lundi 14 février 2011

Inquiétude & Certitudes - lundi 14 février 2011

Lundi 14 Février 2011

Prier… le monde à soulever chaque matin et puis au coucher l’osmose est constatée et une journée de monde et de vie a eu lieu, la conscience du temps et des différences s’est dissoute.
[1] La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Au-delà de tout parcours personnel, vocation ou pas ? orientation de vie selon un appel et au-delà de l’obsession des hiérarchies catholiques sur la diminution des effectifs de cadres alors que cette diminution n’est que le reflet – en Europe – de l’indifférence croissante, des mariages et baptêmes en nombre plus que réduit, de la mutation des familles, de la perte de toute structure et de toute envie de transmettre quoi que ce soit, il y a cette situation du Christ qui est la nôtre : évangéliser, et Jésus semble, malgré qu’il dispose d’encore soixante-douze disciples à expédier, en sus des apôtres qu’il vient d’instituer, se désoler du petit nombre. Jésus désigne et donne des consignes, la « feuille de route », dirait-on aujourd’hui. La question plus un état de fait et une manière de s’y prendre, que celle des vocations. Il n’est pas non plus question de conversion, mais d’une simple annonce assortie de bienfaits tangibles, précurseurs. Le chrétien, le croyant sont précurseurs, seulement, mais c’est nécessaire : guérissez les malades, et dites aux habitants : ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous ’. Annonce quasi-nominale et à domicile dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘ Paix à cette maison ’. Les lieux, l’ambiance, le cadre de vie, une certaine communauté… Le reste n’est pas fait par nous : On voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu.

début de matinée


La Chine, deuxième puissance économique mondiale, juste derrière les Etats-Unis, la place qu’occupait le Japon depuis 1968 : exportations en croissance anuelle de 38% et importations de 53% à ce que j’entends. Commentaire de Jean-Pierre Gaillard : la croissance chinoise à 10% l’an génère une croissance mondiale de 4%, ce que la bourse enregistre avec bonheur : + 7,79% depuis le 1er Janvier. On ressasse le passé hitlérien ou les déclenchements de guerre mondiale ou les grandes crises économiques ou spirituelles du passé, et on fait pire. Au lieu de « cadrer » la Chine, on s’accroche à elle et on la fait locomotive : l’hégémonie américaine avait quelques titres à la reconnaissance du monde en 1918 et en 1945 au moins ; on doit à la Chine une bonne part de la civilisation, l’une des civilisations les plus importantes du monde, mais en termes de relations internationales, elle a toujours été un piège, soit qu’elle rende prédateur le monde entier de l’époque : 1850.1937, soit qu’elle fasse échec au système soviétique, soit qu’elle réduise au chômage l’ouvrier européen. Elle n’en est pas responsable moralement, elle n’est qu’elle-même. Soyons nous-mêmes, et parlons d’un bord à l’autre. Trouvons les bases communes et ne jouons pas les spoliations et les dominations successives.

L’Algérie, une analyse : 1988 et 1991, l’armée tire, en 1988, 450 morts. L’armée refuse de tirer sur le peuple en Tunisie et en Egypte, et fait – sinon le changement, c’est manifestement à voir en Egypte où les évacuations de la place Tahrir ont l’air musclées – du moins le préalable du départ des dictatuers. En Akgérie, l’armée tire sur le peuple depuis vingt-cinq ans et la corruption, c’est elle, le pourrissement de toute tentative institutionnelle, c’est elle. Si révolte et mûe, il doit y avoir, ce ne peut être que contre elle, alors au préalable combien de centaines de morts ? Mais souplesse d’une économie de riches avec 150 milliards de dollars en réserve de change : plus que la France !

Nos discours politiques sur l’opportunité chinoise ou sur les courages des peuples secouant, etc… sont honteux. Je n’ai pas le texte des communiqués égyptiens, mais l’armée gardera le pouvoir si les résultats électoraux ne lui plaisent pas. Les Etats-Unis et Israël soutiendront la dictature probable.

C’est le Figaro qui donne les bonnes feuilles du rapport interne sur les dysfonctionnements éventuels de la justice à propos de l’assassinat de Laetitia. Ou en tout cas, puisque je ne l’ai pas lu, a de quoi le commenter, dans le sens qui justifie Sarkozy…

[1] - 2ème lettre de Paul aux Corinthiens IV 1 à 7 passim ; psaume XCI ; évangile selon saint Luc X 1 à 9

dimanche 13 février 2011

Inquiétude & Certitudes - dimanche 13 février 2011


Dimanche 13 Février 2011


Tasse de thé, vœux de bonheur. Ma chère femme répond : qu’est-ce que le bonheur ? Prier… si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Mouvement typiquement coranique : pour le musulman tel que j’en lis le livre fondateur, la foi, différemment des chrétiens, est native et évidente. La vie est affaire de fidélité ou de reniement. Tandis que pour nous, la foi se reçoit et se demande. Evidemment, la rencontre se fait dans la commune expérience et conviction de la miséricorde, de la toute-puissance et de la transcendance divine. Verset aussi qui fait écho à ce qu’ayant reçu hier soir, ma femme et moi, des propos et une rencontre qui nous structurent, avec un maître mot, la fidélité, je connais en remercier nos amis, et leur citer ce mot de Mauriac troublé, comme bien des Français dits d’élite par la proposition de de Gaulle à l’automne de 1962 de décider l’élection du président par le suffrage universel direct, et de décider cela par referendum. Bloc-notes d’alors : dans le doute, il faut choisir d’être fidèle. – Notre texte, ce matin, honore notre liberté, propose l’alternative : étends la main vers ce que tu préfères (les lectures de ces jours derniers, Eve tend la main vers le fruit déconseillé…). La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. Remarquable, surtout dans la Bible mais aussi le Coran, tout texte montrant la toute puissance de Dieu enseigne autant la liberté humaine, ce n’est pas contradictoire, c’est même analogue. Péché et commandement s’en déduisent. Car la sagesse du Seigneur est grande, il est tout puissant et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a permis à personne de péché. A qui, aimée, me demande qu’est-ce que le bonheur ? pourquoi ne sais-je pas répondre : c’est de vivre. Notre petite fille, j’évoque les martyrs de la foi, le choix qui leur est donné, trahir ? ou être tué. Six ans et demi, elle répond : vivre. Et elle a raison. Identifier dépression, creux, mal-être, soumission à la tentation, à l’addiction, à notre/mon égocentrisme natif et foncier : les identifier comme la mort. La vie et la mort sont proposées aux hommes. … Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres. Sagesse ancienne, écho du psalmiste, commentaire de l’Apôtre… nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée… aucun de ceux qui dominent ce monde, ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. … Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux.. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… Eh bien moi, je vous dis… Le Christ conclut et nous invite à conclure par la « surmultipliée ». Jésus expose les commandements, la morale humaine, la tradition et même le droit, ce qui fonde notre société et passe de l’interdit au rayonnement, à la perfection. Avec la finesse psychologique qui caractérise les évangiles : Vous avez appris qu’il a été dit : ‘ Tu ne commettras pas d’adultère ’. Eh bien moi, je vous dis : ‘ Tout homme qui regarde une femme et la désire, a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur ’. [1]

tout début de matinée

Couriellé à l’Elysée :
----- Original Message -----
From:
Bertrand Fessard de Foucault
To:
Christian Frémont, directeur du cabinet du président de la République
Sent: Sunday, February 13, 2011 8:34 AM
Subject:
discerner
Cher Préfet,
le Président est entouré de conseillers, de plumitifs, de rapporteurs et de boîtes à idées - grassement dédommagés, payés, décorés. Mais rien ne passe, parce qu'aucun discernement ne se fait plus. Rançon d'une politique pas seulement en vue d'élection, de réelection, de sondage depuis l'élection initiale, mais rançon d'une conception de la politique réduite à la gestion. Et menée par des dirigeants dont il faut croire qu'ils s'ingénient à se démonétiser par des comportements sans gêne, arrivistes, et choquants.
Pour l'immédiat, je me permets - à titre gratuit - de vous livrer deux choses, toutes simples, que peut-être vous porterez à l'attention du Président.

1° les dirigeants en place partout avaient prétendu faire de l'année 2011 une succession de réunions, collopques et sommets sur la réorganisation économique et financière mondiale, selon des vues d'ailleurs étriquées et des thèmes éculés, loin des véritables questions et diagnostics. Les peuples bouleversent l'agenda : pour le moment, les Arabes, mais peut-être d'autres, et peut-être tous ceux qui soudainement explosent parce qu'ils n'en peuvent plus de la manière dont ils sont gouvernés. Vous avez certainement perçu que beaucoup de Français se demandent comment il est possible que cela n'arrive pas en France...
Alors, tout simplement, au lieu de courir après l'histoire que l'on ne fait pas et que l'on n'a pas vu venir (discours du Premier ministre en Arabie saoudite en fin d'une semaine occupée par ses vacances égyptiennes), saluer la nouvelle prise de parole. 2011 est l'analogue de 1989. Une nouvelle série de peuples, une nouvelle secousse. Même s'il est probable que la récupération et la médiocrité viendront ensuite...
Dire l'immense, dire l'écho, saluer les peuples, même si l'on fait partie des menacés, au moins des interpellés.

2° l'état du pays, attendra-t-il 2012 et 2012 sera-t-il remède ?
Voici ce que je reçois d'un ancien collaborateur, élu local de surcroît, et assez avisé sur le monde et sur son village. Je vous donne cela et vous redis mes sentiments chaleureux, parce que - où que l'on soit, et si responsable que l'on soit (pas vous directement, mais ce au coeur de quoi vous vous trouvez), - il y a toujours quelque chose à tenter. Cf. Hessel et Lonsdale qui intéressent, se font acclamer et parcourent la France, avide de repères et d'autorités morales.
Bonjour Monsieur l'Ambassadeur,cher Bertrand,Non je ne vais pas aux cantonales car ma circonscription n'est pas concernée. Je me réserve pour les prochaines et premières territoriales , je suis déjà approché à la fois par le PS et par l'UMP.Je n'ai pas de carte et je ne sais pas qui choisir car y aller sans étiquette est voué à l'échec.J'attends donc , c'est encore trop tôt. Nous verrons après les présidentielles.Au plan national je pense que les prochaines cantonales et sénatoriales vont renforcer encore la gauche , quant à la présidentielle je ne vois aucun candidat (y compris D. STRAUSS KAHN ) capable de redresser notre pays .Je pense qu'en 2014 , au moment des territoriales nous serons au bord du chaos , quel que soit le Président en place et il y aura peut être un créneau à prendre. Avant de faire du social il faut redonner le goût au travail à nos concitoyens en les considérant,en valorisant les métiers difficiles en plafonnant les très hauts salaires, en contrôlant les spéculateurs de tous ordres ( boursiers, matières premières etc..) etc... et non pas faire du social sans aucune contre partie comme on le fait depuis trop longtemps.Notre pays est très malade ( je le vis au quotidien dans nos campagnes) et à mon avis seule une crise majeure peut nous redonner l'élan et l'enthousiasme nécessaires pour la surmonter.Amitiés.

milieu de matinée

Egypte. Premier communiqué du Conseil suprtême des forces armées : la priorité est le rétablissement de la sécurité et le maingtien de l’ordre. Pas de remaniement du gouvernement (nommé par Moubarak et presqu’entioèrement militaire, dont le ministre de l’Intérieur, un tortionnaire) avant plusieurs mois. Tandis que les commentateurs étrangers pleurent d’attendrissement à enregistrer ceux qui balayent la place Al Tarhir, pour fonder la nouvelle Egypte, les groupes qui se formeraient ici ou là sont dispersés. Le tour est donc joué, le ministre de la Défense sera le cvandidat des forces armées et patriotiques, il sera élu pour trente ans, « l’Occident » le soutiendra intensément satisfait que les Frères musulmans, etc…

L’Algérie est bouclée, aucune nouvelle. L’enjeu est simple, qui fera sauter le couvercle ? Bouteflika, en ruine physique, est le pantin des militaires qui n gtrouveront pas mieux, ils ne le renverseront pas : les tares du régime et de la dictature ne datent pas de Bouteflika et ne sont pas son fait. Alors, le FIS et Al Qaïda (démenti aux analyses selon lesquelles les révoltes populaires actuelles sont l’antidote à l’extrêmisme…) ? ou bien enfin la démocratie ? les Algériens de France vont évidemment pousser à la démocratie. Ont-ils les clés de l’avenir de leur patrie d’origine ou encore de nationalité ? je ne sais pas. Ridicule : les commentateurs attendent des réactions, notamment de Paris. Nous avons soutenu Bouteflika avec constance. – Sans savoir, je dirai que le seul à peu près plaisant des dictateurs algériens aura été Ahmed Ben Bella.

soir

Nathalie Kosciusko-Morizet, pâle comme un Pierrot, émaciée, le cheveu rare et roux interrogée par un journaliste au visage massif et aux oreilles décollées, caricature satisfaisant l’un et l’autre, puisqu’il s’agit d’un entretien avec un « poids lourd » du gouvernement : quel rôle se voit-elle, etc… tandis qu’on annoince un duel entre Mélenchon et Marine Le Pen sur la rupture que chaucun prétend incarner. D’une éminente amie – dont l’avis est partagé par ma femme – je reçois ce commentaire de mes messages vers l’Elysée : Qu'une explosion soit possible en France, cela ne me parait nullement exclu. Que je sois souvent choquée - et même plus - par la politique actuelle, c'est certain, mais je suis surtout atterrée de voir que nul, à gauche ou au centre,, ne propose le moindre projet qui puisse réconcilier les Français avec la France. J'essaye donc de voir ce qui est positif dans l'action de l'actuel président. Je pense aussi que la violence excessive des critiques formulées à son encontre risque fort de se retourner en sa faveur.

L’armée en Egypte, tout tandis qu’en Tunisie, elle apparaît peu. Lampeduza envahie par les candidats à l’immigration et le ministre des Affaires étrangères démissionnant. On entre partout dans l’opacité, pas de dépêches ce soir sur l’Algérie, ni sur un retour du roi Abdsallah chez lui. Khadafi prétend – de loin, et après plus de quarante et un an de dictature – pousser les Palestiniens à la révolution…

Tunisie, le ministre des Affaires étrangères démissionne, en bonne partie parce qu’il lui est reproché de s’être affiché il y a une dizaine de jours aux côtés de son homologue française, à Paris… celle-ci n’a pas encore démissionné.

[1] - Ben Sirac le sage XV 15 à 20 ; psaume CXIX ; 1ère lettre de Paul aux Corinthiens II 6 à 10 ; évangile selon saint Matthieu V 17 à 37

samedi 12 février 2011

Inquiétude & Certitudes - samedi 12 février 2011


Samedi 12 Février 2011

Prier… mon seul ressort, la seule novation possible…[1] Egypte, Tunisie, Maghreb, question israëlo-arabe, réformes mondiales, déséquilibres alimentaires, inflation, persécutions religieuses, nos compatriotes retenus en otage, Florence Cassez au Mexique dans une situation pire. Et maintenant… ? Tout. Gerbe de la prière. Présent encore plus tout ce qui ne m’est pas mentalement présent, mais qui existe en souffrance humaine et en panne de création. Ils mangèrent à leur faim, et des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis, Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses discioles, il alla dans la région de Dalmanoutha. Un Christ infatigable, pourvoyant à tout, et dans l’ordre. Un Christ itinérant. Un Christ dont la stabilité est la divinité et dont l’humanité est toute de sensibilité et de vigilance. J’ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n’ont rien à manger. Les trois jours de la passion à la résurrection, les trois jours d’angoisse des parents faisant retour jusqu’au Temple. La Genèse pose alors son énigme : la jalousie de Dieu ? non pas l’exclusivité de l’amour et de la prédilection, mais une humanité atteignant quelque état dont Dieu ne voudrait pas ? Dialogue avec l’homme, la nudité, les circonstances de la tentation, les aveux, les malédictions… Le Seigneur Dieu fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit (seconde version du récit). Puis le Seigneur déclara : ‘ Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous par la connaissance du bien et du mal : Maintenant, ne perlettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement ! ’. Je porte l’énigme – sans doute résolue ou commentée depuis des millénaires mais pas à ma connaissance (regarder aussi comment le Coran s’approprie les deux premiers chapitres de la Genèse, s’il le fait) – je vais la porter tout aujourd’hui, certain que dans la prière et la disponibilité, je recevrais la réponse (Thomas d’Aquin, quand il butait, s’arrêtait de spéculer et de rédiger, priait, un quart d’heure ou plus, tranquillement). Puisse-t-elle être davantage qu’intellectuelle. Je t’ai entendu dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. Richesse certaine de ces chapitres, mais elle s’adressent à l’intelligence, tandis que le récit de la multiplication des pains, littéralement simple et univoque, s’adressant aux sens, relate au contraire l’impossible, une impossibilité qui fut concrètement résolue : ‘ combien de pains avez-vous ? – Sept. ’ Et ils les distribuèrent à la foule. Le récit de la Genèse comme celui de Marc traitent de nourriture, un fruit, du pain. Un fruit que prend, vole en fait le couple humain. Du pain qui est reçu, distribué et à partir d’une production humaine que multiplie et magnifie Jésus.

tout début de matinée

Egypte, Tunisie, Maghreb, question israëlo-arabe, réformes mondiales, déséquilibres alimentaires, inflation, persécutions religieuses, nos compatriotes retenus en otage, Florence Cassez au Mexique dans une situation pire. Et maintenant… ? France ! début des vacances « parisiennes »… des rythmes qui ne changent pas mais des existences de plus en plus difficiles pour de plus en plus de gens.

fin de matinée

Et maintenant ? l’Algérie ! Le Yémen, la Syrie qui frémissaient, doivent être bouclés. Images d’Alger, la camera filme du vide puis la main d’un policier qui… C’est simplissime. Tous ces débats sur les valeurs, le multiculturalisme, l’accueil, l’immigration et les financements innovants (dixit notre président) n’ont aucun sens. Nous sommes tous des humains, tous des vivants destinés à passer à une autre vie, tous des terriens ayant l’intérêt le plus urgent à ce que la planète soit mieux gérée et les dictatures sont un empêchement à tout. L’argent de ces « financements innovants », c’est l’alimentation de la corruption. Mettons fin à ces relations et à ces embrassades avec des régimes de dictature. Soutenons les opposants, accueillons-les quand rien ne peut plus se faire – momentanément – sur place au Tibet, en Birmanie, et sur le pourtour de la Méditerranée. Bien entendu, cela suppose que la France ne soit pas à la traîne en liberté de la presse, en lieux divers d’emprisonnement et en législation sur les droits de l’homme. Oui, c’est simplissime, comme en économie : fin des agences de notation par un financement entre Etats des dettes souveraines, par un recours à l’emrpunt directement auprès des épargnants nationaux sans passer par les banques, et celles-ci nationalisées jusqu’à changement des mœurs. Tout le monde, tout le monde le veut, sauf les dirigeants censément nos élus.

après-midi

Deux commentaires-reportages pitoyables. En boucle, le nettoyage de la place Al Tarhir comme symbolisation par les ex-manifestants du début de la nouvelle Egypte, réforme des mœurs, sens du bien commun, etc… en réalité, les journalistes et tous les gouvernements sauf quelques militaires américaines, ne connaissent absolument pas le nouveau maître, le ministre de la Défense. Il n’y a pas de calendrier électoral, il n’y a pas d’organisation de la vie politique, du moins selon ce que l’on rapporte, il n’y a que la mention que les engagements internationaux seront tenus. L’observation semble se faire seulement selon deux critères : la hantise de l’extrêmisme musulman, la dsécirité d’Israël, ces deux obsessions qui nous sont propres entre quelques Etats européens et les Etats-Unis nous empêchent de nous informer et de réfléchir selon la seule ligne qui importe et qui soit utile : avoir le point de vue égyptien. Et puis je ne sais où ni pourquoi, discours de Fillon, faisant prêtre au bord de la fosse d’une tombe pour évoquer Moubarak, l’histoire et la sincérité des prochaines élections : parler pour ne rien dire.

L’essentiel se joue à Alger. Réplique des manifestations dans plusieurs villes de France, notamment la Cannebière avec des drapeaux algériens et égyptiens.

Je ne crois à aucune théorie ni grille. Ces événements surprennent, ils sont explicables a postériori, mais les causes – évidentes – étaient criantes depuis des années, alors pourquoi aujourd’hui seulement ou pas plus tard. Caractéristique décisive, ces mouvements de masse, ces lames de fond n’ont pas de chefs, pas de sructures, pas de matrices. Est-ce simplement le peuple ? au sens de Michelet.


soir

De partout ce que nous ne savons pas, que nous n’attendions pas il y a six semaines, que nous croyons maintenant comprendre mais qui continue de courir sans nos règles, sans nos habitudes de pensée. Sans information de fond, sans vraiment connaître ces pays, il me semble qu’il ne va pas y avoir de répétitions à l’identique, sauf peut-être pour la phase initiale de la protestation populaire, mais ensuite ? probable processus vraiment démocratique en Tunisie, qui déjà avec Bourguiba s’était distinguée dans le monde arabe pour sa laïcité et une certaine compréhension (phénicienne) pour Israël, mais c’était en 1966-1967… probable dictature mais plus populiste que la précédente, en Egypte. Quand Farouk est tombé, il y a eu le moment Neguib ne faisant rien présager de Nasser. L’Egypte dont un passage à l’extrêmisme mettra en cause Israël, pour la première fois vraiment depuis 1948 (sauf peut-être en Octobre 1973 quand l’attaque de Sadate ne put être parée que par une intervention physique américaine), n’est une inconnue que politique, donc locale, même si pour une opinion française et une opinion américaine, la sécurité d’Israël est un dogme, un objectif suprême. En revanche, l’Arabie saoudite si elle change de cap, change la face du monde en provoquant une très forte crise des prix de l’énergie et partant de toutes les matières premières, déjà très incertaines actuellement. Seraient en cause aussi bien les procédures de fixation des marchés, que le cours du dollar et les niveaux de prix, pas seulement de l’énergie sur les marchés américain et européen. L’enjeu – comme me le fait remarquer un ami mauritanien, d’accord sans le savoir avec un autre de ses compatriotes me le disant autrement il y a deux jours – est la direction mentale du monde arabe et musulman. Al Qaïda ? l’Iran ? une aspiration laïque et libertaire des masses populaires ?




[1] - Genèse III 9 à 24 ; psaume XC ; évangile selon saint Marc VIII 1 à 10

vendredi 11 février 2011

Inquiétude & Certitudes - vendredi 11 février 2011


Vendredi 11 Février 2011

Prier…[1] Jésus leur recommanda de n’en rien dire à personne ; mais plus il le leur défendait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient : ‘ Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les soyrds et parler les muets ’. La clé de la contagion évangélique est là : donnée, Pierre et Jean le disent d’ailleurs au sanhédrin après la Pentecôte : impossible de ne pas… Le détail du texte nous rapportant la guérison du sourd-muet est vif : on le prie de poser la main sur lui. Autrement dit, les intervenants prévoient Jésus ou l’orientent. Que fait le Christ ? Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Un contact précis, deux même. Un dialogue par le toucher puisque le malade n’entend ni ne parle. Dieu parle d’une manière qui nous soit intelligible, tels que nous sommes. Je suis de plus en plus pris par ces scènes d’évangile, si concrètes : on voit et entend ce Christ si mystérieux et si proche. Le sourd-muet, miraculé : ses oreilles s’ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement (en passant, adéquation du diagnostic, tout passe et commence par l’oreille). L’homme et son péché : alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus… Ils entendirent le Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du soir. L’homme et la femme allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin. Conscience de soi ? dénuement qui pourrait conduire à une attitude de disponibilité, de communion avec Dieu ? non. Tout devient négatif, peur de Dieu, méconnaissance de soi car la nudité n’est pas par elle-même à voiler. Texte dense certainement et dont le mot à mot appelle explication (certainement faite par l’Eglise mais surtout par les écoles rabbiniques qui y excellent). Je retiens que nos sens restaurés ou éveillés sont ambivalents, y compris le goût : la femme s’aperçut que le fruit de l’arbre était savoureux, qu’il avait un aspect agréable, et qu’il était désirable. La parabole de toute tentation, son objet… et le fond du péché : le discernement de l’homme plutôt que celui de Dieu. Le fruit était désirable puisqu’il donnait l’intelligence : il est vrai qu’homme et femme en paraissent dépourvus puisqu’ils commettent ce qui va les ruiner, et quelle intelligence acquièrent-ils ? la peur et une pudeur ambigûe. Au contraire, le sourd-muet, travaillé par Dieu, parlait correctement. … Et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute.

matin

Je résume mes impressions sur hier soir. L’impétrant étant presque toujours content de soi, les neuf participants dans l’ensemble consentants, sauf l’agriculteur, l’exercice ne retenait pas au premier degré. Mais il a fourmillé d’indices et de confirmations d’indices sur le psychisme de l’homme qui nous dirige : la conviction absolue d’être dans son droit quand il parle de tout à tort et à travers, la conception qu’il a de sa fonction, le désordre intellectuel de son fonctionnement mental. On ne peut décider s’il méprise le suffrage universel et ses concitoyens et si, ainsi, son véritable exercice du pouvoir est d’accaparer personnellement ou par réseau le maximum de choses, de prérogatives, de procédures et sans doute de créances, ou s’il a réellement une passion de rectifier et redresser dans le détail et le touche-à-tout ce que son bon sens à lui et une expérience d’élu local puis de jeune ministre, mais pas vraiment le travail, la condition d’autrui, lui inspirent. La facture est toujours aussi médiocre de parler et de raisonnement : c’est de l’économie politique pour classe de huitième, c’est une pédagogie enfantine de donner raison systématiquement à l’interlocuteur pour rebondir tout autrement que dans la question, le sujet posés. La contradiction se sent quand même entre cet effort poour donner à croire que la France, et pas seulement les Français, est familière au président de la République et cette référence – insistante depuis le printemps dernier – celle de l’Allemagne. Ni l’un ni l’autre des deux pays ne sont cependant vraiment décrits et proposés de l’intérieur, dans leur être. Les propos présidentiels d’ailleurs n’ont de perspective quand ils en ont, que de calendriers de mesures à mettre en œuvre. D’une projection de la France, de l’Europe et du monde, il n’est jamais question, c’est-à-dire que « l’action » ne s’inscrit que dans un cadre administratif, législatif alors même que le système se veut le plus « libéral » possible, le plus « économiste » possible. Le culturel est absent aussi bien dans le recrutement des intervenants que dans le propos présidentiel.

Mais à travers cette puérilité passe une série importante d’annonces, données sur le mode le plus anodin et comme des idées à débattre. De nouvelles ressources fiscales se cherchent, le démenti sur la taxation des plus-values à la vente de la résidence principale est évidemment une pêche aux voix. La menace – plus grave encore qu’à propos des retraites – porte sur le financement des régimes sociaux, sous prétexte d’en créer un cinquième. Quant aux projets répressifs, ils sont de plus en plus pressants. Les jeunes sont de plus en plus visés

Je courielle à l’Elysée :
----- Original Message -----
From:
Bertrand Fessard de Foucault
To:
Christian Frémont, directeur du cabinet du président de la République
Sent: Friday, February 11, 2011 9:53 AM
Subject:
paroles de Français
Cher ami, cher Préfet,
comme beaucoup sans doute, j'ai écouté et regardé hier soir.
Arme à double tranchant que de donner tant d'éléments et tant de temps, à tout un chacun, pour apprécier la psychologie et la personnalité du Président de la République "en spontanéité" - psychologie, mais aussi fatigue (notamment l'oeil gauche).
Sur le fond,
1° une formation d'imams selon les valeurs françaises (j'intitule mal cela, pardonnez-le moi)... dialogue entre le Président et le jeune étudiant en histoire et en anglais. Dommage que le Président n'ait pas eu à l'esprit un accord passé l'an dernier - dont je n'ai pas la date en mémoire ni les textes l'annonçant - entre le recteur de la Grande Mosquée de Paris et l'Institut catholique de Paris, pour précisément cette formation et ce complément de formation, l'Eglise ne faisant évidemment que prêter des locaux, mais aussi se prêtant je pense à une orientation de connaissance mutuelle et de convergences
Cette mention - conduisant à des remarques consensuelles - aurait évité des remarques qui l'ont été moins sur l'Islam et les musulmans (qui, chez nous, sont bien communautaristes que les Français juifs) : ces remarques risquent de prolonger la détention de nos compatriotes retenus en otages en Afghanistan, au Sahel et au Yemen, et de provoquer d'autres prises d'otage.
2° il est avéré que notre réseau diplomatique - pour quantité de raisons, dont deux principales, la révérence obligé des chefs de mission envers la "ligne" du Département et du Président, l'inhabitude à aller physiquement au peuple et pas seulement aux autorités auprès desquels ils sont accrédités - n'est pas informé sur la réalité du pouvoir dans beaucoup d'Etats, notamment ceux dont on parle parce qu'ils sont en ébullition, et il est avéré aussi que la France, pas plus - hélas ! - qu'aucun autre Etat membre de l'Union européenne n'a la moindre influence sur le cours des événements et les réflexions des responsables dans ces pays... j'ai donc trouvé périlleux que le Président accepte de commenter, en déconnexion de toute information factuelle, ce qu'il se passait en Egypte ... après deux heures de prestation pendant laquelle il ne semble pas que lui aient été communiqués des télégrammes ou des dépêches d'agence.
Interrogé en Septembre 1968 sur les "événements de Mai", de Gaulle avait aussitôt répondu : je me garderai bien de...
Sentiments chaleureux et cordiaux.
P S En Mauritanie, à propos de laquelle je rédige une synthèse en ce moment, la sensation que nous avons été pour beaucoup dans le maintien en place du putschiste de 2008 se double depuis la fin de l'année d'un vif refus d'être notre base et notre piétaille contre l'AQMI ou le terrorisme. Nous avons là-bas, si c'est vraiment une de nos lignes de front, à beaucoup redresser et réorienter. Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, contrairement à ce qu'a dit Henri de Raincourt dimanche dernier, ne répond pas de la situation.

soir

Egypte… finalement, Moubarak s’écarte ou est écarté complètement. La demi-mesure d’une délégation de l’exercice de ses fonctions à Omar Suleiman, vice-président nommé dix jours auparavant sans doute pour cette éventualité, avait évidemment déçu les manifestants. La démission aurait été annoncé par Suleiman vers cinq heures et le déchu serait à Charm-el-Cheikh. Elégamment, la Suisse gèle les avoirs de celui qu’on présente maintenant comme un dictateur. Toutes les réactions montrent du soulagement pour ce dénouement, Israël ne considère que Suleïman qu’il pratique depuis longtemps. Le pouvoir serait désormais exercé par un conseil supérieur ou suprême des forces armées. – Juste avant cette annonce sur France-Infos.un commentaire qui me paraît excellent : l’armée n’a pas pris le pouvoir, il lui a été transféré… maturité du peuple égyptien, grande nation de quatre-vingt-cinq millions de personnes, les ministères n’ont jamais cessé de fonctionner, élection prochaine et démocratique, exemplarité et rayonnement pour l’ensemble du monde arabe, lien entre l’armée et le peuple. Il s’agit de Nacer Kamel, l’ambassadeur à Paris. Bien entendu, un excellent français, il ne se prononce pas sur Omar Suleïiman. Je vais lui écrire.

Des paris sur la suite ? le gros morceau pour nous serait que l’Algérie bascule vers autre chose que ce qu’elle est aujourd’hui, apparemment muette ou muselée. Il semble bien que l’information ne circule pas vers nous. Quel mal-être surtout pour les Algériens de France, entre une patrie qui tourne mal, qui reste une dictature, qui ne joue pas ses exceptionnels atouts économiques, et le pays d’accueil, nous, si empêtrés de tout et de nous-mêmes et finalement accueillant personne par personne mais pas officiellement.

France… tout continue à l’identique. Sarkozy et sa bougeotte, aujourd’hui à La Clusaz pour assurer qu’il se battra etc… pour les JO d’hiver à Annecy en 2012. Chirac ne sera pas là à l’ouverture de son procès, malgré les démentis et rumeurs de ces derniers jours, sa fille vient d’épouser le dernier des secrétaires généraux de son père à l’Elysée : tous deux quarante-sept ans. Cvarla enregistre un « album ». – Retombées de l’entretien d’hier : 66% des auditeurrs – ou des Français en général, en tout cas ceux qui répondent au questionnaire de l’AFP – disent n’avoir pas été convaincu. C’est exactement la cote de défiance de ce mois-ci. Les magistrats reconduisent leur mouvement : Sarkozy ne s’est pas nuancé ou renié, les magistrats ne renoncent donc pasrsde trente ans. Pas de réactions des autorités musulmanes en France mais du CRAN : le conseil représentatif des Noirs qui demande au président de s’expliquer sur son diagnostic, l’échec du multiculturalisme.

Couriellé aux députés :
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Bertrand Fessard de Foucault
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Sent: Friday, February 11, 2011 5:35 PM
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quelque chose ne fonctionne plus du tout
Réflexion à la suite du spectacle d'hier.
Remarqué pendant, avec ma femme, que presque tous les interlocuteurs du Président étaient en situation de famille ou de couple complexe. Clé de presque tout chez nous, y compris à l'Elysée ? ou simple marqueur ?
Interrogation angoissée : la fabrique d'élites au sens moral et intellectuel, mais capables de percer et de répondre de la société pour son avenir, n'est-elle pas cassée en France, pour diverses causes ? Sarkozy étant plus la conséquence que la cause ?
2012 - la réélection par défaut ? ou bien l'élection d'un autre pour la même distance vis-à-vis des faits, des personnes et du pays millénaire autant qu'attendu pour le présent et le futur ?
Stéphane Hessel, autre marqueur : notre détresse en manque d'autorité morale et de repères.
Madame - Monsieur le député - quelle est votre angoisse ?

[1] - Genèse III 1 à 8 ; psaume XXXII ; évangile selon saint Marc VII 31 à 37

jeudi 10 février 2011

Inquiétude & Certitudes - jeudi 10 février 2011 ... et notes prises pendant l'émission présidentielle sur TF1

Jeudi 10 Février 2011


Prier…
[1] à cause de cette parole, va… D’ordinaire, le miracle s’accomplit selon un vœu du Christ : qu’il te soit fait selon ta foi … ou : va, ta foi t’a sauvé. Ici, le rôle principal est encore accentué, la dialectique cette païenne, de nationalité syro-phénicienne, subjugue Jésus, c’est elle qui réplique : c’est vrai, Seigneur, mais… Elle s’appuie sur le dire du Christ, et celui-ci prend acte du sien. Une femme qui l’a cherché et trouvé : il était entré dans une maison, et il voulait que opersonne ne sache qu’il était là ; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d’une petite fille pssédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôtt elle vint se jeter à ses pieds. En revanche, l’homme ne parvient pas à trouver sa « moitié » sans Dieu, et c’est Dieu qui l’amena vers l’homme. La païenne cherchait pour sa fille à guérir, Adam ne cherchait qu’une aide, mais il n’en trouva aucune qui lui corresponde. Et cette aide est de lui… mais grâce à Dieu. Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur.

09 heures 30, sur la route, France Infos.

170 juridictions sur 195 sont en manifestations : c’est-à-dire que l’on n’y traite en audience que les urgences. Paris s’est joint au mouvement. – « Le chef de l’Etat part à la reconquête de l’opinion »… phrase et assertion, sans considérer la cote actuelle de Sarkozy : 24% de confiance, la plus basse d’une courbe qui depuis Janvier 2008 n’a plus jamais retrouvé au moins le niveau des 50%, qui fait penser. Un régime d’opinion et en même temps une sacralisation de l’élu à titre temporaire et précaire. Sacralisation qui signifierait notre pauvreté, nous sacralisons notre choix initial, notre tolérance ensuite, tout en détestant la personne mais attendant tant de la fonction. Opinion, c’est-à-dire dépendance mentale de celui qui exerce le pouvoir vis-à-vis de mandants sur lesquels il ne s’appuie cependant pas, et dont – dans le cas patent de Sarkozy – il prend le contre-pied au nom de ce qu’il présente l’intérêt général bien compris mais que beaucoup prennent pour l’effet d’une psychologique soit pathologique soit autiste. De Gaulle ne gouvernait pas selon l’opinion – Sarkozy non plus – mais il fondait son emprise sur les Français tout autrement que par la revendication d’avoir raison contre tous. Il fondait tout le système non sur une responsabilité, revendiquée et sans sanction, mais sur une responsabilité mise en jeu devant le peuple à chaque scrutin, et même selon des scrutins spécialement convoqués. La mesure de l’opinion importait bien moins que la décision prise par les Français, positive ou négative, au referendum, au renouvellement de l’Assemblée nationale et bien entendu à l’élection présidentielle. Il ne s’est jamais passé trois ans sans consultation populairen, toujours décisive. Le Président de la République avait de grands pouvoirs, des prérogatives mais sa responsabilité, ses choix pouvaient être sanctionnés. Chirac a inauguré l’irresponsabilité pénale et la fait conforter soit par le prétexte des grands services rendus pendant sa présidence au point qu’on paye ses dettes, soit par celui de sa santé ou de sa décrépitude étonnamment précoce.Depuis, hors Georges Pompidou quoique c’était vague, plus aucun président n’a engagé sa responsabilité sur le résultat d’un referendum ou d’une élection de l’Assemblée, c’est-à-dire ne s’est engagé à démissionner si les Français n’approuvaient pas le projet qui leur était soumis, ou ne lui donnaient pas les moyens d’un gouvernement qui soit le sien.

10 heures, toujours sur la route, France Infos.

« Les conflits sociaux » : les magistrats, les enseignants. Mais non ! un conflit social, c’est une revendication salariale, une demande que soient changées les conditions de travail. Les magistrats et les enseignants demandent un changement de politique et des moyens de travailler convenablement. L’école ne les a plus : 16.000 suppressions de postes à la prochaine rentrée, la cadence initiale devait être de 11 à 13.000 alors que les choses sont de plus en plus difficiles, que les programmes, sans cesse changés, sont de moins en moins adéquats et que rien ne se décide que d’en haut et sans concertation. Ce ne sont pas des augmentations salariales qui sont réclamées et bien entendu l’idée d’une prime au résultat, réservée aux chefs d’établissement, est une injure à la profession et un encouragement donné à certains de diriger leur lycée ou collège de la même manière que se conduisent les ministres de l’Education nationale depuis des années. Quant aux magistrats, c’est la réplique directe, unanime aux propos diffamatoires et au dédain total des procédures et de la réalité des moyens à tous égards qui encadrent la profession. – Le dysfonctionnement de l’Etat, son dépérissement sont le fait exclusif du président régnant, du dysfonctionnement et du mauvais exercice des prérogatives présidentielles.

Présentation et commentaire anticipé des conditions de l’émission télévisée de ce soir : une fois encore, le dédain du service public, c’est la formule TF1 de l’an dernier et cette chaîne privée qui sont choisis, neuf Français dont le nom n’est pas donné : un chômeur, une pharmacienne braquée, etc.. donc éducation, emploi, pouvoir d’achat, les réformes, les thèmes de la campagne présidentielle. La pharmacienne – niçoise – n’aura pas, fait-elle savoir, la langue dans sa poche et ne sera pas intimidée par « le chef de l’Etat, qu’elle sait particulièrement habile dans ce genre d’exercice, qui doit l’aider à remonter une cote de popularité… désastreuse ».


10 heures 30, encore sur la route, France Infos.

Il est admis que le chef de l’Etat aura l’occasion de reparler des voyages de ses ministres, même si le sujet a été « recadré » en conseil des ministres…En Egypte, la police tire sur les manifestants. Le schéma est clair, les militaires ou plutôt le vice-président, ancien patron des renseignements généraux, organisent le départ ou la sortie de Moubarak qui n’est déjà plus, pour le concret, au pouvoir, mais ils vont gouverner encore plus durement que lui, les Américains satisfaits de la démonstration de démocratie puisque la place Al Tahir aura déboulonné le monocrate, la suite sera de nouvelles apparences, l’essentiel étant que « l’islamisme » soit contenu. Encore une révolution confisquée et un peuple ignoré !
suite des notes de route

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notes à remettre en ordre - et à organiser pour distinguer verbatim et réflexion pendant l'émission présidentielle Paroles de Français
20 heures 05 +

Je suis responsable de la sécurité des Français depuis près de dix ans, situation catastrophique. Jamais les policiers n’avaient arrêté autant de coupables. La manière de présenter : distribuer l’écran en quatre ou cinq fenêtres. Jamais je ne renoncerai : on n’a pas réussi avec les mineurs, ni avec l’hyperviolence.Il démarre par la justice et la police. Changer la législation. Je vais avec le lministre de l’Intérieur et le garde des Sceaux, avec l’ensemble des forces politiques françaises, nous réfékchissions d’ici l’été. C’est un sujet majeur. C’est mon devoir de faire ço pour vous madame, et pour ces mineurs…. Avant l’été… Il y a un côté chez lui gamin. Il revient sur les jurés en correctionnelle. La sanction judiciaire ne suscite pas la crainte chez les muktirécidviste. Les gens me disent… ce n’est pas un problème d’effectufs, il faut qu’on développe… quatre millions de cameras ne Grande-Bretagne. Je ne peux pas vous garantir qu’il y aura un policier devant votre porte. J’ai créé le fichier des délinquants sexuels. On est en droit d’attendre que ceux pour qui l’on fait tout cela aient des droits. Le ton gémissant du bienfaiteur. J’ai pris la décision de suspendre les allocations familiales pour les parents On est prêt à faire beaucoup plus pour ces jeunes, ton d’épuisement de bonté.. Les jurés populaires pour la correctionnelle, les juges pour enfants.
Question, vos propos sur les magistrats, les policiers… Comme je vous le disais, très sincèrement, j’ai été vinbgt ans avocat, et il ne me viendrait pas à l’idée de porter un jugement…a goytte d’eau qui fait déborder le vase, c’est Laetitia. Je suis plus choqué par çà que pour tout autre chose. Les Français doivent se dire : qu’est-ce qui a pris au président de dire cela ? Depuis 2002, j’essaie de faire une chose, recevoir les parents. Il se réexplique comme pour la karcher, la demande des parents sur l’honneur de.. On a dit : il reçoit les parents des victimes, c’est de la.. Je dois garder cette part d’humanité, ce n’est pas seulement l’Egypte, les Etats-Unis et les sommets de chefs d’Etat. Je vais y venir, ce n’est pas rien… cela intéresse les Français… Déjà une demi-heure, les faits-divers et la répression, et le « je » insistant. C’est la fatalité, je ne peux pas l’accepter… Bref, il réitère, assume. Je suis le chef de l’Etat, les Français se tournent vers oi, ils ne font pas la différence, ce qui dépend des magistrats ou des policiers, ils se tournent vers le chef de l’Etat. – Mais la manifestation des juges : historique. – Ne mettons pas l’histoire à un tel niveau.
Les chantiers de Saint-Nazaire ? J’ai refusé de laisser disparaître ces chantiers. Le métier, des chantiers, le mieux au monde. Est-ce qu’on va pouvoir garder des usines, des ouvriers en France. L’avenir de l’industrie en France, je me bats pour garder cette industrie en France. Chiffres donnés par le journaliste, PERNOT. 71.000 emplois industriels détruits poar an. La réponse est simple : nos amis allemands se battent sur les marchés, la formation, et nous on a fait les 35 heures, on vous a menti, vous travailleriez moins et vous gagneruez autant. Les eul pays au monde qui a fait ce choix a pénalisé. J’ai réautorisé les heures supplémentaires, et pas de cotisations. La compétivité ? suppression de la tawxe professionnelle. On fabrique moins de voitures : la taxe professionnelle, cela faisait 250 euros par voiture et Renault et Peugeot délocalisaient, Sandouville ne fermera pas, le véhicule électrique. Les crédits d’impôts-recherche. On a menti aux Français au rebours de tout ce que faisaient les autres.. – Mon travail, c’est de réhabiliter le travail. – Quelle démagogie ! de flatter la technicité du gars sur son chantier.
Michaël, un agriculteur ? On se met les uns contre les autres ? les avions en sacrifiant l’élevage. Le projet ne peut être le marché, la libre concurrence. Vous me proposez quelque chose dont je n’ai pas envie, s’il n’y a pas de projet européen, agro-industriel. – Il ratrrape la balle : Airbus est un projet européen. – Il jouit de ce moment, c’est un homme sans perspective, il veut seulement l’instant et l’instant il n’en jouit qu’en dominant.. – Les paysans français ont fait un travail fantastique. Jamais, je ne laisserai tomber l’agriculture. – Quand il n’a plus la parole, il baisse la tête, s’éteint, les mains se serrent.
Reeportage – C’est pour cela qu’il faut donner la priorité… à et à… pas la priorité aux gens sous statut. C’est pas facile d’être fonctionnaire, mais quand la crise arrive, le fonctionnaire n’est pas au chômage.- Breakdown… c’est vrai ce que vous dites là. Au fond, vous me dites… comment répond-on à tout cela… en améliorant la frmation… en investissant au maximum pour que vos enfants… les écoles, les lycées … des salaires dignes…
Questions des internautes, beaucoup, beaucoup… des dirigeants menant grand train et qui demandent à nous de faire des efforts. MAM en Tunisie et FILLON Pas un centime d’argent public détourné, pas d’impact en politique étranger. MOUBARAK a fait la paix avec israël et il était avec OBAMA en Novembre pour recevoir le Premier ministre israëlien. Attitude courante développée des dizaines de fois depuis des années. Je comprends que cela puisse choquer.. si je pensais qu’il y avait. une faute, j’aurais agi. – La pharmacienne de Nice… et les ambassadeurs. Ils doivent sentir le climat du pays, savent-ils que le Premier ministre… Il a des yeux fixes. Parfois, on me reproche de vouloir m’occuper de tout, mais si vous saviez comme chaque soir je me reproche de ne pas m’être occupé de davantage de choses.
Emploi et pouvoir d’achat… il est tellement autiste, autocentré, qu’il se satisfait de l’exercice choisi uniquement parce que cela lui a plu l’an dernier, à lui et à ses conseillers, il se f… même de la campagne présidentielle, car il a calculé – J’écoûte l’ex-chômeuse de neuf mois. Le génie de NS est d’une part de parler comme s’il était maître d’école primaire, des démonstrations d’albums dessinés, puis en Père Noël : tous les chômeurs de longue durée, avec ce demi-milliard que nous avons décidé avec le Premier ministre, vont se voir proposer une formation ou un emploi. Nous allons augmenter les emplois aidés, c’est un plan sans précédent. Et d’autre part il fait par La croissance est revenue, cela va marcher. La France est un immense paquebot dans un monde qui estun village, les tendances sont lourdes. La difficulté de mon travail, j’ai d’un côté l’instanéité de l’urgence et de l’autre, c’est ma responsabilité de président de la République de voir loin. Ce n’est pas pour faire une société inhumaine que je vous dis cela. C’est un baratineur. On va changer les choses, parce qu’il a raison. Nous allons mettre sur pied dès maintenant, un système de bonus/malus pour les apprentis. Les entreprise doivent répondre à l’effort de la France. … Je le dis aux familles de France. L’escroquerie de l’émission, c’est son titre : ce n’est pas l’intervention présidentielle, ce sont des « Paroles de Français » .
Altzheimer. Quand je suis devenu président de la République, je me suis.
Il pousse les Français à la mendicité vis-à-vis d’un pouvoir qui n’est plus identifiable et qui n’a plus de moyens. Il répond systématiquement : il faut… il faut… il se met à parler comme le suppliant et qu’a-t-il comme répondant ? un bonimenteur, nous déciderons cet été d’une cinquième protection. J’ai voulu (les sources de financement…)… je ne ferme aucune piste, simplement mon idée c’est la suivante… après avoir réglé la question des retraites. – Ce rictus… je ne laisserai pas, Monsieur, cette situation en l’état.
Deux effarements. Sur les neuf Français de base, il semble qu’il n’y ait qu’un seul couple marié et encore ensemble : l’Altzheimer. Tous les autres sont divorcés et vivent seuls. La première chose que nous allons faire…dix ans au pouvoir, et ils commencent. Il décrit à son interlocuteur qui il est, en termes primaires et puérils. Changer la rémunération du médecin, la mission de service public. Je trouve que c’est… - L’affaire du Médiator….. nous avons décidé de revoir de fond en comble notre système de médicament.
Il fatigue… l’œil droit est moitié plus petit que le gauche.
Question sur le multiculturalisme, évocation des bilans allemand et anglais de la semaine dernière : on s’est trop préoccupé de l’identité de celui qui arrive et pas assez de celui qui accueille. Les communautés les unes à côté des autres. Cela pose la question de l’Islam et des musulmans. – Le communautarisme a commencé en France avec les Juifs Un Islam de France mais pas un Islam en France. Pas de voile, pas de prière istentatoire dans la rue. … Les financements innovants que je propose au G 20..
Seule intervention vive, le jeune paysan.

22 heures 30… mon ordinateur se bloque, nous zappons sur le programme de ma chère femme : une émission policière. C’est plus éloquent que l’émsision que nous venons de quitter.
Nous reprenons : une soi-disant chef d’entreprise, on la croirait arrivant du Bois de Boulogne en milieu de nuit. Etre chef d’entreprise, c’est extrêmement difficile, un coûit du travail vis-à-vis de l’Asie. Qu’êtes-vous prêt à mettre en place… On présente
Cette économie politique pour classes du primaire. Cette posture de tout faire dans l’instant comme s’il n’était pas au pouvoir à un titre ou à un autre depuis dix ans
Le débat sur le financement de notre protection sociale devra être posé. Il lie cela à la TVA augmentée et à une taxation des importations. Il bafouille. Il ress On voit bien, la question du financement de la protection sociale par la taxation des importations ! Je suis opposé à la taxation des plus-values sur la revente de la résidence principale. Un tel fatras pas seulement de promesses, de protestations que tout va être fait, mais de sujets abordés et sur un registre tellement primaire que la tête se brouille, on ne voit plus rien : pas de structure, pas d’architecture d’une politique générale.
Une maîtresse d’école. Je ne serai jamais le président d’un pays comme l’Irlande, le Portugal, la Grèce. Embaucher de plus en plus de professeurs et les payer de plus en plus mal. Vous payer mieux et vous former mieux. Vous rendre la moitié de ce que l’on prend en emplois. – Nous comprenons la question du budget de l’Etat, mais faire que la formation soit suffisante.
C’est effarant, un langage aussi primaire, un discours aussi fatras.
Un étudiant de 20 ans, histoire et anglais et une ambition de master aux Etats-Unis. La première chose dont je me suis occupé quand je suis devenu président de la République, c’est de l’université. Dans quelques années, nous aurons les meilleures universités d’Europe, tout s’écroulait. Les moyens de l’université française ont augmenté de 27%, l’avenir de notre pays se joue là, la recherche, l’université. – L’échange avait commencé hors sujet, c’est-à-dirte une opinion du jeune, non sur sa situation personnelle mais sur un sujet déjà abordé dans le débat avant son tour : la formation des imams. NS approuve. Or, ni l’un ni l’autre ne savent que c’est déjà fait : un accord entre la grande mosquée de Paris et l’Institut cathoilique de la rue d’Assas.

23 heures + Le chef d’œuvre. PERNOT annonce le discours de MOUBARAK qui s’efface et délègue à son vice-président. Qu’en pensez-vous, M. le Président ? Et voilà notre NS qui embraye sans avoir le moindre élément sur le discours prononcé, sans avoir d’éléments sur l’ensemble des événements de l’après-midi et en sus il est évident que depuis des mois nous ne sommes informés ni à jour sur aucun des pays arabes, actuellement en bouleversement. Et il opine ! au lieu de dire, ce n’est ni le moment ni l’enceinte…

23 heures 22 + Je prends l’AFP. Comme je m’y attendais, MOUBARAK ne cède que sur les apparences : délégation de pouvoirs mais pas de démission. Et SARKOZY a déjà salué une ère nouvelle car d’avance il s’est contenté des apparences.


[1] - Genèse II 18 à 25 ; psaume CXXVIII ; évangile selon saint Marc VII 24 à 30

mercredi 9 février 2011

Inquiétude é Certitudes -

Inquiétude & Certitudes - mercredi 9 février 2011

Mercredi 9 Février 2011

Ouverture de messagerie… j’apprends qu’il existe un service électronique de pétition : utile, mais quant aux pétitions-mêmes ? [1] Prier… il y a de quoi, le monde autour de soi et l’immensité de mon « moi » à décentrer et à évangéliser. De solution que personnelle, au sens de la personne du Verbe de Dieu, que n’importe quelle bonne volonté peut évoquer, l’âme attend tellement ce mouvement de l’esprit. Le reste est indicible, comme la vérité, comme l’amour, comme le passage d’une vie à L’autre. [2]. Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. Jésus, la vie quotidienne, notre orientation de fond : ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans le cœur, mais dans son vengtre, pour être élilminé… ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur, car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses. Commentaire décisif de ce tournant dans le développement de la création : la liberté humaine. Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin, mais quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu seras condamné à mourir. La nourriture du dehors n’atteignant que le ventre, la pensée et l’acceptation de la suggestion du « serpent » venant du cœur et notre condamnation, solidaire, à la difficulté, au cheminement, à la mort et à toutes angoisses quotidiennes qui sont pires que celle-ci. De discernement qu’en Dieu, de Dieu. Gratification, ce qui n’est tout de même pas secondaire : tu donnes et eux ils ramassent ; tu ouvres la main et ils sont comblés. Ne fut pas interdit et le dialogue d’Eve avec le « serpent » n’en traita pas : l’arbre de vie au milieu du jardin. Le tout au travail et à la garde de l’homme, sens toitalement déviyé aujourd’hui du travail, à la fois parce que ce facteur économique est méprisé et parce que les métiers, les savoir-faire et donc savoir-être au sein desquels déployer l’activité de travail ne sont plus une vocation. La personne est niée deux fois : elle ne compte pas ou seulement en soustraction à opérer du bilan, elle n’est pas à honorer selon son exceptionnalité.

matin

Je reviens au spectacle télévisé d’hier soir sur presque toutes les « chaînes », la discussion abondante sur ce qui dans un voyage dit privé d’une personne qui a passé sa vie à attendre d’être une personne publique, qui a gâché l’existence des siens et qui s’est soi-même abîmé à force d’ambitionner et de compromettre pour enfin… sur ce que l’on paye de ses deniers et sur ce que l’on peut se faire offrir. Désolant à deux points de vue. Le premier porte sur la question. Elle ne devrait pas se poser ni pour l’opinion ni pour ces pauvres gens maintenant cernés mais qui ne démissionneront toujours pas parce qu’ils ne voient pas le rapport, parce qu’ils ne voient pas le problème, parce qu’ils ne le font ni exprès ni méchammant (alors que des autres, et surtout des concitoyens leurs administrés, ils exigent tout à commencer par leur portefeuille, les contre-danses de stationnement passent à 17 euros pour détruire la compétitivité avec les tickets d’horodateurs, et à continuer par l’impôt des pauvres, la T.V.A.). Tout simplement, la règle posée par de Gaulle : on ne prend pas de vacances à l’étranger, on ne se rend à l’étranger qu’en voyage officiel ou en visite de travail. Au passage, les précédents : VGE a « sauté » pour les diamants de Bokassa qui ne devaient pas valoir grand’chose et Mitterrand au grand hôtel des cataractes ou assimilé, y allait pour Mazarine, et n’étant plus au pouvoir. Au passage, la cécité de ces touristes qui n’ont rien « humé » de l’air du temps en Tunisie ni en Egypte, et évidemment tous ces vacanciers à Marrakech, Sarkozy compris.

Second point de vue. Pendant qu’on est occupé à cela ou à discuter du bien-fondé de l’émeute des juges et des gendarmes, on n’étudie pas l’événement majeur de ces jours-ci : la proposition allemande, déguisée en proposition franco-allemande d’une nouvelle donne européenne, après les critères de Maasttricht pourtant pas respectés, y compris par l’Allemagne, il y a quatre et cinq ans, un tour de vis supplémentaire sans cependant que l’intégration soit en profondeur : en politique, en défense, en patriotisme, elle ne l’est, dans la proposition, que comptable.

Je vois là un suivisme français depuis que de Gaulle est parti. Le suivisme vis-à-vis de la Grande-Bretagne : Pompidou et Mitterrand, l’adhésion britannique sans conditions européennes et l’exception budgéaire accprdée en 1984 à Thatcher. Puis le suivisme vis-à-vis de l’Allemagne : Mitterrand et Sarkozy, Mitterrand par peur aussi bien en 1982 (les euro-missiles) qu’en 1989-1990 (la réunification payée par Maastricht ce qui n’avantageait finalement que l’Allemagne), Sarkozy pour camoufler ses exactions notamment fiscales et pour les retraites et la durée du travail en convergence franco-allemande. Ce qui n’est d’ailleurs pas vérifié. L’Europe a fonctionné à l’avantage de tous quand elle a été d’inspiration française âprement négociée et marchandée avec l’Alelmagne et ayant en perspective l’incitation de la France à la compétitivité économique et plus encore de l’ensemble de nos partenaires à l’indépendance vis-à-vis de l’hégémonie du moment, quelle qu’elle soit. On en est loin. Tout est à reprendre.

[1] - ----- Original Message -----
From:
Pétition Publique
To:
b.fdef@wanadoo.fr
Sent: Tuesday, February 08, 2011 9:16 PM
Subject: Béatrice Romand lui a envoyé la pétition suivante.
Chers amis, Je viens de lire et de signer cette pétition en ligne: «contre l'érotisation des images d'enfants dans toutes les formes de publicités»
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N6214 Personnellement, je suis d'accord avec cette pétition et je crois que tu peux l'être aussi. Souscris à la pétition ici http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N6214 et divulgue-la auprès de tes contacts. Merci.Béatrice Romand
Ce message vous a été envoyé par Béatrice Romand (bearomand@gmail.com), par l'intermédiaire du service http://www.petitionpublique.fr au sujet de la pétition http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N6214

----- Original Message -----
From:
Bertrand Fessard de Foucault
To:
bearomand@gmail.com
Sent: Wednesday, February 09, 2011 10:01 AM
Subject: Re: Béatrice Romand lui a envoyé la pétition suivante.
Le flot ne fait ni la mer ni la marée. Je parle du flot de pétitions, toujours autour de "la vie" et jamais pour la vie des gens qui souffrent : la misère, l'exclusion, l'expulsion.
Qui êtes-vous ? comment avez-vous eu mon adresse électronique ?

[2] - Genèse VII 4 à 17 passim ; psaume CIV ; évangile selon saint Marc VII 14 à 23