pas de synchrétisme, ni de mélange. Personne ne raccommode un vieux vêtements avec une pièce d’étoffe neuve… personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres… autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage… autrement la fermentation fait éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. Le fond des comparaisons et paraboles données par Jésus, aucune ne vient de son métier, de son expérience professionnelle dans la milieu familial, le bois, la croix… Le peuple autant que le roi qu’il a voulu sont punis de leur comportement : la révolte st un péché comme le recours à la divination. Qu’avait donc fait Saül ? qu’a donc fait Achaz en refusant, selon lui, de mettre Dieu à l’épreuve en lui demandant un signe. Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin, as-tu fait ce qui st mal aux yeux du Seigneur ?  - Mais j’ai obéi au Seigneur, je suis allé où il m’envoyait…  dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l’extermination, petit et gros bétail, pour l’offrir au Seigneur. Réponse aussi forte que circnstanciellement énigmatique : est-ce que el Seigneur aime les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? Mystère de notre relation à Dieu. Ce n’est pas nous qui la décidons, ni qui la menons, encore moins qui en connaissons normes, valeur, authenticité. Nous en éprouvons les bienfaits, le vrai est là. Qu’as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n’aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles.



soir

France-Infos. avant vingt heures (notre voiture de location). Je pourrai naturellement « écouter la radio » aux heures et être ainsi… je préfère de beaucoup, ces temps-ci réfléchir, non pas dans l‘abstrait mais hors éphémérides, en profondeur si je puis écrire sans forfanterie. Pierre Nora, dont j’entends les dernières phrases d’une émission d’intelligence politique. J’ai de l’estime pour celui qui a procuré le journal du septennat de Vincent Auriol, quoique je ne sois pas heureux de son patronage d’élection à l’Académie française de Simone Veil, pour le siège de Pierre Messmer. J’ai dit à l’époque et communiqué ce que j’avais écrit à celle-ci et comment j’ai démarché les immortels, n’ayant d’écho vrai que Jacqueline de Romilly… .rmais je ne peux « laisser passer » ses mots : si la gauche discrédite la politique, alors Nicolas Sarzkoy, sur une base républicaine, toute différente de celle de 2007, sera le rempart naturel contre l’extrême-droite. La gauche ne discrédite qu’elle-même en menant une politique de droite et si François Hollande, bien bêtement, a continué de mener des affaires de cour sans aucune maturité au lieu de se consacrer minute par minute à notre sort national, il ne discrédite que lui-même. La chose est trop grosse pour que la France s’assimile à lui dans l’affaire Gayet (avec l’interrogation, cancer de la prostate en 2011 et Julie enceinte de quatre mois, sans doute par procréation médicale assistée, alors…). Tandis que de Woerth à l’ensemble des affaires Bettencourt, Karachi, sinon à parler de la droite de son ensemble, les emplois fictifs et les appartements de la ville de Paris, les marchés de sondages de l’Elysée et une corruption énorme : la parole de la France achetée par les putschistes mauritaniens, en liquide, en la personne de Claude Guéant. Politique et fesse à gauche, mais corruption à droite. Une politique qui reste assumée à gauche, même si elle est désastreuse et traîtresse, mais une politique vénale à droite, trichée, oblique. Ce n’est pas le même plan.

Mon abonnement au Monde, remis en place. Nu&mro daté des 19-20. Très indulgent de titre à la une, mais faisant réfélchir. FH acculé à se caractériser politiquement puisque l’affaire Gayet le met personnellement à découvert pour les différentes failles de comportement et de caractère que celle-ci met en lumière. Social-démocrate, cela reste peu..Il faut à toute politique une dialectique. – Un bloc circonstanciel : Juppé, Bertrand, Lemaire pour une primiare à l’.U.M.P. en 2016 alors que Sarkozy – incapable d’une conférence de presse-reais à la de Gaulle sous la Quatrième République, incapable de l’écriture d’un livre fort : bilan et propositions, ce que j’aurais fait,… ce que j’allais faire…– entend être candidat selon les acclamations.

Je ne sais pas du tout l’avenir, mais je voterai pour n’importe qui afin d’éviter « un retour aux affaires » de Sarkozy, présenté comme un auveur et qui, en « remake », sera pire qu’il y a cinq an. Je votera également contre Valls. Habituelle configuration d’un compétiteur à gauche du président régnant : Rocard, Chevènment, Valls, tous forcément à droite par rapport à celui qui a ramené la gauche au pouvoir. – Nécessité de remettre François Bayrou, en candiat indépendant du droit-gauxche pour la prochaine élection présidentielle. Mais évidence que nous n’allons pas continuer encre trois ans avec un président dont le cap est contesté par la doctrine, par la mémoire de gauche et par l’absence totale de résultats vraiment propres à ce cap, continuer avec un président qui ne saurait trancher très vite ses affaires d’alcôve, de cœur et de protocole.

nuit

J’apprends (Le Monde des 19-20 Janvier) l’existence d’un Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l’Elysée. Il serait à l’origine de ce qui passe pour une option décisive, dont l’énoncé aurait été manqué lors des vœux présidentiels de fin d’année, mais pleinement réussi mardi dernier en conférence de presse : la politique de l’offre. Pour ma part, je ne vois pas bien. L’offre des entreprises (françaises) et à qui ? si la consommation baisse ? Une politique de croissance, avec pas 1% de prévision pour 2014, la Grande-Bretagne thatchériste de nouveau prévoit plus de 2%. Au-delà d’une décision de politique économique, ce serait surtout une reprise d’autorité de Hollande, qui donnerait raison aux propos de Moscovici en université d’été au MEDEF, qui s’émanciperait de la gauche radicale dont pourtant les voix ont été décisives au second tour, alors que son abstention était redoutée. – L’article est vaseux, évoque aussi selon Emmanuel Macron (après Emmanuelle Mignon pour le quinquennat précédent) une « restauration de la souveraineté française », un « socialisme de l’offre » selon Gérard Collomb le maire de Lyon. Se faire rattraper par l’Espagne… le plus grand risque est de ne pas prendre de risque. Sensation surtout qu’il y aurait une rivalité avec le Premier ministre à propos des gens de Bercy. Bref, les querelles de l’opposition autour des primaires ou pas pour 2017, cristallisant les clivages suscités par la probable tentative de Sarkozy, toujours plébiscité par les militants de l’U.M.P., ont leurs pareilles chez ceux qui exercent le pouvoir. C’est au total pitoyable.

Puis soudain, en nous couchant, ma chère femme me dit avoir entendu ce matin en boucle autour de six heures sur Europe 1 l’entrée d’une firme chinoise dans le capital de Peugeot…
 


[1] -  ----- Original Message -----
From:
Sent: Sunday, January 19, 2014 10:05 PM
Subject: Re: je ne le connaissais pas - textes du jour

Je crois en effet comme vous que Iohhanân le baptiseur connaissait assez peu son cousin ou petit-cousin Iéchoua'. Il n'habitaient pas dans la même région. Iohhanân avait déjà des disciples alors qu'Iéchoua' était encore seul et ne commencera à s'entourer de compagnons que le lendemain. Iohhanân découvre vraiment par l'annonce divine qui lui est faite lors du baptème d'Iéchoua' la véritable nature de celui-ci, divine et humaine.
Si l'on compare les récits évangéliques du baptème du messie Iéchoua', l'on constate que le rôle annoncé par Iohhanân pour le fils de Dieu est un rôle vengeur (déjà la cognée se trouve à la racine des arbres ... il tient dans sa main la pelle à vanner ..... dans le feu qui ne s'éteint pas) assez peu conforme à ce que sera le message christique. Cela infirme l'idée d'une pieuse connivence entre eux deux.  
Iohhanân était le fils unique d'un prêtre ou kohen et donc kohen lui-même puisque la fonction était héréditaire et que l'onction semble n'avoir été obligatoire que pour les grands-prêtres. Cela me donne à réfléchir. Il n'est pas impossible d'imaginer que Miriâm, mère du messie Iéchoua' et parente de la mère d'Iohhanân, ait été elle aussi de famille sacerdotale ou à tout le moins lévitique, tribu assez endogame.

Je change de sujet. Je constate que les structures familiales musulmanes sont en fait beaucoup plus solides que celles issues du christianisme rectifié par les lumières. Je veux dire que la répudiation, bien que formellement plus aisée puisque par déclaration verbale devant notaires (les adoul), est d'une pratique beaucoup moins courante que le divorce occidental. Cela est dû au réalisme musulman qui, justifiant l'exclusivité masculine de la répudiation par l'obligation de paiement d'une dot par le mari à sa femme préalablement à la consommation du mariage, a astucieusement introduit une efficace dissuasion pécuniaire au caprice masculin. La dot, loin d'être symbolique, négociée âprement qu'elle est par le père de la fille avec le fiancé, peut atteindre plusieurs années du revenu de ce dernier. Pendant le mariage, il entretient seul le ménage (qui devient vite une famille nombreuse) sans pouvoir exiger de contribution pécuniaire de son épouse. S'il répudie celle-ci, elle s'en va avec sa dot, libre de remarier, et lui n'a plus qu'à mettre des sous de côté pour doter une nouvelle épouse. En somme, le mari paie par avance la prestation compensatoire que le juge prononce chez nous seulement lors du divorce. Pour cette même raison, la polygamie urbaine est rarissime et la bigamie très peu courante : le mari doit en outre entretenir ses épouses dans des logis distincts et en toute égalité de traitement. Je n'ai connu qu'un cas lors de mes années au Maroc : un riche agriculteur devenu d'âge très mûr s'est doté d'une seconde épouse jeune ; la dot a consisté en un fonds de commerce de vêtements en ville nouvelle. J'ajoute que la loi marocaine prévoyait alors la possibilité d'inclure dans le contrat de mariage, à la demande de la fiancée, une clause obligeant le mari à la répudier avant de conclure un second mariage et même une clause permettant à une épouse d'obliger discrétionnairement son mari à la répudier en lui remboursant la dot et les intérêts. J'ai également été témoin d'un cas où, le mari ayant battu son épouse, le père de celle-ci a conduit cet homme de force devant les adoul pour qu'il prononce la répudiation et il a obéi. Le législateur musulman a été réaliste et a créé les conditions d'une vraie proportionnalité des droits et des devoirs. Ce régime est plus protecteur, pour la femme, que le pacs. Le mariage chrétien, monogame et indissoluble, demeure un sacrement réservé aux couples capables d'amour et de discipline morale sous le regard de Dieu. Ce problème mériterait un débat public qui serait d'une autre hauteur que celui concernant les minables rustines actuelles. 
              
Fraternellement.

[2] - 1er Samuel XV 16 à 23 ; psaume L ; évangile selon saint Matthieu II 18 à 22

dimanche 19 janvier 2014

l'étranger et nous - Grande-Bretagne . 15 Janvier


LES ECHOS


POLITIQUE ET SOCIETE

L’humour anglais s’empare de l’affaire Hollande - Gayet

Par Nicolas Madelaine | 15/01 | 09:59 | mis à jour à 12:58 | 17commentaires


« Avec tout le respect dû, il y avait un éléphant dans la salle », s’amuse le Telegraph. « Difficile d’imaginer un tel traitement de faveur pour un leader dans aucun autre pays, » selon « The Independent ».


La presse anglo-saxonne s’indigne et s’amuse ce matin, au lendemain de la conférence de presse du Président français François Hollande . Alors que le président a refusé de parler des conséquences de sa supposée liaison avec Julie Gayet, les journaux ironisent en particulier sur ce qu’on estime outre-Manche être la déférence des journalistes français.
« Deux François Hollande sont apparus devant la presse, note ainsi « The Independent », un quotidien de gauche. L’un d’eux, l’homme d’Etat qui voudrait sauver la France, a refusé de commenter les escapades nocturnes de l’homme privé. 600 journalistes l’ont laissé s’en tirer ainsi. Il est difficile d’imaginer aucun leader dans un autre pays démocratique s’en sortir à si bon compte ». L’autre quotidien de gauche, « The Guardian », fait quelques remarques dans le même sens. Il estime ainsi que la presse française a fait « toute les contorsions possibles pour poser la question sans la poser ».

Presse de droite la plus virulente

Evidemment, c’est toutefois la presse de droite et tabloïd qui est la plus virulente. « Le premier journaliste a ouvert sa bouche et fait quelque chose qu’aucun loup de Fleet Street n’aurait fait, raconte un journaliste du « Telegraph ». Il a dit au président que c’était un honneur de lui poser une question (…) je me suis demandé si cet homme était le valet du président. »
« Le président n’allait certainement pas s’en sortir comme ça par la crème des journalistes français, poursuit le journaliste dans un des articles les plus longs consacrés à cet aspect de la conférence de presse titré : « with the greatest respect, there was un éléphant dans la salle » . Mademoiselle Trierweiller a du personnel payé par les contribuables à hauteur de 20.000 euros par mois, et pourtant, ils subventionnent une femme qui n’intéresse plus le président. »

« Ah les Français, sont-ils fous? Ou bien est-ce nous? »

L’article se termine ainsi : « eh bien, nous les Britanniques avons appris une importante leçon : pendant des siècles, on a véhiculé le stéréotype du Français obsédé du sexe. Alors qu’en réalité, ces âmes pures abstinentes ont si peu d’intérêt pour la chose que, lorsque leur président est pris dans le scandale le plus alléchant depuis l’affaire Lewinsky, ils ne posent des questions que sur la sécurité sociale. Ah les Français, sont-ils fous? Ou bien est-ce nous? »
Dans le « Daily Mail », un tabloïd, un billet de Quentin Letts adopte même un ton plus direct. « Quand le président a parlé de ’pacte de responsabilité’, personne n’a ri. Personne n’a bronché lorsqu’il a demandé une ’croissance vigoureuse’, la ’transition énergétique’, ou dit qu’il avait ’un agenda serré’ ».
Le chroniqueur raconte la scène ainsi : « devant lui, un salon de mangeurs d’huîtres, les dépositaires poudrés, suiveurs et prêts à étouffer la vérité de l’opinion parisienne polie ». Pas étonnant, pour Quentin Letts, qu’ils « ne disent jamais la vérité sur la commission européenne. »
LIRE AUSSI La presse allemande attend Hollande au tournant

Inquiétude & Certitudes - dimanche 19 janvier 2014