samedi 5 mars 2011
vendredi 4 mars 2011
Inquiétude & Certitudes - vendredi 4 mars 2011
Vendredi 5 Mars 2011
Prier… entrer dans la prière comme dans l’eau décisive (baptême, ensevelissement, étreinte mais ce comble de soi qu’est la disponibilité, l’écoûte et l’accueil). Les marchands du Temple, Jésus et eux. Aucune religion écrite n’est aussi âpre avec l’argent et ceux qu’il domine, et notre Eglise – au contraire ? – est plus que jamais précautionneuse en textes du magistère et en relations concrètes, ce qui d’ailleurs, autant que je devine pour la France, ne la rend pas pour autant florissante… [1] Je lis… Jésus est circonspect, je le remarque pour la première fois, le récit de l’expulsion (il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne traverser le Temple en portant quoi que ce soit, autrement dit : « il casse la baraque » et s’approprie la police des lieux, revendiquant qu’il est souverainement chez Lui : ma maison s’appellera maison de prières) est très encadré. De deux manières, le figuier qui se refuse à rassasier le Seigneur. Il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose… le lendemain, ils virent le figuier qui était desséché. Jésus, très humainement, a faim et il se venge… contre un arbre ! Coléreux, le Seigneur ! Ce qui dans la version de Marc, n’est pas dit du dérangement violent des marchands, à qui il est plus reproché une trahison de la destination des lieux que leur commerce intrinsèquement. Mais c’est le prologue qui me frappe : Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il inspecta du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit avec les Douze pour aller à Béthanie. Il y a donc préméditation, il y a aussi la volonté de tout faire au grand jour, enfin le Christ ne prie pas au Temple. La leçon est pourtant sur la prière, inséparable de la foi, expression-même de la foi, d’où les miracles. S’il ne doute pas dans son coeur mais croit que ce qu’il a dit va arriver, cela lui sera accordé. D’une certaine manière, la prière est création et la Genèse, la création du monde, diu vivant et du couple humain est la prière de Dieu ! le mouvement est le même. Dieu dit… Tout homme qui dira à cette montagne : ‘Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer’, s’il ne doute pas dans son cœur, mais croit ce qu’il dit… Tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez déjà reçu, cela vous sera accordé. Texte qui me laisse pantois. Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l’heure du triomphe. L’évangile est inépuisable car il est anecdotique. C’est sur un tissu historique, vécu qu’est brodé le texte de l’enseignement, et c’est selon une dialectique dont nous ne recevons pas que la somme mais avons chaque étape, que le salut – historiquement – est apporté. Dans mes débuts d’administration, une négociation multilatérale, plume en main, mon chef me répétait : collez au texte, mon vieux… l’évangile nous fait, d’abord, coller aux faits. Et il n’y a de commentaire « autorisé » pour ces faits que celui du Christ, qui en est d’ailleurs souvent l’auteur ou l’un des protagonistes. Le Prophète de l’Islam enseigne Dieu – et à juste titre et selon une expérience spirituelle incontestable et magnifique d’expression et de vécu – tandis que le Christ de l’évangile est raconté, les apôtres, les évangélistes donnent le matériau de leur expérience, l’extrapolation ne leur vient qu’à la Pentecôte. Ils ont vu, vécu, touché. Et nous avons avec eux, grâce à ces textes. Car le Seigneur aime son peuple, il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
Dès ce soir, Claude Guéant signifie à Alain Juppé que sa compétence politique extérieure au gouvernement reste partagée avec l’ancien secrétaire général de l’Elysée : la remontrance aux Italiens d’avoir à « retenir les Tunisiens » est du ministre de l’Intérieur, pas du ministre des Affaires Etrangères.
Cette coalition énorme pour que le procès Chirac n’ait pas lieu, comme si toute la classe politique plus l’ »électorat de droite plus des sympathisants de l’ancien candidat perpétuel s’accordaient pour qu’à défaut d’être vraie, la pureté de la politque et l’honneur de ceux qui s’y adonnent, restent saufs. Chirac immunité pénale totale, juridiquement établie pour lui et la durée de son mandat, et prolongée de fait à titre viager en tant que président honoraire. Sarkozy a raffiné, pas de referendum, pas de sens donné aux élections sauf à la sienne, pas de signification des sondages, la revendication de la décision pour la montre – la gloriole des cours de récréation – et pas de suivi, pas de parole tenue.
Tueries en Libye, mais toujours pas d’interdiction du ciel par les pays tiers, pas d’intervention américaine au sol, pas même des drones assassins sur le bunker. Tueries en Côte d’Ivoire et rien n’en sort.
[1] - Ben Sirac XLIV 1 à 13 ; psaume CXLIX ; évangile selon saint Marc XI 11 à 25
jeudi 3 mars 2011
Inquiétude & Certitudes - jeudi 3 mars 2011
Jeudi 3 Mars 2011
Prier… [1] Que la crainte du Seigneur saisisse la terre, que tremblent devant lui les habitants du monde ! Il parla, et ce qu’il dit exista ; il commanda, et ce qu’il dit survint. En ce sens, bien des miracles de Jésus, notamment les éléments domptés, sont la parabole de Dieu. Comment pouvons-nous n’être pas en communion avec les Juifs qui nous ont transmis la sagesse, l’expérience, l’intuition du psalmiste (le Christ récitait les psaumes) et avec les Musulmans dont le Livre fondateur a précisément si souvent cette génuflexion devant le Gtout-puissant et cette sainte crainte ? Le rassemblement des croyants : règlement dela question au Proche-Orient, relation pluraliste de toute religion et de tout rite avec la vie publique des sociétés et des Etats, autorité morale vis-à-vis de l’argent… les remèdes crèvent les yeux mais sont difficiles à mettre en œuvre, si nous ne commençons pas, nous les croyants. Jésus s’arrête et dit : ‘Appelez-le’. Le Christ, inlassablement, aura prêché que l’insistance de la supplication et de la prière (le juge et la veuve, la Cananéenne…) est efficace et atteint le cœur de Dieu. Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle. Les dévôts et tout intégriste, garder pour soi ce qui ne peut que se communiquer. Il y a les accapareurs en économie politique, mais il y en a autant en spirituel. On appelle donc l’aveugle et on lui dit : ‘Confiance, lève-toi, il t’appelle’. Voilà une parole de disciple, d’apôtre, d’Eglise, de frère. Phrase parfaite, totale. L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus, au jugé. Il est resté près du Seigneur, admis manifestement à Le suivre et compté parmi les disciples puisque son nom – Bartimée – a été retenu. ‘Va, ta foi t‘a sauvé.’ Aussitôt l’homme se mit à voir et il suivait Jésus sur la route, laquelle allait vers Jérusalem et le Golgotha. Qui peut se rassasier de contempler la gloire de Dieu ?
route et cimetière
Le Val-de-Loire existe-t-il encore, les maisons le long de la levée de Loire : la plupart volets fermés comme les villages dans le Massif central. Tours donne le cafard, d’abord à cause de ses tours… architecture stalinienne de Michel Royer, sorte de Saint-Just dont on ne se souvient plus, un très bon maire répétait-on quand pour le reste : ministre ou condamnant les soutiens-gorges trop visibles en publicité, il était daubé.
soir
Des dépêches AFP… hallucinant du plus petit et insignifiant au plus grand et scandaleux. DSK démonétisé désormais en tant que directeur général du FMI, puisque désormais tout ce qu’il dira (fera ?) passe pour propos de campagne à l’étranger. Un second démonétisé, après Michèle Alliot-Marie. Sarkozy asticote l’Islam puis se rétracte tant ses troupes sont apurées et ses ministres hostiles, et il se rattrape avec l’héritage chrétien de la France et sa remarque sur le baptême de Clovis. L’économie politique, niveau arithmétique enseigné à la sortir du cours préparatoire… l’histoire de France en vignette au Puy… et bien entendu la pêche aux voix. De Gaulle qui entendait la messe en privé à l’Elysée, allait à la messe ostensiblement à Saint Louis des Français dans chaque capitale étrangère le recevant, notamment à Moscou, n’a pas eu les voix des catholiques patentés en 1965 : Jean Lecanuet lui fut préféré.
Prier… [1] Que la crainte du Seigneur saisisse la terre, que tremblent devant lui les habitants du monde ! Il parla, et ce qu’il dit exista ; il commanda, et ce qu’il dit survint. En ce sens, bien des miracles de Jésus, notamment les éléments domptés, sont la parabole de Dieu. Comment pouvons-nous n’être pas en communion avec les Juifs qui nous ont transmis la sagesse, l’expérience, l’intuition du psalmiste (le Christ récitait les psaumes) et avec les Musulmans dont le Livre fondateur a précisément si souvent cette génuflexion devant le Gtout-puissant et cette sainte crainte ? Le rassemblement des croyants : règlement dela question au Proche-Orient, relation pluraliste de toute religion et de tout rite avec la vie publique des sociétés et des Etats, autorité morale vis-à-vis de l’argent… les remèdes crèvent les yeux mais sont difficiles à mettre en œuvre, si nous ne commençons pas, nous les croyants. Jésus s’arrête et dit : ‘Appelez-le’. Le Christ, inlassablement, aura prêché que l’insistance de la supplication et de la prière (le juge et la veuve, la Cananéenne…) est efficace et atteint le cœur de Dieu. Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle. Les dévôts et tout intégriste, garder pour soi ce qui ne peut que se communiquer. Il y a les accapareurs en économie politique, mais il y en a autant en spirituel. On appelle donc l’aveugle et on lui dit : ‘Confiance, lève-toi, il t’appelle’. Voilà une parole de disciple, d’apôtre, d’Eglise, de frère. Phrase parfaite, totale. L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus, au jugé. Il est resté près du Seigneur, admis manifestement à Le suivre et compté parmi les disciples puisque son nom – Bartimée – a été retenu. ‘Va, ta foi t‘a sauvé.’ Aussitôt l’homme se mit à voir et il suivait Jésus sur la route, laquelle allait vers Jérusalem et le Golgotha. Qui peut se rassasier de contempler la gloire de Dieu ?
route et cimetière
Le Val-de-Loire existe-t-il encore, les maisons le long de la levée de Loire : la plupart volets fermés comme les villages dans le Massif central. Tours donne le cafard, d’abord à cause de ses tours… architecture stalinienne de Michel Royer, sorte de Saint-Just dont on ne se souvient plus, un très bon maire répétait-on quand pour le reste : ministre ou condamnant les soutiens-gorges trop visibles en publicité, il était daubé.
soir
Des dépêches AFP… hallucinant du plus petit et insignifiant au plus grand et scandaleux. DSK démonétisé désormais en tant que directeur général du FMI, puisque désormais tout ce qu’il dira (fera ?) passe pour propos de campagne à l’étranger. Un second démonétisé, après Michèle Alliot-Marie. Sarkozy asticote l’Islam puis se rétracte tant ses troupes sont apurées et ses ministres hostiles, et il se rattrape avec l’héritage chrétien de la France et sa remarque sur le baptême de Clovis. L’économie politique, niveau arithmétique enseigné à la sortir du cours préparatoire… l’histoire de France en vignette au Puy… et bien entendu la pêche aux voix. De Gaulle qui entendait la messe en privé à l’Elysée, allait à la messe ostensiblement à Saint Louis des Français dans chaque capitale étrangère le recevant, notamment à Moscou, n’a pas eu les voix des catholiques patentés en 1965 : Jean Lecanuet lui fut préféré.
Incapable de s’accorder sur les bonus, les spécualations à partir des matières premières et quelques règles commerciales anti-dumping y compris le protectionnisme pratiqué partout sauf par les Européens, version Commission, la « communauté internationale » ne traite pas mieux le politique : on peut s’entretuer en Côte d’Ivoire et Khadafi peut bombarder, d’avion puisqu’au sol il n’est plus le maître, ses propres compatriotes. L’année 2011 qui devait être une petite année – coq gaulois à usage interne selon l’agenda de quelques G 20 ou G 8 – est en passe de devenir dramatique, bouleversante et grotesque.
A la pompe, le gazole dépasse 1,40 € et le sans plomb 98 1,50 €, soit les « sommets » de Juin-Juillet 2008. Or, de mémoire, à ce moment là, il ne se passait, sauf éventuellement de la spéculation, aujourd’hui que la guerre et le risque politique s’installent sur les champs pétrolifères et sans doute durablement, vers quels « sommets » va-t-on ? La Chine inquiète de sa cohésion sociale et le pétrole hors de prix, la récession dont il n’était déjà pas du tout sûr que nous commencions de sortir cette année ou l’an prochain, va s’installer pour uen décennie. Je le pensais déjà à la fin de 2008 pour la raison toute simple et qui n’est que logique, nullement celle d’un économiste « patenté » : les diagnostics n’étant posés, en tout cas vraiment admis par les dirigeants politiques, monétaires et d’entreprises (ce ne sont pas tout à fait les mêmes et ce n’est ni la même logique ni la même langue, mais c’est devenu le même recrutement en « ressources humaines » selon la cooptation et les techniques du couloir), les remèdes ne sont évidemment pas envisagés. Les vrais.
[1] - Ben Sirac XLII 15 à 25 ; psaume XXXIII ; évangile selon saint Marc X 46 à 52
mercredi 2 mars 2011
mardi 1 mars 2011
lecture du Monde sur la diplomatie française - réplique à la réplique d'Henri Guaino
écrite ce soir, proposée au journal Le Monde, couriellée à Guaino à défaut et postée papier aussi vers lui - cette réplique sera en ligne demain soir
de même que j'ai commencé de lire hier soir Stéphane Hessel
de même que j'ai commencé de lire hier soir Stéphane Hessel
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