mercredi 16 janvier 2013

Inquiétude & Certitudes - mercredi 16 janvier 2013


Mercredi 16 Janvier 2013

Prier… [1] guérison de la belle-mère de Simon. Pierre donc marié, des enfants ? une maisonnée, des habitudes : Capharnaüm. Résidence de Jésus en famille, dans une famille agrandie à la troupe de ses disciples. Cette habitude est connue de tous, la ville entière se pressait à la porte. Rythme de vie pour Dieu fait homme. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais… Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d’esprits mauvais… Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. La journée reprend à l’initiative  des disciples. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche ». Mais Jésus leur répond : « Partons ailleur, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti. ». Pour prier ? pour reprendre son ministère. Les deux ensemble, structure de vie de Jésus. Situation de ceux qu’il « évangélise » et manière d’évangéliser : la guérison physique et morale, l’annonce du salut et de sa proximité. Rien de sa part pour une révélation, une identité, un dogme, rien non plus des comportements à observer par ceux qu’il rencontre ou guérit. Simplement, divinement, précisément, il a pu réduire à l’impuissance ce qui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le démon ; et il a rendu libres ceux qui, par crainte de la mort, passaient leur vie dans une situation d’esclaves. Dialogue de Jésus et des démons : il les empêchait de parler parce qu’ils savaient, eux, qui il était. La révolution – même philosophique – du christianisme est que le saltu s’opère par la mort de Dieu, du Fils de Dieu. Puisque tous les hommes ont tous une nature de chair et de sang. Jésus a voulu partager cette condition humaine ; ainsi, par sa mort, il a pu réduire l’impuisssance celui qui possédait le pouvoir de la mort. Dogme et dialectique complexes : nous sommes sauvés de cette spéculation qui ne produirait ni foi ni équilibre, par les faits, la Passion, la Mort, la Résurrection du sauveur, le Fils de Dieu.

soir

 Extension du conflit malien ? Prise d’otages sur l’un des principaux sites gaziers en Algérie, non loin de la frontière avec la Libye. Près de cent cinquante algériens et plus de quarante occidentaux. Le site cerné par les forces spéciales algériennes, qui ont déjà l’expertise des assauts depuis 2003. Mais le correspondant d’Al Watan, à Alger, souligne l’humiliation algérienne : c’est par les déclarations de Laurent Fabius que la population a appris que son territoire national est survolé par les Rafale français (cas des bombardements américains sur Tripoli avec survol de la France malgré l’absence d’autorisation de Paris, dans les années 1980) et que la frontière est fermée avec le Mali. Des ressortissants américains parmi les otages et décaration de solidarité avec la France du secrétaire américain à la Défense. Un mot du chef d’état-major malien : si l’on peut juger simplement à la tête et à l’élocution de quelqu’un, il ne produit pas une forte impression.

Difficultés déjà évidentes au sol, puisque c’est là que cela va se jouer maintenant : les agglomérations et positions tenues par les « terroristes » sont évacuées par ceux-ci qui se disséminent dans la population ou des bourgades plus petites. La frontière avec la Mauritanie semble la plus vulnérable. Communication : Hollande s’expose trop. Sur la prise d’otages, il n’y avait rien à dire à son niveau. D’autant que l’on ne sait pas grand-chose et que les Algériens seront jaloux de leur exclusivité pour traiter et/ou agir.



[1] - lettre aux Hébreux II 14 à 18 ; psaume CV ; évangile selon saint Marc I 29 à 39

mardi 15 janvier 2013

Inquiétude & Certitudes - mardi 15 janvier 2013


Mardi 15 Janvier 2013

Hier soir

 Qu’est-ce qu’un metteur en scène ? C’est quelqu’un qui pose sans arrêt des questions. TRUFFAUT dans La nuit américaine. J’entends cela comme la définition du politique idéal quand il est animateur du débat national… – Me suis-je enfermé ces mois-ci, ces années-ci dans ma vie pratique, physique, sentimentale entre ma femme, notre fille, nos chiens, notre paysage et nos luttes, nos gestions pour survivre le plus souvent au jour le jour ? c’est la question que je me pose en lisant la préface de Yves-Marie TADIE (frère d’un camarade de Franklin, et qui venait nous « coller » en français, sauf confusion de ma part). MALRAUX, je nai rien suivi de ce qui a été édité de lui depuis sa mort, des carnets divers, de véritables œuvres que je n’ai jamais lu. Acheté par hasard, mais aussitôt vu le livre et son titre, sa correspondance, ses lettres choisies de 1920 à 1976. Je suis époustouflé par ce qu’apporte la lecture d’un écrivain authentique. Et MALRAUX définit l’écriture littéraire par la relation qui est fait de l’expérience ce qui suppose d’avoir de l’expérience, c’est-à-dire de vivre consciemment. Il n’a pas tenu de journal. Depuis des années, je me débats dans l’écriture, alors que mon adolescence – dont je regrette de n’avoir pas tenu le journal, qui n’eut pas été événementiel, mais transcription de débats, pas même d’attente, alors que toute la suite de ma vie, celle de l’adulte, n’a été qu’attente – avait été entièrement de lecture, d’œuvres et d’auteurs d’un XXème siècle regardé seulement par ses « classiques » : une douzaine de romanciers, guère plus. En ai-je trouvé ensuite ? non. En existe-t-il maintenant ? je ne le crois pas. Et puis une expérience qui n’approfondit que l’esprit, c’est court. Commentaire à Roger MARTIN du GARD des Carnets de VALERY. Je ne sais trop caractériser ce que je ressens soudain. Une incomplétude ? une dérive ? quelque chose me dit que c’est autre. Mais certainement, je dois me remettre à lire. De « grands auteurs » ? je ne crois pas qu’il existe en ce moment des MALRAUX, MAURIAC, MONTHERLANT, MAUROIS, GIDE, ni mes chers DRIEU et BRASILLACH. J’ai apprécié il y a quelques années ECHENOZ ou BRUCKNER, auparavant ERNAUX et GERMAIN, deux hommes, deux femmes mais ce ne sont ni des repères ni des diseurs de ce que nous vivons chacun en totalité (entrendre totalité par le monde + le moi) ni des prophètes. Et moi, ne me suis-je pas stérilisé - en écriture – en n’écrivant plus que de l’observation politique et de la lecture spirituelle, et réduit en regard et réflexion en n’étant plus réceptif qu’à ce que m’enseignent et ce dont se soucient pour elles-même et avec moi, ma chère femme et notre fille ? Carrefour ? organisation de mon travail ou décapage de mon regard, une autre affectation de mes capacités intellectuelles ? mais chaque fois que j’ai tenté de transcrire quoi que ce soit, j’ai peiné ou espéré avoir écrit, sans que cela soit considéré par quelque tiers que ce soit… alors ? L’ « art du narratif », transcendant toute la question de l’écriture, ce qu’en écrit AM, et la lettre reçue de lui par Muriel CERF, qui ne figure pas plus au recueil que celle remerciant COUVE de MURVILLE pour l’envoi de son livre, Une politique étrangère.  


Ce matin

Les lettres de MALRAUX, quelque chose sur POLIAKOFF que je lis à ma chère femme, l’interrompant de SIMENON et le conseil habituel à qui écrit ou veut être guidé en écrivant cf. Romain GARY, et que je prends pour moi [1], quoique ma question soit autre : je suis depuis longtemps maintenant soit en deçà soit au-delà de celle de l’audience et même de l’édition, elle est vraiment d’apprendre à écrire et à être attaché, fidèle à mon sujet, donc à savoir quel est ce sujet, le sujet… Mais la réponse hier soir était de regarder notre fille endormie, puis la respiration, le corps, la vie de ma femme. Ce matin, les nuages en fond de décor, donnant au paysage et au silence leur densité. – Prier… quand la lourdeur de ce que nous voyons, ressentons est une sorte de signe puissant d’existence de tout. [2] Cohésion, solidarité de tout, le créé et nous, mais pas seulement : nous et Dieu, surtout. Quand Dieu lui a tout soumis, il n’a rien exclu de cette soumission. Cependant en fait nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis… Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même race ; et pour cette raison, il n’a pas honte de les appeler ses frères… Les contemporains du Christ : tous s’interrogeaient : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. La clé de toute compréhension, de toute existence, de toute vie est vraiment cet homme, Dieu fait homme, le Christ Jésus.

midi

Sommet franco-arabe d’Abu Dhabi. Politiquement et militairement, diplomatiquement, nous avons admirablement joué, même si la délibération et les heures de décision ne sont pas encore connues. Les Nigerians, non suspects d’être nos coloniaux, arrivent la semaine prochaine. Nos blindés de l’opération Licorne sont maintenant à Bamako. Les Nations Unies et le Conseil de sécurité, particulièrement, ferment les yeux sur le dispositif actuel qui n’a rien de multilatéral ni de spécifiquement africain… Qui a eu l’idée du sommet avec les Etats du Golfe : Algérie et Maroc y participent-ils ? boucle-t-on ainsi toutes les voies de ravitaillement et d’évasion ? La suite va être bien plus difficile. La « police du désert » ne pourra être malienne qu’en apparence. Nous allons donc reprendre pied massivement. Deux mille cinq cent hommes d’ici la fin de la semaine, près de mille déjà. On va donc vers des coups d’Etat à Bamako, l'indépendance, etc… mais plus dangereusement encore le clivage Noirs-Blancs au Sahel et donc des résurgences dangereuses pour tout l’Azawad et l’hinterland mauritanien.

Hollande a la physionomie qu’il faut. Pas notre rerésentant permanent à New-York, jubilant de jouer un rôle (sa conférence de presse, hier).

après-midi

Conférence de presse en direct depuis Dubaï. Sans doute trop longue, et donnant trop de place au compte-rendu prometteur des conversations économiques et financières avec les principaux dirigeants émiratifs, risque couru d’un donnant-donnant. Il eût mieux valu s’en tenir à la seule intervention au Mali. L’exposé là-dessus a été fait avec conviction, sincérité et talent. Motivation : la France seule (au monde) en situation d'intervenir immédiatement, demande du président malien, légalité internationale, concours logistique de pays européens, contribution financière des émiratis, autorisations de survol par Algérie et Maroc et dénouement par la présence incessamment des contingents africains. Solitude donc très passagère. Pas de présence pérenne puisque nous n’avons agi que pour compte. Processus malien en stabilisation intérieure auquel nous allons certainement prêter la main : un régime, des élections, une stabilité, la reconstruction. Ce qui n’est accessoire ni en tableau stratégique régional, ni pour qui s’intéresse en particulier à ce pays – moi, entre autres – le président français a explicité la position mauritanienne (après un entretien particulier avec le général Mohamed Ould Abdel Aziz, cité fonctionnellement et non nominalement : fermeture de la frontière, prise de responsabilité si appelé par les Maliens.

Avec habileté, le Président a indiqué que la France n'a aucun intérêt matériel au Mali, hors la présence de ses ressortissants, et évoqué, s'agissant des différents contrats nucléaires civils ou d'armements aux Emirats, et que nous avons jusqu'à présent manqués, la démarche en ordre dispersé sinon même en concurrence franco-française de nos grandes entreprises. J'en déduis que la question des prix du Rafale va être étudiée entre l'Etat et l'avionneur et que Areva avec l'E.D.F. où Proglio ne sévira plus longtemps vont devoir travailler vraiment ensemble : ce qu'auraient fortément illustré puis suggéré les interlocuteurs émiratis du visiteur français.

Le meilleur du propos a été la définition d’une présence et d’une intervention française dans le monde actuel. Interrogé comme il est devenu de coûtume – après de Gaulle – sur le point de savoir si l’exercice des responsabilités constitutionnelles de chef des armées, le changeait personnellement, François Hollande a su répondre que seule avait changé sa situation de candidat à une fonction en président exerçant cette fonction.
 


[1] - Cher Monsieur, je crois comprendre ce que vous dites de la solitude – mais il n’y a malheureusement pas de réponse. L’audience est une loterie : Tolstoï gagne très tôt. Dostoiewski, lorsqu’il va mourir. Ecrire, c’est écrire seul , dans la solitude comme dans l’illusion du contraire. Si vous liez votre talent à votre audience immédiate, vous deviendrez enragé. Alexandre Dumas, comblé, mais pas si bête, a dit à Victor Hugo : « Nous rencontrons tous la solitude ; au début, au milieu, à la fin, ou après. Mais si nous n’écrivions pas ? ». Personne n’aide personne sur l’essentiel. Pourtant, il est parfois bon de savoir que l’on n’est un écrivain (quoi qu’il en semble) que contre tout ; et qu’un écrivain qui s’exprime, n’est jamais seul s’il le croit. André MALRAUX, Lettres choisies . 1920-1976 par Françoise de SAINT-CHERON avec préface de Jean-Yves TADIE (Gallimard . Octobre 2012 . 385 pages), pp. 310-311

[2] -  lettre aux Hébreux II 5 à 12 ; psaume VIII ; évangile selon saint Marc I 21 à 28

lundi 14 janvier 2013

Inquiétude & Certitudes - lundi 14 janvier 2013



Lundi 14 Janvier 2013

Puissance du cinéma bien fait, du roman écrit à fond, CHABROL, HUPPERT, BONNAIRE, FLAUBERT hier soir sur Arte jusqu’au trouble. – Edith et sa souffrance, les inventions et l’Eglise pour faire accepter. Oublier notre Vanille. Je ne suis d’accord en rien, mais je ne peux supporter ni sa souffrance ni celle de notre chien. – Prier… [1] le Précurseur est une référence, les références dans l’Ecriture sont autant spirituelles, parfois même liurgiques, le baptême et son rite, Jésus prenant nos péchés sur lui-même et se prêtant à ce que chacun à l’époque a recherché, en cela Dieu et homme donc… que factuelles, l’arrestation de Jean Baptiste met le Christ en ministère public, comme si le relais était passé. Paradoxe de l’apparence, Jésus continuateur de Jean Baptiste. Mesure de l’événement : les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Dieu Lui-même et son projet, l’insertion de l’histoire, de ses dialectiques, de notre liberté dans le dessein et selon l’Esprit de Dieu. Les disciples, ils ne viennent pas à Jésus, c’est Jésus qui va à chacun et l’appelle. Certains sont poussés par le Baptiste à aller à plus grand que lui. Chaque évangéliste a son récit des vocations. La convergence des récits est dans la personnalisation de l’appel, l’immédiateté de la réponse. Le Christ donne deux ordres : convertissez-vous et croyez à a Bonne Nouvelle… Venez derrière moi, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes… Le salut, initiative et puissance de Dieu, mais aussi mouvementation de l’homme. L’auteur de la lettre aux Hébreux, se fondant sur l’Ecriture indépendamment des fait, établit avec force ce qu’est le Christ dans l’histoire spirituelle de l’humanité et dans l’essence-même de la divinité. C’est en prélude au ministère public de Jésus que le baptême de Celui-ci établit cette filiation divine : ce Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et oar qui il a créé les mondes. Reflet resppkendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être, ce Fils, qui porte toutes choses par sa parole puissante… Convergence absolue des écoles johannique et paulinienne, quelles qu’aient été les histores particulières de Jean l’évangéliste et de Paul, l’apôtre des Gentils. – Dans l’église de Megève, la crèche… le Jésus en plâtre, souriant, nu ou vêtu de blanc, est « remplacé »  par une grande Bible, ouverte. Centrale qu’entourent les représentations habituelles des père et mère de l’Enfant, des bergers, des mages, des troupeaux et des animaux de charge. Cette façon de signifier à partir de nos habitudes en les dérangeant a fait commentaire hostile ou critique… nous en avons remercié le curé. La fidélité au sacerdoce appuyée par l'ingéniosité, l'inspiration au sens scripturaire du terme. Marguerite commentant l'homélie, qui était claire et didactique : il fait trop son intelligent. La vérité est qu'à cette messe et dans cette église, il y a occasion et matière de particiêr et dialoguer. L'élévation de l'hostie et du calice sont données avec lenteur, comment n'être pas saisi par le consentement gestuel des visages qui sont demeurés levés et n'ont abaissé, recueilli les regards qu'au repos sur l'autel des deux signes chrétiens.

Ce que je note aux nouvelles télévisées

Matin – Plus de 60 djihadistes tués autour de Gao. Menace par un groupe en cause de s’en prendre directement à al France métropolitaine. Je n’y crois pas, nous somsmes sur nos gardes et les manifestations d’hier étaient une bonne occasion pour provoquer des paniques… « Manifestation consistante » selon l’Elysée. 340 ou 800.000 ? Bruno LE ROUX : je m’attendais à davantage à la manière dont… minoritaires dans les sondages, contre l’évolution de la société. Marine, un referendum. Claude GUEANT, un temps de concertation supplémentaire, un changement de civilisation selon TAUBIRA ? alors le referendum. Argumentation spécieuse, le Conseil constitutionnel ne pouvant juger le peuple, le président de la République peut soumettre au referendum ce qu’il veut et n’importe quoi, donc le projet. DG ne fit pas du tout cela en Octobre 1962, il se fonda sur la lettre de l’article 11 : tout projet de loi relatif à l’organisation des pouvoirs publics. – Troisième conseil interministériel. Pour le Mali. MELENCHON de plus en plus hostile. Tournant pour le quinquennat : la guerre, une bonne chose pour la popularité présidentielle ? titre prétendu de Libération.

Soir – Le Nigeria envoie des troupes qui devraient se positionner d’ici une semaine. Téoignage de satisfaction du maire (noir) de Gao.

Ce que je reçois
.  . . d’amis mauritaniens
----- Original Message -----
From:
Sent: Monday, January 14, 2013 6:48 PM
Subject: Re: tout

Aziz se met en danger en quittant le pays alors que la guerre est à nos portes.
Il est parti ce matin à Tunis. De là-bas il partira dans le Golfe pour revenir vers Nouakchott en passant pas Paris (sans doute pour voir ses médecins).

----- Original Message -----
From:
Sent: Monday, January 14, 2013 8:16 PM
Subject: Re : tout

Inquiétantes. Les frappes de l'aviation française sont efficaces et ont, très vite, désarticulé les structures terroristes. Elles font, en plus, une unanimité sans tache. Mais l'engagement - inévitable - des troupes terrestres de la cdeao donnera à cette guerre un dimension raciale malvenue et source d'amalgames et de confusions. Déjà, les "maures" (maliens et mauritaniens) subissent des vexations et des ressentiments à Bamako et ailleurs au Mali.
S'agissant de mon pays, l'unanimité autour du refus de participer à la guerre ne connaît pas de faille jusqu'à présent. Il n'en sera pas toujours ainsi lorsque les "forces noires" se mettront à "massacrer des maures". Des voix se lèveront pour appeler à s'impliquer. Et pas du bon côté.
Personne ne comprend le voyage de MOAA hors du pays et pour des motifs non impérieux (assister à l'anniversaire de la chute de Ben Ali à Tunis, puis à un sommet sur les énergies renouvelables à Abu Dhabi).

. . . du réseau français "résistons"

De: sami boumendjel <samiboume@yahoo.fr>
Objet: [anticolonial] Re: [info] Mali : La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique CP Survie 14 janvier 2013
À: "Association Survie" <contact@survie.org>
Date: Lundi 14 janvier 2013, 21h04
il est à noter que "la presse dans sa totalité a repris sans questionnement, "la communication d'entrée en guerre de la France au Mali"... c'est à dire sans noter "le retour de la Francafrique" et surtout la défense de ses intèrêts "coloniaux" sur son pré-carré... SAUF LES GUIGNOLS DE L'INFO CANAL+
avec l'appât du gain que constitue la richesse du sous-sol inexploité du nord-mali et qui ferait les beaux jours de la société AREVA dans la foulée du BRGM (vieille institution coloniale) -uranium, diamant, or - quelle aubaine.....(et là alors personne n'en parle)
alors allons chasser le terrorisme..... noir et islamique.....tu peux taper dessus sans risque....!!!
saluations militantes,
Sami BOUMENDJEL

De : Association Survie
À : Association Survie
Envoyé le : Lundi 14 janvier 2013 18h04
Objet : [info] Mali : La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique CP Survie 14 janvier 2013

La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique

Communiqué, le 14 janvier 2013
C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique". Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali.
La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable.  

Le camouflage multilatéral d’une opération française

Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU. Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « partenaires » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU. 
Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique, en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait.  

Une intervention directe décidée dans l’ombre

Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.
L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.
Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.
En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.

Ce que je pense

L’affaire du Mali montre qu’en politique « extérieure » bien plus encore qu’en politique économique et sociale où tout peut se rattraper et se tempérer, les erreurs même très anciennes se payent. Elles sont mutliples : les territoires d’outre-mer français ont été quasi-unanimes à refuser la « fédération primaire » succédant à l’A.O.F. et le projet d’O.C.R.S. ne pouvait se faire qu’avec un Sahara distinct juridiquement de l’Algérie méditerranéenne. Les Africains payent donc la mauvaise attirbution territoriale de vastes espaces ayant peu à voir ni avec le tell ni avec les riverains des fleuves Sénégal et Niger. La France paye la Libye et l’improvisation de notre intervention, réactive seulement après trente ou quarante ans de complaisance, et elle paye les absences de démocratie dans la plupart de ses anciens territoires du Sahel. L’éradication des terroristes ou des dijhadistes est possible, mais la suite va être un conflit « noirs-blancs ». L’évidence est que les troupes de la CDEAO ne seront pas de qualité, et qu’elles ne sont pas vraiment admises par les militaires maliens. On va vers des crises politiques et nationalistes. Jusqu’où devrons nous imposer nos arbitrages ? ou comment quitterons-nous ce que nous aurons à contribuer à bâtir.

Les éphémérides de politique intérieure sont une diversion lamentable : le vrai et le seul sujet est la ruine de notre appareil productif. Comment y remédier ? les accords sur la flexibilité qu’on prétend inspiré du « modèle allemand » ne donneront lieu, j’en suis convaincu, à aucune application sur le « terrain » et la « réussite » allemande ne tient pas à des accords. Les accords outre-Rhin reflètent la réalité, ils ne la créent pas. Mythe résiduel d’un Etat créatif par la législation, chez nous. Définition et erreur pouvant s’appliquer au débat à propos du « mariage pour tous ».


[1] - lettre aux Hébreux I 1 0 6 ; psaume CXVII ; évangile selon saint Marc I 14 à 20

dimanche 13 janvier 2013

courriel à l'Elysée - faux parallèle entre 2013 et 1984

----- Original Message -----
Sent: Monday, January 14, 2013 8:22 AM
Subject: faux parallèle entre 2013 et 1984

Monsieur le Secrétaire général, cher Préfet,

quelques réflexions-observations si vous le voulez bien.

Il existe sur la plupart des sujets nous concernant, et souvent travaillés par le gouvernement, des consensus. C'est à les discerner, les rejoindre et en faire le socle de la relation gouvernants(orésudent)-gouvernés que nous devons travailler, tous ensemble dès lors que nous sommes convaincus que le pays a grand besoin d'être mouvementé selon lui-même et qu'il est en crise profonde d'orientation de lui-même et d'interprétation des circonstances. 416.000 emplois créés en Allemagne en 2012... 60% d'opinions favorables pour Angela Merkel après six ans d'exercice du pouvoir. Nous et la disparition de notre appareil de production, et les 35% d'opinions favorables à Nicolas Sarkozy pendant tout son règne et au Président depuis l'automne. 

La manifestation prévue par les "partisans"  du mariage pour tous ne réunira certainement pas autant que celles d'hier et de Novembre.

Mais il y a des parallèles - factices - qu'il faut dénoncer.

1° ce n'est pas à ceux qui organisent et inspirent ces manifestations hier de donner au Président en modèle son prédécesseur François Mitterrand. Il n'y a ni filiation, puisque le Président au total a très peu travaillé avec François Mitterrand et n'est pas du tout de la même génération, ni parenté des circonstances, du fond ou du contexte. Contrairement à Nicolas Sarkozy, le Président n'est pas en manque d'hérédité, de mentor et n'a nul besoin de le pallier en improvisations psychotiques d'affirmation d'une bonne volonté ou d'un génie créatif.  En tant que son collaborateur intime, quotidien et ancien, vous le savez mieux que moi. La droite de haine de François Mitterrand depuis une quarantaine d'années, ne peut invoquer ce dernier à charge contre François Hollande.

2° la rue, le pays légal, la loi, les profondeurs du sentiment collectif... François Mitterrand a retiré le projet devant la rue... celle-ci a manifesté hier comme jamais depuis 1984... donc le retrait du projet gouvernemental de texte. Non ! il y a eu depuis Octobre-Novembre 1995 et pendant deux mois sans discontinuer... il y a eu tout l'été de 2010, plus de deux millions de personnes dans la rue contre les projets de réforme des retraites... il y a eu près de trois millions de signatures contre la privatisation de La Poste et pour le service public. Alors, ni bataille de chiffres, ni précédents de retrait. La droite n'en a pas donné l'exemple.

3° le referendum. C'est la droite sénatoriale (le RPR, les soi-disant gaullistes) qui a refusé en Septembre 1984 le projet de révision constitutionnelle annoncé en Juillet pour qu'entre dans le domaine de l'article 11 de la Constitution les sujets de liberté, sinon de société comme aujourd'hui. Par élégance autant que par conviction et fidélité personnelles à ses propres thèses de 1962, François Mitterrand n'a pas passé outre, alors qu'il le pouvait, fort des précédents gaulliens opposables aux épigones. Il voulut, dans une affaire politiquement difficile et emblématique : le service public de l'éducation, faire trancher le peuple certes, mais pour la révision préalablement nécessaire à la consultation, "passer" par l'article 89 de la Constitution. Il eût pu aller directement à ce qu'il voulait faire trancher au peuple en usant de l'article 11, avec deux questions au referendum, sur la compétence puis sur le fond comme de Gaulle à l'automne de 1945. Il ne l'a pas fait. C'est la droite qui a empêché l'exploitation du legs gaullien et de donner la parole au peuple. C'est elle qui s'est arcbouté en profitant de François Mitterrand contre François Mitterrand. Robert Badinter le rappellerait excellemment.

Sur le fond, le débat mené depuis un an a ses qualités. Il démontre que les Français peuvent délibérer entre eux et sans mettre en cause directement les gouvernants, et qu'ils respectent la liberté d'autrui, et savent examiner un sujet selon tous ses aspects. Les dogmatiques et les simplistes ne sont suivis ni en majorité populaire ni même par les tenants des religions révélées, porte-paroles reconnus ou fidèles pratiquants. Qu'il y ait de nombreuses difficultés de rédaction des textes, chacun peut en convenir. Le débat au Parlement et en commissions peut et doit être mené en souci de clarté et en respect de ceux qui sont concernés, c'est-à-dire les homosexuels. Ceux qui sont "contre" se mêlent de ce qu'ils ne pratiquent pas, et beaucoup manifestent des ignorances en bien des domaines qui stupéfient. Les dérives sur les recompositions familiales, la monoparentalité sont les vrais malaises sociaux. Et bien entendu tout ce qui dans le fonctionnement de l'économie abîme notre société.

Très chaleureusement et en confiance.

Inquiétude & Certitudes - dimanche 13 janvier 2013

Dimanche 13 Janvier 2013

Hier
23 heures 30 + Les nouvelles, le Mali, notre engagement [1] : angoisse.

Minuit onze + Frigide BARJOT, RUQUIER : vous avez volé la vedette à Christine BOUTIN. Egérie de la communauté homosexuelle, époque de Banana, il y a quinze ans. Série de contradictions du personnage, y compris de son livre avec des clichés sur l’homosexualité : immaturité, boulimie, blessure, etc… Les itinéraires de demain, projet de la Porte Maillot, la place d’Italie, Denfert-Rochereau. Convergences vers le champ de Mars avec podium et porte-paroles. Les catholiques intégristes, les catholiques folkloriques. Avec FB, pas de pancartes. Caroline FOUREST dénonçant la violence de certains manifestants, lors de la dernière. Il n’y a pas d’enfants adoptables en France. 26.000 demandes pour 2.000 enfants. FB désavoue Civitas. Distinction entre filiation et éducation. Cas de deux lesbiennes combinant leurs ovules pour l’insémination par le sperme anonyme. Caroline F. et Frigide B. la haine. La question de savoir si nous devons nous occuper de légiférer pour les autres. Marc LAVOINE…  Je suis croyant et je fais le distinguo entre sacrement et vie civile : c’est l’affaire de ces gens, cela n’entamera pas ma foi. On peut avoir un débat apaisé là-dessus. Le débat est un poil violent. On peut parler d’amour doucement, gentiment. Un autre : les manifestations vont être perçues comme très violentes par les homosexuels. Une journaliste : je suis athée, je ne veux pas être embarquée dans un débat religieux. Manif. pour le mariage homosexuel : 27 Janvier prochain. – Marc LAVOINE, avoir un projet commun, une perspective, un travail commun, croire que les gens peuvent ressentir les mêmes choses que vous. Ces chansons-là… savoir se parler à soi, se mettre en solitude, avoir de l’humour sur soi-même, dénouer chez nous ce qui nous empêche d’être heureux à plusieurs.
Frappé de ce qu’enregistrée en différé probablement, il n’y ait pas eu quelque excuse pour une diffusion décalée complètement d’ambiance avec la première guerre, depuis celle  d’Algérie que doive soutenir directement la France, dans une région très proche d’elle, avec aussitôt plusieurs morts, chacune dramatique. Frappé aussi que ce débat sur la famille, l’adoption, la construction des enfants en éducation et plus encore en généalogie est surtout mené entre femmes, à coup d’exemples de seconde main, sans témoignages directs de femmes et d’hommes homosexuels et disant ce qu’ils vivent et ce qu’ils souhaitent en matière juridique. Qu’aussi on soit – du côté des opposants au projet de loi, sans doute à améliorer (il est maladroit d’écrire que les enfants sont nés de deux femmes ou de deux hommes) – en attentat à la liberté d’autrui et en prétention d’imposer des références religieuses, m^dme et surtout si elles sont présentées comme la loi naturelle.
Contre nature ? Autre nature ? Forme différente de la même nature (humaine) !

Ce matin

Prier… consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. [2] La rédemption, le pardon, première annonce souveraine et gratuite. La seconde est l’accueil, il est précis : une mûe physique, image d’une mûe totale. Ptréparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissés, les passages tortueux deviendront droits et les escarpements seront changés en plaine. Aucune exigence de foi, mais l’homme fraie passage à Dieu en ce monde et en lui-même. A la nouvelle de son rachat, de sa réconciliation avec Dieu, il a répondu : alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. Prophète, Précurseur annoncent et décrivent, mais pas Dieu tel quel : Dieu selon ce qu’Il fait  Dieu est ce qu’Il fait. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. Commentaire de l’apôtre, « autrement dit » : il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. Dieu, notre sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes : il nous a sauvés. Il l’a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d’actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Théologie du baptême, plus mystérieuse que trop souvent dit : condition pécheresse, mais… pas de dialogue, pas de demande ni de supplication. Le salut, la baptême, son sens, Dieu dans le baptême-même sont présentés par nos textes comme autant de faits, comme un fait unique. Précurseur, précisément : l’identité du baptisé. C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi, j’ai mis tout mon amour. La version de Luc est une adresse directe du Père au Fils, celle de Marc également, tandis que Matthieu écrit : celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur [3], mais Luc, l’évangéliste de l’enfance, doit être lu plus précisément selon une autre exégèse, le distinguant des deux autres synoptiques : Tu es mon Fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. Seul passage du nouveau Testament exposant la filiation comme et quand elle s’opère : le psalmiste [4] est préféré à Isaïe, pour dire la royauté messianique plutôt que l’élection du serviteur [5] . Luc, pourtant, est le plus concret : il est seul à écrire : l’Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Marc et Matthieu disent seulement : comme une colombe. Les évangiles nous font passer continuellement de la théologie aux faits, du sens au plus précis de l’événement, d’une personne, d’une parole.
Je n’ai appris qu’hier soir la mort d’Etienne BURIN des ROZIERS – lecture du Monde par ma chère femme, excuses du journal s’étant trompé de photo. dans son édition du 3 Janvier dernier. Plus une personnalité de confirmation, d’interprétation et de réflexion qu’un initiateur dans ma quête du général de GAULLE après le départ de celui-ci. Nos entretiens à Bruxelles à partir d’Octobre 1973 : il y est notre représentant permanent. POMPIDOU est ainsi cautionné par lui, l’agencement politique de ce qui est alors la Communauté Européenne en voie d’élargissement à la Grande-Bretagne se borne à la « coopération politique ». Diplomate de carrière, « grand concours » juste avant que la guerre n’éclate, division LECLERC dès le Tchad, le seul des collaborateurs du Général chez qui j’ai vu une photographie dédicacée par celui-ci : celle célèbre prise à la coupée d’un petit navire, le Général ayant endossé exceptionnellement le suroît d’un marin (Jean-Marcel JEANNENEY en avait une, mais celle dédicacée à son père, l’ancien collaborateur de CLEMENCEAU devenu président du Sénat puis ministre d’Etat à la Libération. Le hasard a fait que je la lui ai empruntée pour la photocopuer à l’heure même où ses fils venaient le déménager, diminué de mémoire mais pas d’aspect. Cette dernière rencontre aux échanges stéréotypés a été notre conclusion, très affectueuse. Il est le plus durable et le seul vrai politique des trois secrétaires généraux de l’Elysée qui se soient succédés auprès de GAULLE, le seul aussi à avoir eu, je crois, une ambition gouvernementale, sinon celle de Maitgon, selon certaines des nombreuses conversations qu’il m’a accordé. Un homme de présence, de diagnostic et de discrétion. Jamais, il ne s’est attribué un rôle, alors qu’il en a joué un souvent et considérable. Rien que d’avoir eu l’idée des entretiens d’entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1965. Témoin direct de la « déclaration de Rome » en même temps que René BROUILLET, ils sont respectivement ambassadeurs près le Quirinal et près le Vatican en Janvier 1969, il s’est toujours porté fort de l’innocence de POMPIDOU dans cette affaire. Ni brigue prématurée de la succession, ni déformation de propos : la vérité est entre deux et dépouillant l’AFP de l’époque, j’ai surtout retenu une probable concertation avec de GAULLE avant l’envol pour Rome. Homme qui m’a beaucoup appris, chaleureux, simple, direct. C’est lui qui a porté à l’Elysée toute l’ambiance des années décisives, qui a inscrit dans la durée les habitudes du fondateur, modélisé le fonctionnement de la présidence de la République, étanche, sans que les collaborateurs ne se voient ni ne s’entendent du dehors. Vainement, j’ai tenté de faire lire et comprendre par les récent ou actuel secrétaires généraux de l’Elysée ce qui se vivait initialement. habitait à quelques numéros de Roland DUMAS, quai de Bourbon, et carrière achevée s’était aménagé un petit bureau quai des Célestins, en face, il y recevait assis sur un grand lit, moi sur une chaise. Tout était aisé à entendre et à questionner.

20 heures + Nouvelles sur diverses chaînes…
Christine BOUTIN, une manifestation culturelle, mouvement de fond. FH enfermé dans son palais. Son maître FM a su retirer le projet. UMP, présence de COPE, mais absence de FILLON, d’ESTROSI, KOSCIUZSKO-MORIZET. En coulisses de la manifestation, maillage réseaux, organisation considérable. – Images de la manifestation par segments, pas possible de se rendre compte, pas de chiffre. – Trois millions et demi d’homosexuels, interdits de mariage et de filiations. – TAUBIRA : un referendum serait inconstitutionnel. – La rue maintenant ? mais contre la réforme des retraites, plus de deux millions de manifestants, en a-t-on tenu compte ?
Mali… La France en guerre depuis quarante-huit heures. Troisième conseil de défense. Cela va durer. Rafale sur Gao : venus directement de Saint-Dizier. Important : l’Algérie a autorisé le survol de son territoire, résultat des entretiens algériens de FH. Déclaration de FH : la France  ira jusqu’au bout. LE DRIANT : la France, préserver sa sécurité. Celle du Mali évidemment mais toute la région, l’Europe aussi. Le terrorisme, notre cible. Témoignage de remerciements de délégations maliennes, reçues à l’Elysée. Aide logistique promise par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.  Prochain sommet de la CDEAO. Perspective d’arrivée de deux mille hommes : Tchad, Sénégal


[1] ------ Original Message -----
From:
Sent: Saturday, January 12, 2013 9:58 AM
Subject: Re: Communiqué : Engagement militaire de la France au Mali

A Nouakchott, il n'y a pas encore de réaction officielle, ni de la part des partis. Il y a cependant, presque une unanimité contre la participation des troupes mauritaniennes à l'action militaire, unanimité qui va dans la droite ligne du refus antérieur de la "guerre  par procuration" que MOAA avait menée en collusion avec Sarko et dont la situation actuelle au Mali est le résultat.

23 heures 30

BFM TV donne un tableau des « djihadistes » préoccupant. Entre trois et six mille an nord du Mali. Nigeria, cinq à dix tués par jour. Le Sinaï, où cela commence à bouger. La question somalienne… 12.000 Africains, censés appuyer la petite armée somalienne formée par Denis Allex, y seraient stationnés. Tentative d’exfiltrer l’otage, probablement exécuté par ses geôliers, deux soldats français tués. Intervention par des blindés de la DGSE, dans une sorte de zone suburbaine. On repasse les appels de notre otage. Poignant. 17 terroristes ont été tués.
Brève allocution de FH en milieu d'après-midi - la seconde depuis le début de notre intervention. Demande de renforcement du plan vigie-pirate…, demande de renforcement du plan vigie-pirate… alors que près de 300.000 manifestants attendus à Paris pour demain : à propos du mariage homosexuel. Nouvelle intensification des frappes aériennes française. « Grâce au courage de nos soldats, un coup d’ârrêt a été porté, de lourdes pertes infligées à notre adversaire. Notre mission consiste à préparer le déploiement d’une force africaine permettant au Mali de recouvrer son intégrité territoriale, telle que voulue par le Conseil de sécurité. » Le porte parole du Parti communiste reprend la thèse de Mélenchon : informer au préalable le Parlement. Jean-Marc Ayrault devrait recevoir lundi matin les chefs de parti. Il aurait dû le faire dès aujourd’hui en montrant qu’il n’y a pas de congé ni d’heures ouvrables ou pas. Prise de la bourgade de Cona. Image désastreuse de notre ministre de la Défense, chauve, lunettes, oreilles en ailes de moulin de vent.
Nos troupes viennent du Tchad. Point d’atterissage, l’aéroport international de Bamako.
Belles images de nos soldats, mais j’ai le cœur serré. Angoisse… ceux qui vont mourir. Isolement sur le terrain puisque le Sénégal et la Nigeria déclarent forfait.

Pourquoi avoir couplé le Mali et la Somalie ? Pas de solidarité physique des Européens.

[2] - Isaïe XL 1 à 11 passim ; psaume CIV ; Paul à Tite II 11 à 14 & III 4 à 7 ; évangile selon saint Luc III 15 à 22

[3] - évangile selon saint Marc I 11 et selon saint Matthieu III 17

[4] - psaume II 17 plaçant le Christ en roi des rois et dess nations : je te donne les nations pour hérutage… et maintenant, rois, comprenez, corrigez-vous, juges de la terre ! Servez Yahvé avec crainte, baisez ses pieds avec tremblement

[5] - Isaïe XLII 1 à 7 : voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J’ai mis sur lui mon esprit… j’ai fait de toi l’aliance du peuple, la lumière des nations

vendredi 11 janvier 2013

Inquiétude & Certitudes - vendredi 11 Janvier 2013

Vendredi 11 Janvier 2013

La neige fine en multiple d’elle-même, qui tombe comme des points sans matière. Le ciel et le sol, tous deux de la même blancheur mate. Rien ni personne pour notre petit chien. Inatteignable. Je ne sais dire ni vivre. Que prier … énigme et parcours d’une  de mes nièces, répondant à mes vœux d’anniversaire deouis le Sri Lanka. Totale liberté, d’une série de choix dont son secret aura été et continue d’être de les vivre, sans en dire rien. Elle symbolise l’inatteignable de l’autre, ce qui ajoute à son existence. Et je l’aime et l’admire telle quelle quoique j’ai souffert ces dernières anénesna vant d’accepter qu’elle ne veuille plus me voir ni a fortiori me parler alors qu’elle était encore parisienne… Et en plus elle est prévoyante et organisée. De cette façon-là, elle domine tout, dont notre époque, et elle ne m’a jamais semblé orgueilleuse. Point fort ou faible, elle n’a jamais à ma connaissance, en tout cas dans mon expérience de relation avec elle, maintenant bien lointaine, de réelle bonté. Le roman du mystère pour les autres dont je suis. Je suppose qu’elle se considère au contraire simplissime. Une année sabbatique déjà après avoir excellé dans ce qu’elle faisait professionnellement. Une vie sentimentale certaine, hors normes et sans aucune ostentation. Pour l’instant qui dure, le voyage de l’Extrême-Orient… trente-six ans, déjà ou seulement ? Mais les plus plats et les plus convenus de mes neveux et nièces, souvent encore plus inconnaissables et fermés même de visage à visage quand nous nous rencontrons, sont-ils plus connaissables ou offerts à une relation ? et beaucoup d’humains, au contraire des animaux et des végétaux, ne refusent-ils pas toute relation. Parabole dominicale de l’échange d’un signe de paix, les visages à l’encontre, à l’opposé de la main qu’on se laisse prendre par contrainte… Et ne suis-je pas aussi fermé, moi aussi sinon le premier ? Une fable compilée par Frédéric LENOIR et qui m’est proposée par une correspondante, si proche et relationnelle quant à elle. J’objecte, totalement verrouillé : FL au talent certain de compilateur, à l'ambition tous azimuts que j'ai connu - en compagnie de ma chère femme (alors seulement au futur) - il y a une quinzaine d'années, via l'Abbé Pierre, est un produit de notre époque : les superficiels encyclopédistes - à la Alain Peyrefitte, à la Alain Minc, gourous modernes. Recueil des citations et des sophrologies. Ils symbolisent autant notre échec collectif que ses causes, chacun de ses livres + le Monde cdes religions, belle carte de visite et bonne équipe de collaborateurs, l'éloigne de ses sources. Il est vrai que je ne l'ai plus lu depuis une (bonne) présentation d'un livre sur le bouddhisme par Jean Paul II. Quelle est son âme à lui ? Je n'exclus pas qu'il en ait une et une belle, mais il se conduit et m'apparaît en "fils de lumière" : il a compris notre époque et sait y vivre et l'utiliser. Moi pas, et je n'en ai aucune envie, tout simplement parce que cela m'est totalement étranger.  
Prier donc … la tout autre relation : qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? [1]  Je vous ai écrit tout cela pour vous faire savoir que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu. Les rencontres de celui-ci, Verbe incarné. Survint un homme couvert de lèpre. Celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre : il ne chechait pas Jésus, il le rencontre, hasard ? il le reconnaît, comment ? Sa foi est totale, intime, c’est sa nature, plus que sa lèpre. Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier – Je le veux sois purifié. Relation physique donéne par le Christ en réponse à la relation spirituelle : Jésus étendit la main et le toucha. Soin des habitudes sociales, de ce qui caractérise son peuple mais pas du tout de son propre relationnement, de sa notorité : Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit : ta guérison sera pour les gens un témoignage. Conclusion, comme une séparation du Christ d’avec le monde. Plus Jésus rayonne, plus il se retire. Il se donne en instrument, déjà en croix, il ne retient pour lui. Relation décisive, structurante, expliquant et faisant tout, celle à Dieu son Père. On parlait de lui de plus en plus (… Jésus lui ordonna de ne le dire à personne …). De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait. Imaginer l’Eglise d’aujorud’hui ainsi : pas d’enseignement, que le bien, la guérison tous azimuts et le retrait silencieux, la prière… Quelle propagation… tandis que dimanche qui vient, dès le milieu de journée ce sera la bataille et la gloire des chiffres. Ce ne sont ni les disciples ni le Christ lui-même qui formaient les foules, Au contraire, ils étaient dissuasifs. Mais la foule naturellement formée par leur rayonnement, le rayonnement que fait discerner l’espérance, ils la comblaient, la guérissaient. Le Christ de son vivant terrestre, l’Eglise des commencements. Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.
Notre fille a pris ma place dans notre lit, regarde les bisounours, il est question de caresser de la main un nuage... Visage qui depuis les premières années d’une vraie physionomie, me fait penser à celui de ma chère nièce. Alors… L’épaisseur de la surcouche neigeuse simplement par l’innombrable tombée de points de plus en plus serrés, de plus en plus directs. Légers tournoiements, la verticale pourtant.

Journée tournante.

Nous intervenons au Mali, directement et au sol, pour stopper l’initiative des terroristes ou des occupants du nord du pays. Fin d’après-midi, intervention de François Hollande : « le Mali fait face à une agression venant du nord, le monde entier connaît la brutalité et le fanatisme, il en va de l’eistence-eme de cet Etat et de la sécurité de sa population. J’ai répondu à la demande du président du Mali et de la CDEAO. Les forces françaises ont apporté cet après-midi leur soutien aux forces maliennes. Cette opération durera le temps qu’il faudra. Nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale. J’informerai régulièrement la nation. Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là quand les droits d’une population seront directement menacés. » Pour Laurent Fabius, le risque était que le Mali devienne en tant que tel un Etat terroriste. Sécurité de l’Europe… « Profitant du délai entre les décisions prises et le meomnt de leur intervention, les groupes criminels et terroristes » … selon Laurent Fabius, ont donc décidé de ne pas attendre l’attaque laborieusement programmée des mois à l’avance par le Conseil de sécurité.

Chacun est parfaitement dans sa logique. Il était impensable que les groupes visés par le Conseil de sécurité attendent que tout se mette en place contre eux. Il n’y a que la France qui puisse être aussi vite et en force suffisante sur place. François Hollande vient de prendre la première décision autonome de son règne, sans mandat international ni débat : ne pas intervenir c’était avoir d’ici quelques jours un Mali tout autre que celui qui existait apparemment depuis 1960 et que l’on voulait rétablir. Il semble que nous soyons soutenus de toutes parts : Etats-Unis et Grande-Bretagne qui cependant ne s’engagent pas eux-mêmes militairement. Soutien aussi de Copé et de Fillon, de Marine Le Pen également. Seul, Mélenchon conteste : il aurait voulu un débat parlementaire, ce qui est irréaliste. – Source malienne indique qu’avance des nordistes est stoppée. Intervention du président Diokounde Traoré (qui fait une excellente impression) : « La guerre n’est pas notre choix. On nous impose la guerre. Réponse sanglante et massive ».

Probabilité : une séquence brève mais des séquelles longues, massacre des otages ? pas sûr, car les groupes sont certainement nombreux et peu hiérarchisés. Il y aura des dissidences et des redditions, autant que des échappées et du chacun pour soi. Il semble que ni la Mauritanie ni l’Algérie ne soient officiellement impliquées, mais elles acceptent nos demandes de survol et peut-être de bases arrière. – Certitude : la France est confirmée par ses alliés « occidentaux » et par les Nations Unies comme garante d’une stabilité minimum dans l’aire de son ancien empire. Puissions-nous ne pas en abuser ni en tant que puissance, ni en tolérant des comportements malfrats de la part de certains de nos ressortissants.

Fin des négociations syndicats-patronat sur ce qui va s’appeler la flexi-sécurité. F.O. et la C.G.T. refusent de signer ce qui n’apporte pas davantage de sécurité aux salariés. Laurent Berger, dont c’est la première négociation d’importance, nuance son paraphe, c’est le conseil confédéral du syndicat qui doit ratifier. Commentaire assassin d’Eric Woerth… sollicité par B.F.M.-TV : on reste dans l’esprit de la présidence de Nicolas Sarkozy. On n’est pas dans l’accord historique espéré par François Hollande. Pour moi, une évidence : tout est rapport de forces, entreprise par entreprise, surtout en temps de crise. L’accord national sera du papier de plus.

Ce que doit maintenant faire – à tous propos – François Hollande, c’est de bâtir sur ce qui est consensuel chez nous. Pas seulement l’intervention au Mali, mais une politique économique et sociale résolue : nationalisation des entreprises mises en difficulté par des dirigeants incapables ou spéculateurss, moratoire des dettes souveraines, emprunt civique au moins national, appel à la mûe démocratique européenne.


[1] - 1ère lettre de Jean V 5 à 13 ; psaume CXLVII ; évangile selon saint Luc V 12 à 16