lundi 9 août 2010

Inquiétude & Certitudes - lundi 9 août 2010

Lundi 9 Août 2010


Prier… [1] parabole de l’épouse infidèle, de la séduction, de la jeunesse, du cours remonté de tout temps, résolution de Dieu envers nous, sans que la réponse, celle de l’humanité, la mienne soit audible, du moins dans le texte (magnifique) : mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Egypte. Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours. Tu seras ma fiancée, et je t’apporterai la justice et le droit, l’amour et la tendresse ; tu seras ma fiancée et je t’apporterai la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur. L’élan du texte, de l’amour, de la mémoire et du projet (de Dieu pour nous), mais aussi que de détails parlant. C’est au désert que le peuple fait retraite, que Jésus se retire pour prier, que la conversation décisive aura lieu. C‘est de cœur à cœur qu’il va s’agir, pas de ratiocinations, de reproches pour les turpitudes ou de raisons de croire et de venir. Le temps, la jeunesse, ce n’est pas ce que Dieu donne ou rend à l’infidèle, il lui apporte la guérison de ce dont elle souffre, de ce dont notre relation à Dieu souffre, manque : je t’apporterai la fidélité (décisif mot de François Mauriac dans son Bloc-notes, alors au Figaro, quand il s’est agi du nouveau mode d’élection du président de la République en France : dans le doute, il faut choisir d’être fidèle). Et le résultat est le recommencement, le nouveau commencement, le définitif commencement. Réponse ? la nôtre. Une autre parabole, celle des vierges sages et des vierges folles. L’évangile, tranquille pédagogie, nous rappelle si souvent à la réalité et à cette raison d’être prudent, prévoyant. Le Royaume n’est pas un souhait ou une idée. En somme, la foi est une adaptation à la réalité. La réalité en totalité et non cela nos sens et les modes mentales ou pratiques que nous subissons. Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! – En vérité, je vous le dis : je ne vous connais pas. Excuse cependant mais qui ne valut pas, pour les cinq imprévoyantes : l’époux tardait, elles s’assoupirent. Les sages comme les folles. Les paraboles sont – heureusement – toujours incomplètes, la fin est peut-être la seconde chance pour les folles, Jésus ne s’en sert que pour nous amener à Lui. Veillez donc. … Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille.

matin

L’affaire de la flotille vers Gaza, Nettanyahu affirme qu’Israël a respecté le droit international, la preuve en sera donnée par une commission d’enquête israëlienne. L’inspection générale des finances à Bercy pour disculper le ministre…

La SNCF sera éliminée du concours pour le TGV californien au prétexte des convois de Juifs sous l’Occupation. Les indemnisations sont le fait de l’Etat et non de l’entreprise, or c’est elle qui concourt et qui est peccamineuse, elle n'a rien indemnisé. Si l’on comprend bien, pour qu’une entreprise soumissionne valablement aux Etats-Unis elle doit payer les Juifs : qui, les banques ? l’Etat d’Israël, dès lors qu’elle est de constitution antérieure à la shoah. Quand elle est postérieure, vg. Airbus, d’autres moyens – parfaitement juridiques – sont trouvés pour l’éliminer. Sarkozy est en vacances sur ce sujet-là. A deux générations près, à pas cinquante ans, il allait au crématoire mais par les chemins de fer grecs.

début d’après-midi

Elle a présidé le comité de soutien de la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en 2007, elle est, juste après Yannick Noah, paraît-il, la préférée des Français. Beaucoup la considère comme une icône. J’ai fait campagne contre sa candidature à l’Académie française au fauteuil de Pierre Messmer, puisqu’elle n’est ni de la France libre ni du gaullisme Cinquième République, et surtout qu'elle ne les aime pas. Elle m’avait reçu en 1996 quand l’Abbé Pierre se débattait dans l’ « affaire Garaudy » et le révisionisme. On ne l’a pas encore entendue sur les projets et les déclarations de ces jours-ci faisant florès depuis le discours de Grenoble.
Chère Madame, comme beaucoup de Français – d’autant qu’après Yannick Noah, vous êtes leur préférée – j’attends votre réaction au discours de Grenoble, et à la succession de déclarations et de projets qui en découlent. Attente d’autant plus que vous avez présidé le comité de soutien à la candidature de l’actuel Président de la République, et que je garde dans le cœur – avec reconnaissance – nos échanges autour de l’Abbé Pierre, c’est-à-dire à propos de toute mentalité eItaliquet expression racistes.
Veuillez agréer, Madame, l’expression de mes hommages sincères.
Attentivement vôtre. Bertrand Fessard de Foucault


soir

Le Monde que je reprends maintenant presque chaque jour, est très bien fait. Avait-il décroché ? comme moi-même j’avais décroché, ne m’alimentant plus que par la radio et les dépêches de l’A.F.P., me faisant donc mon opinion tout seul ou presque. C’est ce que je continue de faire et de vivre – vivre son époque à défaut de la faire – mais à un degré plus élaboré puisque je réfélchis sur les nouvelles, mais lis une première mastication. Ainsi, l’enquête de Leparmentier (Le Monde daté du samedi 7 Août) m’apprend et enrichit ce que ej constatais par moi-même. NS guettait quelque chose pour avoir revanche des régionales, était-ce vraiment le souci de retrouver son thème initial : la sécurité (à noter qu’ils auront été trois à bâtir leur personnage là-dessus, Pasqua, l’impétrant et après lui, téléguidé ? une biographie qui a dû peu se vendre, parut peu après l’élection, celle de Hortefeux, « l’homme du président »). Il y aurait eu dans les semaines précédant l’affaire de Villeneuve beaucoup de signaux remontant vers l’Elysée, et aussi concernant les Roms. qu’on avait commencer de faire déguerpir. Selon l’enquêteur, un discours dont on guettait l’occasion de le faire, qui a été très travaillé mais secrètement, Hortefeux pas vraiment dans le coup et pas à la plume. Guaino, refus ? ou ne pas le mettre mal à l'aise puisqu’il se revendique « séguiniste » n’en est pas l’auteur mais Cédric Gpubet dont le nom me dit quelque chsoe, signataire d’accusé de réception au début du quinquennat et un Maxime Tandonnet dont je n’avais pas entendu parler. Maître d’œuvre, notamment pour la décision de virer le préfet de l’Isère et de le remplacer par un policier : Claude Guéant. Idée de la prise de parole dès le 23 Juillet, puis date reportée pour laisser se faire l’enquête. Possible antagonisme qui croîtrait entre Guaino et Guéant, mais le premier n’est pas de force, et fait donc le dos rond. J’apprends aussi, mais je l’avais noté il y deux ans dans de vieux numéros du Point : le politologue-maison : un Patrick Buisson venant de Minute et de Valeurs actuelles. – Le reportage-enquête à Grenoble montre le désarroi de la municipalité (socialiste) bien avant les faits.

Les conclusions ne sont pas tirées. Le journal met à la disposition son appareil critique, ses éventuelles investigations mais laisse son lecteur. Ainsi suis-je devenu « gaulliste » en lisant mon journal qui ne l’était et ne l’es toujours pas, même rétrospectivement, sans dout parce qu’il n’aime aps les personnes, en tout cas ne le laisse jamais paraître (la relation quasi d’affection de Jacques Fauvet pour Michel Debré, n’a jamais transparu dans un éditorial de JF). Le crible-même du journal faisait mieux paraître le Général.

Entre le PS et Sarkozy, le match est équilibré. Le PS a relevé aussitôt l’affaire Woerth mais a parlé là-dessuis de manière assez plurielle pour ne pouvoir être taxé de « chasse à l’homme », c’est la tentative de victimisation de la cible et de l’UMP, ce n’a pas été le fait ni de la presse, travaillant à mesure des procédures judiciaires ou des confidences des protagonistes. Mais l’opposotion de gauche n’a pas eu la peau du ministre des retraites et semble ne plus espérer l’avoir, sauf fait nouveau : l’affaire des droits de succession de César n’a pas pris. Le discours de Grenoble devait camper quelqu’un d’efficace face aux donneurs de leçons et autres idéologues ans références que désastreuses. Sarkozy n’y a pas réussi. De même que Michel Sapin a été excellent dans l’affaire Woerth, Daniel Vaillant l’est à propos de sécurité. Surtout, la tactique électorale – douteuse d‘effet auprès des voix du Front national (votez tout de suite Nicolas qui sera vous au pouvoir, tandis que si vous votez Marine, qui n’a aucune chance d’être élue, vous aurez Martine) – peut couper la majorité en plusieurs tronçons.

Deux conséquences de ces querelles. Le PS se lance dans un jeu complexe – qui il est vrai fut celui de la droite pendant le premier quinquennat de la gauche – si nous l’emportons, nous déferons tout ce qui a éét fait entre 1981 et 1986. En l’occurenece, le PS s’engage à revenir à la retraite à soixante ans et vient de faire de même, par avance, sur les déchéances de nationalité. L’autre consquence est que ‘lensemble de la question sécuritaire ne peut se traiter que consensuellement entre gauche et droite, et que l’ambiance économique : chômage ou expansion est décisive. Bien entendu, le service national à rétablir.

Un papier d’une Stéphanie Le Bars sur l’attitude de Benoît XVI à propos de la pédophilie, en rupture avec celle de Jean Paul II, montre que je n’ai pas été le seul à estimer que l’acte de naissance du pontificat en cours, date de cette crise : de la lettre aux Irlandais, très précisément. C’est avec le recul que le départage entre le charisme – certain – de Jean Paul II et ses écrits, dont certains ssont tirés à la ligne et médiocres, voire à côté de la nécessité : tout le domaine économique et une bonne partie du social, trop marqués par la sensation de délivrance du Polonais vis-à-vis des dictatures marxistes et de l’économie centralisée. En gros, les anciens collaborateurs de Jean Paul II défendraient une certaine loi du silence que Benoît XVI a nettement voulu renforcer : laisser les tribunaux civils faire leur travail. La journaliste observe que cela peut retarder la béatification de Jean Paul II. Plusieurs choses, à mon sens ?. La sainteté n’a pas besoin d’un label de l’Eglise, chacun peut en reconnaître dans son entourage, j’ai les miens, le mien surtout, un moiner que j’ai accompagné pendant une douzaine d’années, mort le 29 Novembre dernier et dont j’attends beaucoup. Il me donne le second point : ce qui importe dans une vie, ce n’est pas sa littéralité, souvent inimitable intransposable et pas exemplaire directement, ainsi chaque pape a été aussi sinon surtout perçu dans sa génération comme un homme politique, même si cet homme avait, fonctionnellement, une grande autorité morale. Il s’ensuit qu’on canonie et donne en exepmple une relation à Dieu, une vie spirituelle, pas forcément une œuvre et encore moins une vie publique. Le départage n’est pas facile à faire, mais il est indispensable pour que les chrétiens s’ils veulent honorer des saints ne se voient pas proposer ou des personnages qui divisent (le fondateur de l’Opus Dei) ou d’autres n’ajoutant aux outils spirituels. Ainsi, justifie-t-on la béatification des parents de Thérèse de Lisieux, par l’avantage qu’il y a à montrer aux laïcs que la vie de couple peut être sanctifiante. Pas besoin de certificat, surtout pour un chrétien. Il est certain que Pie XII et Jean Paul II ont eu une vie spirituelle et un rapport à Dieu, proches du surnaturel, mais la courbe publique de chacun, son administration de l’Eglise en son temps ?

L’anniversaire d’Hiroshima. Il apparaît de plus en plus que c’est la manifestation – il est vrai la plus systématique - de ce que depuis les Etats-Unis ont pratiqué et accentué à la guerre : les procédés, le non-respect de l’humanité concernée. L’Irak, l’Afghanistan après le Vietnam. Tarek Aziz, qui s’en est tiré avec quinze ans de prison, communique sa désapprobation du prochain départ américain de son pays et fait l’éloge de Sadam Hussein : ils laissent un pays détruit alors qu’il était en marche. Ce sera pis encore en Afghanistan, puisqu’Obama n’a pu avoir l’appui du Pentagone )à son élection que par l’engagement dans la « priorité afghane ». Dans ses mémoires que j’ai mais n’ai pas lu, Einsenhower soutient qu’Hiroshima n’était pas militairement nécessaire. Qui a convaincu Truman, puisque Roosevelt (selon JJSS) ne voulait qu’une démonstration à laquelle des observateurs japonais auraiebt été invités ? Marshall ? forcément antagoniste d’Eisenhower. Sur les deux théâtres actuels, plus de pertes aujourd’hui qu’au début de l’occupation, et surtout : pas de démocratie. Hamid Karzaï élu sans concurrent, Bagdad sans gouvernement – à vérifier – depuis les élections au Parlement, six mois ?

[1] - Osée II 16 à 22 ; psaume XLIV ; évangile selon saint Matthieu XXV 1 à 13

dimanche 8 août 2010

Inquiétude & Certitudes - dimanche 8 août 2010


Dimanche 8 Août 2010

Prier…[1] un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. Matériellement, je sais ce que c’est, les garde-meubles qui dispersent ou vendent ou brûlent prétendûment, les valises qui s’égarent et se dépècent, les feutres kazakhs qui sont mangés, troués, digérés par des insectes invulnérables. Comme les puces, les mites ne se détruisent pas statistiquement. L’accumulation de ce que je considère au stade du projet-désir puis à la première entrée en possession, je sais ce que c’est ; certains corps humains, certaine gloire sociale sont du même ordre dans ma vie, dans toute vie. L’enfance commence par déclarer ses propriétés, toutes reçues, le vieillissement décape, il ne relativise pas, il concentre, enfin il faut choisir. C’est un évangile du soir de vie ou d’une vocation précoce (quoique rapportée à l’heure de notre mort toute vocation est précoce, et à celle de notre naissance biologique, toujours tardive). Mais le Nouveau Testament est d’abord relationnel… ce n’est pas seulement le conseil de Jésus-Christ, c’est notre situation, même et surtout si nous sommes incroyants : nous sommes comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. L’évangile ne connaît de domesticité que nombreuse ou bien le Christ et les siens sont servis dans l’intimité, la belle-mère de Pierre, Marthe tandis que Marie écoute, Jésus seul aux pieds de chacun de ses disciples… et les portes – même pour le maître qui dut passer par la croix – ne s’ouvrent que de l’intérieur. Ainsi du Royaume des cieux, pas d’effraction. Il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. – Paul est vraiment un géant, participant à la messe de ce jour hier soir, j’écoutais. Paul donne l’entier de la théologie chrétienne, il ne l’invente pas mais la développe à un point que nous ne surpasserons pas. Mais Jean témoigne de ce qu’il a vu, et de ce que spirituellement, intimement, par inspiration et grâce mystique insignes, il vit. Lui reposant la tête sur le cœur du Christ. Paul l’enseignant-type et complet car il fait aussi de son auto-biographie un instrument. Il ne donne pas tant de l’apologétique que la combinaison d’une science, d’un travail – en sus de celui de ses mains pour n’être à la charge de personne – avec la complète réception des Ecritures de son éducation et de sa formation réinterprétée (Philippe et le domestique abyssin) par le Christ-même survenant pour lui sur la route de Damas. A la jonction de la vie courante et de la recherche de Dieu : la foi est le moyen de posséder déjà ce qu’on espère et de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Abraham, notre ancêtre dans la foi – savons-nous – ne consent à l’impossible que par la foi : il pensait en effet que Dieu peut aller jusqu’à ressusciter les morts : c’est pourquoi son fils lui fut rendu, et c’était prophétique. … La nuit de la délivrance pascale avait été connue d’avance par nos Pères ; assurés des promesses auxquelles ils avaient cru, ils étaient dans la joie. Ainsi soit-il !

après-midi

« People », c’est le racisme moderne. S‘exhiber, ambition des ados. en télé-réalité : comble pour les « grands » de ce monde ou de notre pays. Les ministres-femems et leur grosesses, le compagnon qu’on affiche, vg. Lagarde en couverture de Match. Chez nous, cela va jusqu’à figurer dans un film de Woody Allen, mais Michelle Obama en Espagne avec sa fille aînée : le roi, etc… le voyage officiel. Il est vrai que nous avions reçu très officiellement la mère du président Roosevelt peu après son élection en 1932. Et il y a des spectateurs pour l’exercice. Les arrivistes d’un côté, le reste de l’autre et dans ce reste la sous-catégorie des exclus, tandis que Michelle Obama parcourt l’Espagne, nous expulsons les Roms. Il y a donc une différence substantielle, des pauvres types à évacuer d’un côté, des personnalités à honorer de l’autre, ce n’est pas comparable ? mais si, ce sont des humains de part et d’autre de cette barrière du destin que la société actuelle ne cherche plus à corriger ou à atténuer comme le tentaient les précédentes : au contraire, elle magnifie les distances. Bien évidemment, le populisme n’est qu’un leurre. – Début de réplique : 44% seulement des Français affecvtionnent « le Tour » cycliste, et près de 66% des Français n’aiment pas le foot. – Obama et son dîner d’anniversaire. Le mariage de la fille (Chelsea) Clinton avec un Goldman Sachs : une véritable insulte à la tentative de mettre au pas les banques.

La Russie et son incendie, cela tourne à la catastrophe du genre nucléaire. La NASA aurait dit qu’aux Etats-Unis, cela équivaudrait à un incendie allant de la côte du Pacifique

La Jordanie et ses découvertes d’uranium, sa prétention à avoir ses entrales nucléaires révèlent la dogmatique soutenue par l’Amérique : Israël doit garder le monopole de l’arme nucélaire au Proche et au Moyen Orient, avec en sus… dispense de signer le traité de nonb-prolifération.

Popularité, sondage bi-annuel où triompha longtemps l’Abbé Pierre jusqu’à être rejoint et parfois dépassé par Zeidane. C’est maintenant Yannick Noah, depuis cinq ans. En second, il y aurait Simone Veil…

Ce qui frappe depuis le discours de Grenoble. D’abord, un lâcher les chiens ! Hortefeux et Lefebvre discourent à longueur de journée, l’un condamné pour racisme en correctionnelle et en rajoutant : le pauvre type avec plusieurs femmes dont l’une opportunément témoigne qu’elle a été violée après répudiation et dont l’autre s’était faite verbaliser pour conduire voilée sa voiture, est devbenu l’archétype, encore plus caricatural et insistant que les clips de Bruno Mégret, et l’autre attaquant sans relâche le PS pour que les électeurs sachent bien distinguer qui travaille à la sécurité et qui ne sait pas. Le problème est double. Sarkozy en huit ans n’a pas trouvé la ppanacée. Il nous faut consensuellement travailler à cette sécurité. Les sondages sont paradoxaux, car si la sécurité est un problème majeur pour une très forte majorité de Français, en revanche pas 15% d’entre eux se sentent personnellement en insécurité. Ce qu’il y a de réconfortant : Hortefeux, blond douteux, a vraiment le physique de ses convictions.

Je voudrais voir le visage, puis les destins, des aboyeurs régnant actuellement, quand Sarkozy aura perdu l’élection présidentielle. Blanc et Joyandet reprenant sans revenir devant leurs électeurs, leur si-ge de député, alors q’uils ont été virés ou ont démissionné pour indélicatesse. Ils n’ont aucune honte.

On ne parle plus des sujets d’il y a quinze jours : Woerth, retraites. C’est l’essentiel.

[1] - Sagesse XVIII 6 à 9 ; psaume XXXIII ; lettre aux Hébreux XI 1 à 19 passim ; évangile selon saint Matthieu XII 32 à 48



éteint

samedi 7 août 2010

Inquiétude & Certitudes - samedi 7 août 2010


Samedi 7 Août 2010


Prier donc…
[1] Jésus l’interpella vivement, le démon sortit de lui et à l’heure même l’enfant fut guéri. Alors les disciples s’approchèrent d Jésus et lui dirent en particulier : ‘Pour quelles raisons est-ce que nous, nous n’avons pas pu l’expulser ?’ Jésus leur répond : ‘C’est parce que vous avez trop peu de foi’. ¨Présomption des disciples qui se croyaient aussi « forts » que le maître, toutes nos présomptions et nos désespoirs-désespérances quand nous croyons pouvoir être guéris par les hommes, ou de nous-mêmes… Cette vision se réalisera, mais seulement au temps fixé ; elle tend vers son accomplissement, elle ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la ; elle viendra certainement à son heure. Alors que la Bible et Dieu ne sont que promesses de la vie éternelle, combien le temps et l’heure y comptent : Jésus dans sa vie terrestre, mon heure n’est pas encore venue. Et les annonces prophétiques. Notre espérance et notre foi s’inscrivent, se vivent dans le temps et en ont, en auront raison. Ainsi soit-il. Prière portée par la mémoire, l’affection et la vénération de ce moine, mort le 29 Novembre dernier.

matin

Alternative. La haine du Front national pour la gauche est encore plus forte que vis-à-vis de Sarkozy ; ce qui veut dire qu’au premier tour le Front national peut retrouver sa seconde place de 2002 mais, cette fois, tout à fait inédit, révolutionnaire, en éliminant le président sortant, car le PS – Martine Aubry – a désormais un paquet de voix œcuménique au premier tour, s’il sait s’y prendre en étant porteur de valeurs plutôt que de programme, et quelle meilleure deémonstration s’il prônait la proportionnelle pour tout ou partie de la prochaine Assemblée nationale. Dans ce cas, la victoire de la gauche est immense au second tour, mais le Front national est grossi d’une partie de l’UMP à ce second tour, son score bouge et un grand parti de droite, en fait d’extrême droite fait face à une gauche très foisonnante et encore plus plurielle qu’en 1997. Tandis que si Sarkozy est placé pour le second tour, il l’emporte à celui-ci, car il aura le report du Front national sur son thème de Grenoble. L’enjeu n’est donc plus le second tour, il faut éliminer Sarkozy dès le premier tour : ce me paraît très possible, et c’est dans cette perspective qu’il s’est placé, qu’il a cmpris soudain qu’il lui faut se placer. C’est un jeu terrible qu’il impose à la France, parce que – seconde branche de l’alternative – s’il gagne selon cette présentation, tous masques baissés et le discours de Grenoble faisant charte pour le second quinquennat avec bien entendu la poursuite du démantèlement de l’Etat et des politiques publiques, nous sommes un pays pratiquement totalitaire où le droit est subordonné et les valeurs raillées au nom du princope de réalité. La France avait frôlé le fascisme dans les années 30 et avec Vichy, j’entends par fascisme quelque chose de mal défini et que la référence à Hitler ou à Mussolini n’élucide pas totalement surtout avec le dépaysement chronologique et géographique. Disons que la France sera pour la première fois carrément gouvernée, tenue mafieusement, par l’extrême droite. Ce signifie enfin que quel que soit les résultats de 2012 et la personnalité de Marine Le Pen, il va y avoir une fusion de fait des électorats Front national-UMP, la seule question étant de savoir lequel des deux partis sera au second tour.

Il faut quand même revenir à cette analogie avec Hitler-Mussolini et des régimes aux valeurs anti-démocratiques, et – en Allemagne nazie, ce qui ne fut pas en Italie – racistes. Sarkozy est anti-démocratique et raciste, il n’a aucun respect pour l’Etat de droit et les procédures, il confond tous les pouvoirs en sa seule personne, et il tient deux réseaux, les grandes capitaineries financières, assez de politiciens pour avec les deux tenir l’Etat, le piller et terroriser les fonctionnaires ayant encore le sens du service public. Mais en revanche, il n’est pas nationaliste, il n’est même pas national, tout simplement parce qu’il n’a été élevé, éduqué ni au sens de la famille ni à l’amour de la patrie. Il est apatride et enfant sans père. Il aurait fait carrière n’importe où, il ne croit qu’à la débrouille et une débrouille qui n’est que culot. En ce sens, il est – je l’ai souvent répété – l’avatar de l’évolution qui, avec Chirac, a mithridatisé la Francede, mais il est surtout poussé au paroxysme ce à quoi aboutissent libéralisme, mondialisme, people et élctoralisme. La gloire, l’empire, la fierté nationale – pour le meilleur et pour le pire – avec les risques de guerres nationales ne sont pas son « truc », en revanche la guerre civile avec pour territoires les banlieues et la moquerie de tous ceux qui ont des valeurs, des convictions mais ne savent pas réussir selon ses réussites à lui, vise à une extermination aussi assassine que si elle était physique.

Et Sarkozy révèle – ce qui est bien le critère des régimes totalitaires – ce que certains d’entre nous peuvent devenir : c’était latent ces années-ci en déperdition du sens du bien commun et en cupidité, c’était devenu triomphant pour ce qui est de l’argent et des rémunérations depuis le printemps de 2007, mais c’est avec le discours de Grenoble que Sarkozy envoie les « siens » en mission, et à les voir et entendre se précipiter : Hortefeux, Estrois et Besson tout particulièrement, Chatel et Lefebvre avec Xavier Bertrand à la claque, on voit bien qu’il ty avait des natures et des tempéraments prédisposés à ce racisme et à un triomphant déshonneur de la France. Sans Hitler, il n’y aurait pas eu les camps de concentration. Sans Sarkozy, il n’y aurait pas eu les extravagances de ces semaines-ci. Il faut reconnaître au président régnant une grande habileté, puisque ce discours retenu depuis des années, une bonne décennie, il a su discerner instantanément l’occasion de le sortir enfin. Pourquioi Grenoble et pas Saint-Auignan, tout simplement parce que Grenoble est une métropole, que le maire y est socialits et que le préfet était normal et même très bien. Triple avertissement : la bataille sera urbaine, elle ridiculisera les socialistes et par avance le challenger du second tour, elle avertit que l’Etat et son personnel doivent être à la botte et adhérer à l’idéologie de l’Elysée. Le grand art est d’avoir pu enkyster la pétition raciste et de choisir les Roms. Sarkozy créé en carrière gouvernementale par Balladur : 1995, et cautionné (présidence du comité de soutien de 2007) par Simone Veil… on est dans le cas où le produit avilit la caution et le fabricant, les révèle même.

[1] - Habacuc I 12 à II 4 ; psaume IX ; évangile selon saint Matthieu XVII 14 à 20

vendredi 6 août 2010

Inquiétude & Certitudes - vendredi 6 août 2010



Vendredi 6 Août 2010

Prier…[1] je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard. Le second personnage identifié à Dieu le Père, mais cela fait dessin d’Effel (La genèse ingénue ou Il créa l’Homme et la Femme chez Denoël, auteur-dessinateur dans l’Humanité…). Quant au premier, figure du Christ, qui se nomme si souvent Lui-même, le Fils de l’homme et il ne dit pas Fils d’homme. Si la locution est la même dans le textes originaux, pourquoi traduire différemment ? si elle ne l’est pas, pourquoi dire que c’est une anticipation ? Cette discussion ne fait pas prier, mais ce qui est donné à ce second personnage, pas forcément par le premier, selon le texte qui ne le dit pas, c’est sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. Et Pierre commente, témoin oculaire de la Transfiguration et dont l’étonnement, le balbutiement sont nôtres ce qui résoud tout, y compris mon énigme d’exégèse puisque le Christ est personnellement contemporain de Moïse et Elie avec qui Il s’entretient, les deux « testaments » de la Bible sont strictement contemporains au sens spirituel et se recoupent constamment dans leurs textes, c’est volontaire dans le Nouveau et prophétioque, inspiré dans l’Ancien : la Transfiguration, dévoilement de l’éternité ne montre pas le Christ seul, mais au contraire avec les deux piliers de la révélation, humainement commencée avant Lui (la vision n’est pas celle du patriarche, la Trinité d’une part alors que pour le Christ, les deux homme qui s’entretenaient avec lui sont nommés : c’étaient Moïse et Elie, apparus dans la gloire et d’autre part les hôtes d’Abraham arrivent ensemble et sont quelconques, divination encore plus perspicace) La vision de Daniel, montre le Vieillard et le Fils d’homme encore plus entourés : Des millions d’êtres le servaient – le Vieillard – des centaines de millions se tenaient devant lui. Pierre donc, comme au jardin des Oliviers et avec les mêmes Jacques et Jean, sommeillent quand le Christ prie, mais se réveillant, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés ? Ces derniers s’en allaient, quand Pierre dit à Jésus : ‘Maître, il est heureux que nous soyons ici ; dressons ici trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie.’ Il ne savait plus ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur, lorsqu’ils y pénètrèrent. Et de la nuée, une voix se fit entendre : ‘Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le’. Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul. Le message est double et complète celui – apocalyptique – de Daniel et plus tard de Jean, sur la royauté du Christ (pancarte qui n’est qu’à moitié erronnée sur la croix du supplice). La passion est annoncée et commentée par le Christ autant aux à Moïse et à Elie qu’aux disciples. Le Christ est bien Celui sur qui nous reposer : cette voix venant du ciel, nous l’avons entendue nous-mêmes quand nous étions avec lui sur la montagne sainte. Et ainsi se confirme pour nous la parole des prophèyes : vous avez raison de fixer votre attention sur elle… c’est Pierre, c’est l’Eglise qui l’attestent. L’icône est complète, les deux Testaments, l’Eglise et son peuple, la Trinité. Décor, si je puis écrire : la montagne, la nuée, la lumiète intense, la nuit la plus obscure, le silence de la prière du Christ et du sommeil des disciples, la gloire et la banalité. Toute notre vie dans sa réalité escathologique. Dont la mort nous donne – celle des autres que nous pleurons mais glorifions aussi – un avant-goût, grand événement pour chacun que sera la nôtre.

matin

Sress… la France entière va l’être encore plus maintenant que chacun, ou presque subit le chômage ou sa crainte, les rappels d’impôts, l’amputation à venir des retraites, mais dans l’immédiat, ce sont… les préfets. Pour ne aps se faire virer, ils vont chacun multiplier les descentes de police, les évacuations, les reconduites à la frontière, rivaliser de zèle et de communication, passer la nuit dans les « quartiers »… et par conséquent attendre 2012 et l’accalmie. Je pense que des problèmes de conscience vont se poser et que le corps préfectoral dans son entier va souhaiter la fin d’un tel règne.

soir

La honte et l’inqualifiable. L’évacuation et les procédures d’extradition et expulsion, les Roms de Saint-Etienne. J’ai couriellé à l’évêque de Belfort, co-signataire avec celui de Vannes : Nous entrons dans une double horreur : celle vêcue par ces pauvres gens - et celle de la honte que je ne suis certainement pas seul à éprouver. On nous bassine sur ce que la génération de nos parents ont toléré de Vichy qui était sous la coupe allemande : Drancy et le Vel'd'Hiver, et... maintenant, en temps de paix et soi-disant en Etat de droit. Ci-joint, AFP (le sondage ad hoc du Figaro) - il est vrai que les préfets vont rivaliser de descentes et d'expulsion pour ne pas se faire virer eux-mêmes comme à Grenoble - intervention avant l'aube, ce qui est contraire au droit élémentaire et certainement pas de mandat d'un magistrat, ni de constatation préalable d'un trouble à l'ordre public.

Michel Rocard sauve l’honneur, pas encore d‘autres répliques. Etonnant aussi que la Roumanie ou les pays d’origine ne réagissent pas entre Etats membres de l’Union, notre comportement est insultant.
Les incendies en Russie… c’est le processus de Tchernobyl, la dictature rend le pays inapte à surmonter les catastrophes. Poutine a tout centralisé et va probbalement payer cela à sa tentative de réélection présidentielle.

[1] - Daniel VII 9 à 14 ; 2ème lettre de Pierre I 16 à 19 ; psaume XCVII ; évangile selon saint Luc IX 28 36

jeudi 5 août 2010

Inquiétude & Certitude - jeudi 4 août 2010


Jeudi 5 Août 2010

Prier…[1] le lien que font les évangélistes entre les professions de foi de Pierre, parlant au nom de tous les disciples et l’annonce réitérée de la passion. Comme si à chacune des prises de conscience, par les Apôtres sous l’inspiration de l’Esprit-Saint, de la divinité de leur maître doit correspondre l’épreuve de la foi par la perspective d’une mise à mort humaine. C’est sur ce doublet que se fonde et refonde l’Eglise : Tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise. Avec deux corollaires, les promesses d’insubmersibilité et la mission du magistère. C’est tout à fait clair. La puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du Royaume des cieux. A l’homme de pouvoir et de doute, Pilate, Jésus ne répond pas sur sa qualité et encore moins sur sa nature divine, mais aux Apôtres si. Ou plutôt Il les fait répondre à sa place et « valide »… Délicatesse du Christ, analogue à celle du processus des miracles, en apparence c’est le miraculé qui opère lui-même sa guérison : Que tout se fasse comme tu le veux ! Mais cette lumière et cette puissance ne nous sont pas propres, elles nous sont données : Va, ta foi t’a sauvé ! Heureux es-tu… ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. A la racine, le processus de la foi qui nous reste mystérieux : grâce, liberté, don, accueil, tout le dialogue qui n’a pas de réplique et si peu de points d’interrogation est là : don mutuel de Dieu à l’homme et de l’homme à Dieu. La Création avait-elle une autre fin que cet échange d’amour entre créateur et créature ? car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands, déclare le Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés. Ainsi soit-il !

soir

Mon journal – Le Monde depuis Septembre 1960, j’aime à le répéter (Jean Maheu, mon maître de conférence : politique et économie, en année préparatoire…il faut lire Le Monde quotidiennement, il coûtait alors vingt centimes de nouveau franc et un de mes plaisirs autant qu’orgueils est d’avoir gardé à mesure et relié pendant vingt-cinq ans, la Grèce et le Portugal s’y prêtaient en art et prix) – Le Monde donc a choisi son cap pour 2012 ou avant. Il me semble que c’est récent, mais c’est bien articulé. L’éditorial et les articles se répondent bien. Mise en pièces quant au contenu de la politique menée ou reniée, de Sarkozy. Pas le comportement, pas les textes de discours, mais l’action financière, budgétaire, fiscale, sociale. C’est calme, précis, assassin : une politique totalement entravée et revenant, point par point, sur les promesses, « mesures-phares » et même tentatives de ces trois ans. C’est ce que parlant à trop de voix, le PS – sauf Michel Sapin – ne parvient pas à dire. Il est vrai que l’alternative est difficile : critiquer systématiquement ? ou devenir crédible par un programme et des mesures qui nes eront aisées à défendre qu’au pouvoir, le putatif est vulnérable.

Ce que je reproche à Sarkozy n’est pas le détail des mesures qu’il prend, quoique pour l’essentiel ce soit du mépris pour l’eistant, pour le souhait des Français et de la casse, ce n’est pas le ridicule de certains de ses discours en attitude physique, ce n’est pas même la confusion des fonctions et l’accaparement de la communication qui caractérise sa manière d’exercer la présidence de la République, non. Je reproche à Sarkozy de déformer l’esprit des Français. Un peu celui du grand nombre dont la tolérance était imprévisible au point où nous en sommes, et qui peut d’ailleurs piéger le pouvoir régnant qui certainement parie sur la tranquillité physique : les violences sont pain bénit pour Sarkozy puisqu’elles sont traitées en termes des écurité et selon la désignation de boucs émissaires, mais la vraie violence qui n’est pas coups aux personnes et voitures brûéles, mais qui est un pays bloqué par la grève générale, par une quasi-unanimité des Français dans l’approbation d’une leçon à donner à un pouvoir qu’ils ressentent comme leur étant hostile : cas d’école Novembre-Décembre 1995, car la grève générale de 1936 n’est pas orientée contre le nouveau gouvernement, celui du Front populaire, mais contre le patronat de classe à classe, et celle de 1968 n’est pas dirigée contre de Gaulle et en vue de son abdication, mais pour obtenir quelque chose et de fait beaucoup sera obtenu en 1968 et arraché en 1936. L’automne de 1995 qui ne se réédita pas en 2007 fut vraiment la contestation d’une idéologie qui commençait de se dire et qui triomphe aujourd’hui.

Mon reproche n’est pas d’abîmer la France, elle ne s’abîme que si les Français consentent à cet exercice du pouvoir, à ces constants abus de droit et de fonction, à ces atteintes aux droits de l’homme. La France n’est pas actuellement conforme à son image dans le monde ni aux yeux de beaucoup de Français, mais c’est une querelle d’image, d’évaluation, de sentiments. Tandis que le fait majeur de ces années-ci, c’est que nous acceptons d’être méprisés par le pouvoir, que nous soyons continuellement rappelés à l’ordre et catéchisés comme si nous manquions de maturité et de courage. Une des forces du général de Gaulle – non calculées, mais traversant tous ses gestes, ses discours et ses paris, à commencer celui de Juin 1940 et qui explique le referendum d’Avril 1969 – était la confiance qu’il avait non seulement en la France, une logique du miracle, de l’histoire, de la cohérence d’une figure voulue par beaucoup (et qui fait du patriotisme français un patriotisme particulier, qui n’est pas fondamentalement nationaliste, et encore moins « impérialiste », confiance qu’il avait autant dans les Français. Et il félicitait les Français, surtout au début de son principat. Il savait dire qu’il ressebtait l’adhésion, l’accompagnement, l’attente. Aujourd’hui, il n’y a que tolérance. Le repoussoir à gauche faisant voter à droite n’est pas nouveau, il n’a d’ailleurs pas sa symétrie. La droite vote pour empêcher la gauche mais la gauche se vote par pure espérance. Positivement donc. Au grand nombre, Sarkozy inculque la tolérance, il y force, c’était latent du fait du chômage oprovoquant le quant à soi dans l’entreprise, ruinant le syndicalisme par l’individualisme (ce qui se vérifie asusi en politique, les carrières gouvernementales de quelques socialistes, non des moindres comme le secrétaire national à l’économie en 2007, le député-maire de Mulhouse ou prochainement Jack Lang. Mais la tolérance des Français n’est âs seulement vis-à-vis de la personne du président, de ses extravagances du genre de son mariage, de sa présence en pleine nuit rue Mouffetard et ailleurs pour regarder tourner sa troisième femme et énième maîtresse : Lola Montès et le roi de Bavière dans les années 1840. Elle est vis-à-vis de l’entourage et des soutiens, car Sarkozy a imposé à une majorité parlementaire et à des ministres, dont la plupart avaient une carrière antérieure à 2007, des cvomportements à l’unisson et au suivisme qui n’ont de précédents – en temps de paix – qu’ailleurs, les années 1930 de fascismes qui avaient quand même pour excuse le charisme indiscutable du chef : ici et maintenant, on ne le vérifie pas même. En fait, les Français tolèrent ce que les premiers mois du quinquennat ne laissaient pas encore prévoir : un régime mafieux, de copains s’entre-décorant, gagnant énormément d’argent sur les dépouilles de l’Etat, du patrimoine national, des acquis sociaux.

Il y a pire. Nous tolérons l’analyse que Sarkozy fait de nos régimes, ceux qui nous structurent, la Constitution, la sécurité sociale, le droit et la procédure pénale, la séparation des fonctions (ainsi la suppression du juge d’instruction et l’extension donc des prérogatives du parquet dépendant de l’exécutif ou la mise de la gendarmerie à la disposition du ministre de la police, l’ensemble du renseignement tenu à l’Elysée, le retourd ‘un ministre à son banc de parlementaire s’il était membre d’une assemblée avant d’entrer au gouvernement). Il est même apparu une grille de lecture nouvelle avec l’insistance de dater de cinquante ans à peu près tout : un pouvoir qui n’a jamais été aussi réformateur depuis cinquante, une avancée démocratique comme pas depuis ci,nquante ans, l’échec des politique d’intégration menées depuis cinquante ans. Bien entendu, ces pétitions ne résiste pas à la chronologie, mais elles désinforment les Français déjà mal enseignés de leur histoire : il est vrai que depuis de Gaulle chacun de ses successeurs a tout fait pour le minorer. Nous sommes expropriés par celui que nous avons élu, et je n’écris pas cela en pensant à cette ouverture de deux catégories de Français. C’est ce discours depuis 2007 en antiphrase, cette pétition démocratique, cette ambition d’être irréprochable et exemplaire, alors que nous vivons le contraire comme jamais…

Si l’on regarde les choses avec le recul ou rapidement pour la France puis pour l’Europe, elles peuvent se schématiser ainsi.

La France a su changer, c’est-à-dire renoncer à des axes d’un siècle qui étaient notre empire colonial et notre antagonisme avec l’Allemagne. Nous sommes redevenus indépendants vis-à-vis de nous-mêmes au début des années 1960, après une vingtaine d’années particulièrement douloureuses, la défaite en duel avec l’Allemagne, deux gueres coloniales perdues. Ces années n’ont pas été perdues puisqu’elles ont vu notre consensus pour la « planification souple à la française » (le Commissariat au Plan), l’aménagement du territoire, les gestions sociales tripartites , la paix scolaire. Sur ce socle a été bâtie une nouvelle Constitution, et surtout sa pratique : deux pratiques ont eu leur cohérence, celle d’un engagement constant de la responsabilité populaire du président de la République ou celle d’une interprétation restrictive du suffrage universel permettant au président de la République de ne pas démissionner quand bien même il perd la majorité parlementaire. La bipolarisation de la vie française n’est qu’épisodique : le centre et l’extrême droite n’ont pas la discipline de vote quand ils sont devancés qui était celle des communistes. Les dérives ont été incarnées par Jacques Chirac : tentative de réintégrer l’O.T.A.N. ce qui aurait eu lieu dès 1998 si la gauche n’était pas revenue, à l’improviste ; au pouvoir – privatisation plus que la gauche n’avait nationalisé – abrègement de la durée du mandat présidentiel avec coincidence des votations pour l’Elysée et pour le Palais-Bourbon ce qui incline vers une implication accrue du président en vue d’une réélection plus rapprochée dans le temps qu’avant et une irresponsabilité politique paradoxale puisqu’elle jure avec cette implication. Irresponsabilité inscrite dans les textes du fait de la situation scabreuse de Jacques Chirac mais il a fallu, opportunément pour lui, l’occasion de nos réserves à la compétence de la Cour pénale internationale, mais surtout dans les esprits : on ne veut plus de referendum et si on le perd, ce qui est un désaveu bien plus net que des législatives décevantes, on demeure en place de même qu’une dissolution (prérogative exclusive du président de la République, sans contreseing) sans résultat n’a pas été suivie de démission.

Le caractère mafieux de l’équipe gouvernante n’était pas l’absolu de la présidence de Jacques Chirac, c’est le trait essentiel du système actuel : le recel et le trafic d’influence, la corruption au moins mentale sont la sociologie de l’actuel pouvoir. Mais Sarkozy introduit deux nouveautés – que je considère dramatiques.

La communautarisation de la société française ne date pas de 2007. La politique d’Israël d’autant plus défendue qu’elle est indéfendable – malgré la shoah et malgré la nécessité de sécurité d’un peuple pas admis dans son retour en terre ancestrale – a fait naître dans les années 1970 la première des communautés ; celle des Juifs, sur une base complexe et pouvant ressembler à une binationalité militante, des Français soutenant Israël, s’en sentant solidaires encore plus que de la France. Ni les Noirs, ni les beurs et Maghrébins n’ont formé à ce point une communauté. Le seul précédent possible serait les protestants, mais parce qu’ils se sentent une minorité et qu’ils se sont organisés de longue date pour militer avec force en tolérance, en laïcité, en apaisement de la vie politique, en éthique de la finance. Les pouvoirs publics, spécialement Jacques Chirac depuis son discours anniversaire de la rafle du Vel-d’Hiv, marchandé sans doute pour son élection présidentielle, sont depuis une quinzaine d’années à flatter cette visibilité d’une communauté juive en tant que telle : la classe politique entière a deux rendez-vous annuels (Roland Garros étant plutôt celui des attachés de cabinets ministériels) : le dîner du C.R.I.F. et le salon de l’agriculture. Une catégorie d’électeurs bien déterminée. Mais cette communautarisation, en elle-même contraire à toute la dialectique bimillénaire faisant la France par des Français directement et sans communauté ou région ou classe en intermédiaire, n’avait jamais que psitive : elle s’est formée spontanément et peut-être parce que l’assimilation de ses membres à la communauté nationale ne fait question pour personne, Juif ou non-Juif. Le discours de Grenoble va probablement être celui que retiendra l’historien du quinquennat de Sarkozy : parce qu’il désigne une communauté à l’opprobe contrairement au droit positif et à tout l’humanisme français, à toutes les constructions jurispudentielles, au bon sens enfin, il provoque une critique transcendant les définitions de la participation à la politique et bien entendu les « clivages droite-gauche ». A tel point que cela pourrait faire reculer les communautarismes grandissants si ceux-ci sont de fondement ethnique. La nature de la protestation et de la critique est un crible imprévu de la sincérité des paroles publiques, les partis disent moins bien et moins fort leur réprobation que les associations. L’Eglise catholique, très mesurée depuis le milieu des années 1970 après avoir un temps prolongé els échos de 1968 (contestation de la force de frappe par l’épiscopat en 1973, thème de gauche s’il en était à l’époque), est aujourd’hui en flèche.

L’autre nouveauté du pouvoir actuel par rapport à ceux qui l’ont précédé est son désintérêt pour un progrès de l’unité européenne. De Gaulle militait pour une expression politique de la Communauté des Six. Georges Pompidou ne savait comment faire avec l’Angleterre et François Mitterrand avec l’Allemagne, ce qui donna le signal des élargissements et donc d’une jurisprudence qu’on ne peut refuser à quiconque et qui était dans la lettre des traités, mais la France avait su faire prévaloir jusqu’en 1969 que l’ « européanité » d’un candidat ne suffit pour qu’il soit admis, il faut le vouloir et la capacité des disciplines communautaires, dont la volonté d’identité politique. Jacques Chirac ne quittant pas l’Elysée en Mai 2005 ne sut pas faire du non populaire un atout français à Bruxelles pour une révision forte de cerains aspects de la construction européenne : en fat et bien avant la crsise mondiale de ces deux années-ci, le libéralisme, la déréglementation et le mondialisme. Depuis 2005, la France fait semblant mais elle n’a plus d’ambition européenne, Sarkozy cherche simplement dans quelque enceinte que ce soit, l’occasion de la présider et de paraître messianique dans l’ordre de compétences de cette instance, voire d’en réclamer l’extension. Le traité de Lisbonne est mauvais et alors que la crise aurait dû pousser au fusionnement des économies et des budgets et à l’émergence d’une institution politique pure, chaque Etat fat ce qu’il peut ou ce qu’il veut, à commencer par nous. Et l’Union européenne fonctionne pour l’essentiel dans la concertation inter-étatique. Nopus n’inspirons plus la construction, d’ailleurs elle n’est plus du tout inspirée. – Je compte entreprendre le président de cinq semestres sur la réforme des institutions, essentiellement ce qu’il est, et sur une projection essentiel de l’Union : la relation avec l’Afrique, ce qui fait tout traiter, du fonctionnement interne de l’Union aux options libérales selon l’O.M.C.

nuit

C’est Le Figaro qui publie le sondage qu’a fait faire – de toute évidence l’Elysée, selon des procédures et des budgets déjà analysés par Le Canard etceux qui voulaient une commission parlementaire d’enquête là-dessus. On est bien donc devant l’utilisatioon d’un des instruments du poucvoir régnant pour continuer de régner. – Sur cette lancée, le rétablissement de la peine de mort deviendrait possible : un referendum constituant serait gagné. Sarkozy y songe-t-il ? ce serait la conclusion logique et de son discours à Grenoble et de ce sondage. – Si ce sondage reflète l’opinion, alors notre empoisonnement et notre régression zélés par Sarkozy, sont constatés. C.Q.F.D. ?

Je ne crois pas du tout qu’il faille que la gauche réponde sur le terrain sécuritaire pour y retrouver son électorat. On a avoir en deux ans une cascade de faits divers et d’émeutes montrant l’échec on seulementy de Sarkozy I (2002-2010) mais de Sarkozy II (2010-2012). Si la gauche retrouve le pouvoir, et si elle sait gouvberner en suscitant le mouvement social, le problème de sécurité se résoudra doublement : moins de motifs à la violence, possibilité d’inventer les moyens d’éradication. Bien entendu, à la marge, Sarkozy croit avoir cette inventivité et charge uin ex-scialiste (Bockel) de la lui donner.

[1] - Jérémie XXXI 31 à 34 ; psaume LI ; évangile selon saint Matthieu XVI 13 à 23